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Comme un Jésus en croix

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MessageSujet: Comme un Jésus en croix Mer 5 Oct - 12:13

Comment pouvait-elle en être arrivée là ? Allait-elle mourir ? C’était de plus en plus probable… Elle, la matriarche puissante des Calahans, la Reine des Glaces… Quelle fin minable. Elle avait échouée dans tout, même dans sa mort. Remarque, elle ne pouvait qu’admettre que c’était une mort théâtrale qui graverait l’esprit de ceux qui la découvrirait. Mais elle ne voulait pas marquer la rétine de ses enfants et de son mari avec son corps sans vie. Pourtant, son sang s’échappe à un flot qui la mène irrémédiablement à sa perte… Elle va mourir…

***


Quelques heures plutôt, Helena était rentrée du travail. Elle était seule au manoir. Zach travaillait de nuit, Mike était quelque part, on ne sait où avec Jones probablement, et les filles étaient en week-end à Los Angeles. Un samedi, début de soirée, comme un autre, Helena était rentrée tôt. Elle avait entreprit de faire un brin de ménage pour que la maison soit belle et propre quand Zach allait rentrer mais elle n’en avait pas eu le temps.

A peine avait-elle passé le pas de la porte de la cuisine que trois sorciers lui tombèrent dessus. L’un d’entre eux la saisit à la gorge, lui appliquant une lame sur la carotide, message disant « si tu bouges, tu meurs ». Un autre braquait sur elle une arbalète magique qui la tuerait sans demander son reste. Le troisième, sûrement le chef, vint se placer devant elle.

« Alors on traite avec les Halliwells ? La Reine n’apprécie pas trop de voir une telle alliance… »

C’était donc ça ! Helena était en pourparlers avec Amber pour faire protéger les deux manoirs mutuellement. La situation dans laquelle était plongée San Francisco était une catastrophe et Helena devait absolument faire quelque chose. Ne trouvant pas d'autres solutions, elle avait opté pour une protection et avait décidé de faire un pas vers la famille Halliwell. Ce pas symbolisait beaucoup de chose. Elle voulait, à plus long terme, que la guerre entre les deux familles s’apaise, car plus elle avançait plus elle doutait qu’il n’y aurait jamais un gagnant. Et elle doutait encore plus que les Calahans soient vainqueurs, si vainqueur il y avait.

H - « Rappelez à votre Reine que nous ne sommes pas à son service ! Elle n’a donc pas à se mêler de nos affaires ! »

L’homme à l’arbalète rapprocha son arme du visage d’Helena avec colère. Hou il ne semblait pas qu’Helena ai eu l’idée du siècle en répondant de la sorte. Mais il était vrai que les Calahans n’avaient aucune allégeance pour la Reine.

« De toute façon, tu peux dire ce que tu veux, nous sommes là pour nous assurer que le message va bien passer ! »

Le sorcier en chef fit un signe de tête et les deux hommes emmenèrent Helena dans le salon sans cérémonie. Il la tenait fermement sachant pertinemment que s’ils la lâchaient, elle allait se rebeller. Mais dans cette position, elle n’avait aucune possibilité de s’en sortir. Ses pouvoirs étaient inutiles dans ce cas précis. Pourtant, elle décida de ne pas se laisser faire. Au moment, où l’un des sorciers la posa au sol. Elle lui jeta son pied au visage, prenant soin de lui casser le nez. Mais instantanément la lame pénétra dans son cou et l’obligea à arrêter toutes tentatives de se débattre. Le sang ruisselait dans son cou. La blessure n’était mortelle pour l’instant mais elle pourrait rapidement le devenir si elle n’était pas pansée. Mais Helena s’en fichait.

« Ha put**, elle m’a cassé le nez cette grosse p*** ! »

Helena trouva ce discours très distinguée mais ne se formalisa pas. Elle devait essayer de se sortir de là. Elle décida d’utiliser son pouvoir météorologique. Elle se concentra et dans la seconde, le vent commença souffler. L’homme au nez de travers jeta un coup d’œil dehors et commença à voir que quelque chose clochait. Il s’approcha et la gifla avec force.

« Arrête de te prendre pour une X-men ou tu va y passer ! »

La douleur lui brûla la joue et l’œil mais elle resta silencieuse. Digne. Elle lui cracha au visage ! Oui bon d’accord, Helena est sensée être un symbole d’élégance et de savoir vivre, mais elle était avant tout d’une fierté hors pair ce qui justifié un petit crachat une fois de temps en temps. L’homme perdit son calme et la roua de coups pendant quelques secondes jusqu’à ce que sont chef lui dise d’arrêter. Helena avait l’arcade ouverte et une lèvre éclatée. Elle devait avoir aussi une ou deux côtes qui avaient pris des angles étranges. Bref, elle n’était pas en très bon état.

« Laisse-la ! De toute façon, elle va en avoir pour son compte. »

Le chef lui caressa la joue avec une fausse tendresse qui donnait la nausée à Helena. L’homme venait de ramener une poutre d’environs deux mètres de long. Celui qui lui maintenait le couteau sur la gorge la fit s’allonger et ils lui ligotèrent un poignet à chaque extrémités de la poutre. Helena ne comprenait pas bien où ils voulaient en venir mais elle avait trop de difficultés à respirer car une des côtes devaient avoir perforé un de ses poumons donc elle n’opposa aucune résistance. Elle se rendit compte que la puissance des Calahans résidait surtout en Zach et sur le pouvoir des trois. S’attaquer à Helena, c’était s’attaquer à la proie la plus « simple » de la famille. Elle en imposait mais si on osait s’attaquer à elle, malheureusement, elle n’était pas aussi puissante que son lycan de mari. Ils lui ligotèrent aussi les épaules à la poutre, plus ils avançaient, moins elle comprenait. Puis d’un coup, tout s’éclaircit. Un des hommes sortit une corde et monta les escaliers qui donnaient à l’étage. Les escaliers étant dans le salon un peu en retrait mais assez imposants, on ne pouvait pas les louper. Il passa la corde dans la rambarde du palier au premier étage et laissa tomber le reste. Helena venait de comprendre que ces enfoirés de fils de p*** allait la crucifier. Elle laissa échapper un rire désespéré. Sa situation la faisait presque rire, sauf qu’elle n’avait aucun moyen pour s’en sortir.

Les trois sorciers hissèrent la poutre à environs trois mètres du sol, laissant la matriarche des Calahans pendre dans le vide, maintenu aux poignets et aux épaules. Devant elle, les baies vitrées donnant sur le jardin. Quelle malchance ! Elle était hors de portée de la moindre végétation qui pourrais l’aider à guérir.

« Ