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L'idéal au masculin

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MessageSujet: L'idéal au masculin Jeu 24 Mar - 20:06



Le manoir Calahan vide, bonheur à l’état pur, résurrection, bienêtre total. Peut-être que je me répète, j’aurai peut-être avoué un nombre de fois incalculables que ce manoir déserté de Calahan ne pouvait que le mettre de bonne humeur. Un poil égoïste pour tous les autres membres de la famille, mais ce trait de caractère se transmet de génération en génération. Surtout que les histoires familiales sont toujours les mêmes, à croire qu’elles stagneront jusqu’à la fin de leur vie. En revanche, je ne m’étalerai pas une fois de plus sur ce sujet si blasant, voire presque déprimant. A chacun sa merde.

Le plus jeune homme des Calahan avait passé l’après-midi entier en caleçon dans son humble et tendre demeure. (Voyez-vous cette joie tellement extériorisée). Et ce n'est pas parce que Mike a l'allure d'un homme totalement froid et distant qu'il ne pourrait pas se permettre de se mettre à l'aise tranquillement dans son coin. Ne vous y méprenez pas, Jared Jones lui avait trop bien appris à se dévergonder. Un peu trop tout de même. Un week-end parfait se présentait à lui. Minerve avait été, pour une fois, relativement clémente avec lui, et n’avait pas surchargé Mike de dossiers de dernière minute à étudier, comme d’habitude. A croire qu’elle savait vraiment tout sur tout le monde, ce qui lui aggravait son côté angoissant. Otthran et Minerve, les deux personnes que Mike ne se permettrait pas de blâmer de sitôt. Il leur vouait à vrai dire un culte. Des idoles à vrai dire. Et je pèse mes mots.

En parlant d’idole, n’oublions pas ce cher Cameron Evans. Etait-ce vraiment nécessaire de le rappeler ? C’est d’une telle évidence, et ce garçon a de la modestie à en revendre de toute manière. D’un autre côté, Mike se devait de le rappeler à tout bout de champs. Enfin, il se devait de se le répéter à lui-même afin de parvenir un jour, peut-être, à se rendre compte de la chance qu’il avait d’avoir un ami pareil. Et encore, le terme ‘ami’ ne convenait absolument pas. A vrai dire, il se refusait de l’appeler ainsi, c’était un terme qui s’était banalisé à cause de ces mortels, de tous ces êtres bénéfiques, tous niais à en crever. Cameron c’est Cameron. A quoi bon chercher compliqué. Cameron Evans est tout simplement l’homme parfait, à qui tout devrait réussir. Le contraire prouverait que l’injustice existe réellement dans ce bas monde. Confiance, respect, solidarité…toutes ces notions pouvaient définir leur relation. Pour être honnête, Mike tuerait quiconque se mettant sur le chemin d’Evans, donnerait sa vie sans aucune hésitation, se sacrifierait pour lui, serait capable de tout lui pardonner au final, mettrait sa vie en péril sans songer aux conséquences, pourrait se jeter dans le premier guet-apens du coin si cela s’avérait nécessaire. Et vous savez vraiment à quel point Mike était le dernier à faire ce genre de choses. Toujours à réfléchir avant d’agir, vous connaissez la chanson.

Autant sa relation avec Jones lui apportait tant de choses dans sa vie, autant Evans comblait le reste. Et le reste, c’est peu dire. Il ne pouvait en aucun cas comparer ces deux garçons, bien trop différents, aux caractères qui n’avaient rien à voir. Le gros bémol qu’il y avait pour Jones – si on peut parler de bémol – serait la date de leur rencontre. Mike connaissait Cameron depuis bien longtemps, pouvait quasiment anticiper ses moindres faits et gestes, ressentir ses moindres émotions. Et Evans est peut-être la seule personne qui savait s’y prendre avec Mike. Ce dernier n’a même pas besoin de le prendre avec des pincettes comme pouvait le faire cette chère Helena, qu’il apprécie énormément. Jamais sur la défensive avec lui, Cameron pouvait calmer Mike par de simples paroles si…Cameronienne.

Tout en sortant deux bouteilles d’alcool de son frigo, Mike ne cessait de se dire qu’il avait de la chance malgré tout. Il n’avait pas spécialement eu l’occasion (ou tout simplement l’envie) de lui avouer tout cela. D’une part, sa fierté en prendrait un coup, mais face à Cameron ce n’est pas ça qui le gênait particulièrement. Il estimait simplement qu’il n’avait pas besoin d’être si niais, de lui montrer qu’il s’avère être le pilier stable de sa vie et que beaucoup de choses reposaient sur ses épaules. De toute manière, Cameron devait le savoir, c’était quasiment sûr. Il n’avait pas besoin de lui en dire beaucoup, il comprenait Mike mieux qu’il ne pouvait se comprendre lui-même.

Combattant sans cesse toute autorité parentale, Mike quittait la cuisine pour les escaliers avec sa cigarette au bec. Un petit adolescent déjà plutôt bien grâce à l’alcool qui ne supportait finalement aucune autorité et qui s’amuserait comme un gosse à retourner la situation et à se poser en tant que victime si ses parents commençaient à s’énerver. Helena ne dirait sûrement rien, même si son visage en dévoilerait beaucoup. Et si elle disait quelque chose, Mike trouverait très vite une alternative. Et Zach…n’en parlons pas. Il n’avait aucun pouvoir sur son fils.

Regagnant les escaliers, se dandinant à moitié en écoutant la musique provenant de sa chambre, Mike manqua de faire s’entrechoquer les bouteilles. Il se hâta en souriant bêtement, non pas ivre, mais juste de très bonne humeur ce qui est particulièrement rare. (un privilège accordé dignement à cet Evans). Il poussa la porte de sa chambre avec son pied et avec une tête de winner.

« whisky, vin blanc mon amour de Dracula ? »

Peut-être très déplacé pour d’autres, très adéquate pour Mike. Cette remarque aurait pu vous couter un litre de votre sang si vous, personne ordinaire, auriez prononcé de fameux vampire. Cette histoire avait causé de sérieux problèmes et avait presque réussi à ternir la relation des deux garçons. Ayant mis davantage de temps à lui pardonner et à digérer toute cette histoire, Mike se permit de le nommer de la sorte. Ce qui montrerait d’un côté qu’il parvenait à plaisanter avec et qu’il s’y faisait. Il n’avait pas le droit de dire quoique ce soit sur la vie de Cameron (même si parfois il se permettait beaucoup de choses, dans le bien de son Cameron, évidemment). Il aimait cet homme, sous n’importe quelle forme inimaginable. Et puis, Cameron sait pertinemment que Mike ne chercherait jamais à le vexer, à le frustrer ou n’importe quelle autre merde du genre.

En tailleur sur son lit, toujours en caleçon, Mike commença à boire à la bouteille puis à la tendre à Cameron qui n’avait pas lésiné non plus sur la boisson. Un nouveau partenaire d’alcool ? Jones en ferait toute une scène.

« hé! J’ai pas oublié où t’en étais mon petit va. », avec un sourire allant jusqu’à ses oreilles avec ses yeux plissés il enchaina en se grattant ses bijoux de famille d’une manière très peu élégante ; « alors comme ça la belle sulfureuse Katherine te fait des avances au boulot ? » il tira une taffe et manqua de pouffer de rire bêtement « et ne nie rien, j’ai tout vu mon coco ! »

Son paquet de cigarettes restait posé sur son lit si toute fois Cameron en désirait une. De toute manière cela frustrerait Mike que ce dernier lui demande quoique ce soit. Cameron était autant chez lui que Mike l’était. La timidité n’avait rien à faire dans leur relation après tout. De même pour le silence. C’était peut-être le seul bémol entre les deux garçons ? A force de trop se comprendre les deux ne se dévoilaient pas plus que ça, estimant que cela n’avait aucun intérêt, que ce n’était pas nécessaire. Mais Mike n’était pas très partisan de cette idée, et comptait bien parler jusqu’à en crever avec Cameron.


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MessageSujet: Re: L'idéal au masculin Dim 27 Mar - 2:58

Cameron avait passé une bonne partie de la journée à ranger son appartement. C’était plutôt ennuyant comme activité, mais il fallait bien que quelqu’un le fasse…et ce ne serait certainement pas Leyla Evans qui prendrait de son précieux temps pour ramasser ce qu’elle laissait traîner derrière elle. Il semblait souvent à son frère qu’elle se prenait pour une tornade, tellement elle arrivait à tout déplacer en seulement quelques heures. La tendance obsessive du jumeau Evans pour l’ordre se retrouvait souvent bousculée lorsque le jeune homme arrivait dans l’appartement qu’il partageait avec sa sœur et qu’il constatait ce qui lui semblait être un carnage indescriptible. Cam avait des dizaines de petites obsessions et celle du ménage lui était venue à force de côtoyer un certain aveugle qui tenait à garder son appartement totalement en ordre.

Avec le temps, Cameron avait développé une certaine paranoïa de peur de déplacer la moindre chose chez Owen. En fait, presque tout ce qui avait concerné l’aveugle avait été relié à une surprotection maladive que l’ancien sorcier n’avait pas pu s’empêcher de développer pour lui. Quand il était avec l’aveugle, Cam le surveillait, observait tout ce qui se passait autour, comme s’il devait voir en double pour compenser le handicap de son ami. Le pire, c’était qu’il ne se rendait pas compte d’à quel point il était envahissant. Il lui avait fallu assez longtemps pour s’apercevoir que le handicap de son ami l’obsédait au point de lui faire oublier tout le reste chez Owen. D’ailleurs, après l’avoir réalisé et écrit dans un des fameuses lettres du soir où il était devenu vampire, Cameron n’était plus allé voir l’aveugle. Il avait réalisé qu’il ne faisait que reporter sur lui son envie de contrôler la vie de sa sœur. D’ailleurs, il ne devait pas vraiment manquer à Owen et c’était tant mieux.

Depuis qu’il était devenu un vampire, Cam avait moins de temps pour lui-même et, de ce fait, pour ses amis. Il se partageait beaucoup entre Minerve et Otthran, pour son travail et son entraînement. Cela avait de bon que le jeune vampire n’avait pas beaucoup de temps pour broyer du noir tout seul car, dès qu’il avait un moment, il essayait de le passer avec sa sœur, sa copine ou ses amis.

Ce jour-là, d’ailleurs, Cam était allé voir son meilleur ami de toujours, passé et futur, Mike Calahan. Cameron n’arrivait pas à s’expliquer comment il pouvait s’être autant laissé approcher par une autre personne, lui qui était si fermé aux autres. Mike en savait autant sur lui que sa sœur jumelle, et c’était plus par mérite que Leyla. Cette dernière avait l’avantage des années et de ce lien spécial qu’ils avaient depuis la naissance, et qui s’était un peu terni lorsque Cam avait changé de nature. Mike était parti de rien pour connaître le Cameron du futur et il avait réussit l’exploit de se faire apprécier du Cameron du présent. En fait, adorer serait plus juste. Le vampire connaissait Mike jusqu’au moindre détail, au point de pouvoir savoir avant lui comment il allait réagir à une situation. Et c’était assez réciproque. Étrangement, Cam ne s’en inquiétait pas trop. Pourtant, avec les autres, il s’en faisait toujours si on arrivait à deviner quand il allait mal. Il ne savait pas pourquoi mais, avec Mike, ce n’était pas grave. Ils se devinaient comme si Mike était un jumeau de Cameron, lui aussi, mais en moins chiant que Leyla.

« Whisky, vin blanc mon amour de Dracula ? »

N’importe qui, mais bien n’im-por-te-qui d’autre sur cette terre se serait permis de faire cette blague et il était mort. Enfin, pas mort, parce que Cameron essayait de se faire croire qu’il n’était pas ce genre de personne, mais disons sérieusement amoché. Mike était le seul à pouvoir blaguer sur le sujet vampire, voire même le seul à avoir le droit d’en parler ouvertement. Même si Cam avait fait son coming out vampirique à tous ses proches, il n’était pas encore à l’aise avec ce sujet. Comme beaucoup de sujets, d’ailleurs, mais nous ne nous éterniserons pas là-dessus. Cependant, comme toujours, Mike pouvait se permettre beaucoup plus que la moyenne des gens.

« Si au moins ton vin avait été rouge. »

Cam leva les yeux au ciel avec un air exagérément déçu. L’alcool et, surtout, la présence de la seule personne qui semblait le comprendre sans craindre qu’il finisse à l’asile comme sa chère maman le détendaient assez pour qu’il réponde à la blague sur le même ton. Il arrivait rarement à Cam d’arrêter de se surveiller maladivement et de s’amuser un peu. Avec Mike, il lui semblait que c’était plus facile. Alors, il avait oublié de compter les verres. De toute manière, ils buvaient à la bouteille. Les verres n’avaient aucune importance.

« hé! J’ai pas oublié où t’en étais mon petit va. alors comme ça la belle sulfureuse Katherine te fait des avances au boulot ? et ne nie rien, j’ai tout vu mon coco ! »

Qu’est-ce qui lui avait pris de raconter ça? D’accord, c’était vrai…mais pauvre fille, tout de même. Ils étaient là, tous les deux, à se moquer d’elle. Cameron se voyait bien, le lundi suivant, à essayer de lui sourire normalement en évitant de croiser le regard de Mike pour ne pas lui rire au visage. Méchants garçons.

« J’y peux rien : je suis tellement sexy. Ça doit faire huit fois qu’elle m’invite à aller prendre un verre après le boulot… Décidément, elle ne comprend pas vite. Mais faut avouer que, parfois, son décolleté me fait perdre un peu contenance… »

Les hommes, si faibles créatures face à la beauté. Les femmes ne sont pas mieux… Et Cameron était sensible autant à la beauté féminine que masculine. Il était deux fois plus vulnérable, le pauvre.

« Mais CHUT hein! Si Chloe apprend ça, Katherine va se retrouver éviscérée et empalée au milieu d’une intersection fréquentée en très peu de temps… Elle est légèrement possessive… étouffante… folle… J’ai pas dit ça. »

Parfois, on n’a pas besoin de dire les choses pour qu’elles soient vraies. Cameron avait l’impression d’appartenir à Chloe plutôt qu’avoir une relation amoureuse avec elle. Il ne savait pas si ça lui déplaisait vraiment mais, parfois, ça devenait très pesant. Il lui semblait qu’elle était partout, toujours… Chloe prenait beaucoup de place dans sa vie et Cam n’avait jamais son mot à dire. C’était même elle qui avait décidé qu’il serait son copain et, sans que le jeune homme n’ait le temps de refuser ou même de réfléchir, Chloe était devenue sa copine. Et il n’avait rien dit… Après tout, pourquoi ne pas essayer? Ce n’était pas comme si les décisions qu’il prenait tout seul étaient toujours très éclairées, de toute manière…

« Et toi? Je ne te surveille pas aussi bien. Quelqu’un en particulier te fait des avances? »

Tant que ce n’était pas Minerve, ça devrait aller…

Hihi:
 
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MessageSujet: Re: L'idéal au masculin Mer 11 Mai - 21:09

Fumant quasiment clopes sur clopes, le jeune Calahan remuait sa tête au rythme si entrainant de la musique. Il suivait la fumée du regard, il haussait les épaules parfois pour dire de se déhancher et affichait pertinemment un sourire béat. Mike était de bonne humeur il fallait l’avouer, il passait une soirée formidable, en compagnie d’une personne tout simplement géniale. La dernière soirée qu’il avait dû passer avec Cameron remontait à loin…enfin du moins, nous parlons d’une vraie soirée, pas juste d’un verre en terrasse d’un bar après le travail épuisant que pouvait leur donner Minerve.

Mike se redressa afin d’ouvrir légèrement la fenêtre histoire d’aérer la pièce. Il en profita pour monter un peu le son et pour se resservir par la même occasion. En regardant la bouteille de vin blanc, il finit par se dire que Cameron ne semblait pas décidé à en prendre, alors autant la boire au goulot. Comme cela, Cameron n’avait plus le choix que de boire des alcools forts. Pas que Mike aie une folle envie de profiter de son cher ami, mais Mike est une petite caisse par rapport à tous ses amis relativement plus âgés que lui.

« J’y peux rien : je suis tellement sexy. Ça doit faire huit fois qu’elle m’invite à aller prendre un verre après le boulot… Décidément, elle ne comprend pas vite. Mais faut avouer que, parfois, son décolleté me fait perdre un peu contenance… »

Amusé, Mike lui accorda un merveilleux sourire et toussota manquant de s’étouffer avec une gorgée de vin. Mike déposa la bouteille avant de commettre tout mouvement maladroit et s’allongea sur le lit en riant.

« oh oui que tu es sexy » dit il en essayant de rugir, en vain.

« Mais CHUT hein! Si Chloe apprend ça, Katherine va se retrouver éviscérée et empalée au milieu d’une intersection fréquentée en très peu de temps… Elle est légèrement possessive… étouffante… folle… J’ai pas dit ça. »

En revanche, Mike n’avait jamais vraiment apprécié entendre Cameron parler de Chloe. Il n’en savait pas plus sur sa personne, mais Mike s’était beaucoup de fois fié à son instinct, il ne la sentait pas cette demoiselle. De plus, honnêtement Mike trouvait parfois Cameron bien trop manipulable ce qui n’arrangeait pas la situation. Mais que voulez-vous…

« Et toi? Je ne te surveille pas aussi bien. Quelqu’un en particulier te fait des avances? »

Mike ravala sa salive discrètement. Cette question d’allure si simple et banale lui semblait parsemée de pièges qui risquaient de lui pourrir la vie s’il y répondait mal. Enfin de compte il ne s’était jamais vraiment attardé très longuement sur la question. Il y avait songé à diverses reprises, étant plutôt un être torturé malgré lui. Autant Mike est une personne totalement je-m’en-foutiste, autant quand il s’attache aux gens c’est tout le contraire, et cela peut même virer à l’obsession. Si quelque chose arrivait à Cameron, par exemple, Mike en serait malade. Certes cette amitié est extraordinaire, mais d’un autre côté Mike déteste se sentir si faible, si dépendant des autres. Il n’en avait pas le choix.

Pour répondre à la question de Cameron, Mike avala quelques gorgées se disant que le choix serait peut-être plus simple ensuite. Mais non. Il ne savait pas comment traiter ce sujet. Autant le prendre avec des pincettes. Le pire c’est qu’il ne savait pas vraiment ce qui le gênait, étant donné qu’il était presque sûr que Cameron n’y verrait aucun problème et qu’il serait même heureux que Mike lui dise la vérité.

« et bien…à vrai dire depuis quelques temps je passe tout mon temps avec une personne en particulier. Une personne dotée de pouvoirs, c’est déjà un peu plus simple à vivre. Ma famille ne s’entend pas particulièrement bien avec cette fréquentation à vrai dire. Malgré tout je me suis vraiment attaché, c’est vraiment quelqu’un de différent… » Il souffla un bon coup avant de lui lâcher ; « c’est Jared. »
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MessageSujet: Re: L'idéal au masculin Mer 6 Juil - 14:56

Cameron avait encore du mal à accepter complètement sa nouvelle nature de vampire, mais il y trouvait de bons côtés. Comme celui de ne pas être mort, par exemple. Il ne s’était pas passé une seule journée depuis ce très peu fameux soir sans que Cam ne regrette d’avoir pris la décision insensée de se tuer. Bien sûr, n’étant pas moins perturbé en tant que vampire qu’en tant que sorcier, il lui arrivait encore souvent de s’embrouiller et d’envisager qu’Otthran aurait dû le laisser mourir ce soir-là. Néanmoins, la plupart du temps, le jeune vampire s’en voulait (à mort…haha… Je sais, je suis pas drôle.) d’avoir voulu disparaître et abandonner tout le monde. Parce que, pour Cameron Evans, l’idée de mourir n’était pas odieuse en soi à cause de la fin de sa propre vie, mais plutôt par le fait incontournable que la vie des autres, de ceux qui l’aimaient, allait continuer, elle. La mort n’est horrible que pour ceux qui y survivent. Un cadavre ne peut pas avoir de regrets, de sentiments… Il n’est qu’un corps vide, rien de plus que de la chair et des os. Ceux qui osent encore respirer après que la vie ait quitté quelqu’un qui leur était cher souffrent d’une manière indescriptible, et leur douleur est encore plus atroce que n’importe quelle autre, car elle n’atteint pas celui qui a disparu. Qu’on croit ou non à toutes ces histoires de vie après la mort, le résultat reste le même : on ne peut nier l’impression de solitude pesante qui prend toute la place, pendant ce qui semble une éternité. C’était pourquoi Cameron s’en voulait d’avoir essayé de se tuer… Il avait choisi d’éteindre sa douleur sans songer à comment il allait brûler tous ceux qu’il aimait.

Le vampire ne le dirait certainement jamais tout haut, mais Mike était la personne avec qui il se sentait le mieux. Il n’avait pas besoin de faire semblant, avec lui, ou de faire attention à tout ce qu’il disait. Son meilleur ami le comprenait, souvent bien mieux que sa sœur jumelle… Bien sûr, personne ne comptait plus que Leyla; Cam la protégerait contre n’importe quoi sans réfléchir. Toutefois, il s’entendait beaucoup mieux avec Mike et il s’ouvrait plus facilement à lui qu’à quiconque. Cameron avait quelques amis et plusieurs connaissances mais, la plupart du temps, ceux qui avaient droit à des confidences ne les entendaient que par accident ou grâce à la magie. Mike était le seul à ne pas devoir déployer une armée de stratagèmes pour faire parler son ami.

Cam eut l’impression d’avoir mis son ami mal à l’aise avec sa question. Pourtant, à première vue, elle n’avait rien de spécialement gênant, non? À moins que Mike lui cache quelque chose… Il faudrait qu’il parle assez vite, sinon son ami le petit vampire névrosé commencerait à se sentir très mal de ne rien avoir remarqué. Le vampire en question essaya d’ailleurs de se calmer en prenant quelques gorgées de la première chose qui lui tomba sous la main…

« et bien…à vrai dire depuis quelques temps je passe tout mon temps avec une personne en particulier. Une personne dotée de pouvoirs, c’est déjà un peu plus simple à vivre. Ma famille ne s’entend pas particulièrement bien avec cette fréquentation à vrai dire. Malgré tout je me suis vraiment attaché, c’est vraiment quelqu’un de différent… »

Cameron avait beau chercher, il ne voyait pas de quelle fille Mike pouvait être en train de parler. À sa connaissance, la seule personne avec qui son ami passait beaucoup de temps était…

« c’est Jared. »

Court-circuit. Cameron cessa de respirer et même de réfléchir pendant plusieurs secondes. L’idée en elle-même ne le dérangeait pas vraiment. De toute manière, il était plutôt mal placé pour juger de l’attirance entre deux hommes… Ce qui le perturbait, en fait, c’était… Jared. Il croyait le connaître assez bien et il ne se serait pas douté qu’il pouvait avoir ce genre de…penchants. C’était plutôt surprenant… Quant à Mike, Cameron ne se lança pas dans une longue réflexion sur le sujet : il venait de dire que Jared lui avait fait des avances, pas le contraire. Alors, avant de se poser mille et unes questions et encore plus de reproches pour n’avoir rien vu, Cam crût bon de s’informer de la…réciprocité de la chose.

« Donc…si je comprends bien, Jared t’a fait des avances… ? Et toi, ça t’intéresse ? »

Cam lui adressa un petit sourire d’encouragement, histoire de lui montrer que, peu importe sa réponse, il ne le jugerait pas.

« En fait, je veux tout savoir sur le sujet…Ensuite, je ferai un livre illustré et je le vendrai aux Halliwell. »

Mauvaise blague, mais on dit que c’est l’intention qui compte. Et Cami chéri pouvait toujours blâmer l’alcool.
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MessageSujet: Re: L'idéal au masculin Ven 6 Jan - 21:57

Cette annonce avait été déposée comme un cheveu sur la soupe. Mike doutait que son ami s’attende à une telle révélation. De ce fait, peut-être qu’il n’y croirait pas. Le Calahan comprendrait très bien qu’il estime qu’il s’agisse d’une mauvaise blague, et rien d’autre. Cela serait totalement justifié, car autant cela n’avait peut-être rien de choquant pour Mike, mais peut-être davantage pour Jared. L’homme aux milles et une nuit en charmante compagnie. Ca casserait tout un mythe. Malheureusement, ou pas, cela n’avait rien avoir avec une blague. Il fallait définitivement croire que l’alcool agissait de manière très efficace pour faire avouer la vérité d’une manière radicale. C’était limite presque aussi efficace que le pouvoir de Mike.

Si Cameron croyait en une plaisanterie, Mike serait vraiment mal à l’aise, surtout après plusieurs verres. L’alcool décuplant ses émotions, déjà peu extériorisées en tant normal, le résultat serait drôle à voir. Tout dépend du point de vue après. Disons, original. Mais Cameron devait certainement se dire que ce genre de plaisanterie n’était pas du genre de Mike, mais de Jared justement pour ne pas parler que de lui. Mike Calahan n’était pas une personne très amusante en soi non plus, il ne fallait pas exagérer, surtout qu’en présence de Cameron, il avait d’autres sujets à fouetter, les deux se voyant de moins en moins. Un même bourreau, un même travail, à chacun sa famille.

En plus de cela, qu’est-ce qu’il lui prouver que Cameron n’allait pas lui en vouloir ? Il y aurait de quoi. Enfin, pour une personne si…enfin comme Mike quoi, il lui en aurait voulu. Ce n’est pas forcément puéril, immature, c’est juste que Mike part du principe que Cameron peut lui faire confiance comme jamais. Et qu’un ‘secret’ de la sorte pourrait prouver une certaine défaillance au sein de leur relation soit disant basée sur la confiance justement. Surtout que si Cameron n’avait pas abordé le sujet, peut-être qu’il aurait dû attendre quelques jours, voire semaines, pour connaître la vérité. Donc oui, Mike comprendrait sa frustration.

« Donc…si je comprends bien, Jared t’a fait des avances… ? Et toi, ça t’intéresse ? »

Cameron restait définitivement une des personnes qu’il préférait au monde. Pas qu’il en doutait avant sa réponse, mais là il avait juste envie de le crier sur tous les toits. Peut-être que l’alcool y était pour quelque chose en même temps. Au fond, il venait de se convaincre que c’était peut-être une mauvaise idée.

Mike ne manqua pas de lui rendre son sourire, un peu plus intimidé. Ce qui était plutôt rare pour le Calahan d’éprouver ce genre d’émotion. Mais après tout…c’est vrai. Mike n’avait pas spécialement l’habitude de parler de lui, d’étaler ses problèmes sentimentaux. Pas forcément car c’est un homme et qu’il n’en a pas envie. Principalement, car il n’en avait jamais eu l’occasion auparavant. Et que l’alcool, oui encore et toujours, agissait telle une motivation incontrôlable.

« En fait, je veux tout savoir sur le sujet…Ensuite, je ferai un livre illustré et je le vendrai aux Halliwell. »

Mauvaise blague, ou pas, Mike dissimula un sourire derrière son verre, désormais presque vide. Il fallait bien un petit remontant, ou bonne dose de motivation, pour continuer son histoire. Plus il était décidé à raconter son histoire (en gros, plus il devenait bourré), plus il avait du mal à s’exprimer (plus il bafouillait). Son état était encore correct, il n’était en aucun cas pitoyable ou lamentable, juste un bon vivant. Et c’était plutôt rare de le voir de la sorte. Mike était persuadé qu’il n’allait pas regretter de l’avoir avoué à Cameron. Et ce dernier pourrait se permettre bien des remarques désobligeantes sans pour autant que Mike ne les prenne mal. Enfin peut-être que ce soir, oui, étant donné qu’il pourrait être facilement tenté de s’énerver en un temps record et de pleurer la minute suivante.

« Jared me faire des avances, euu…c’est pas non plus la personne la plus romantique au monde tu le sais bien. Enfin c’est un tue-l’amour ambulant surtout. » la vérité sort toujours de la bouche des bourrés. « c’est un peu plus compliqué que ça en réalité…pendant une soirée, on était tous les deux complètement bien éméchés…enfin, totalement. Et de fil en aiguille, on s’est retrouvé dans le même lit…et j’éviterai de te faire un dessin je pense… »
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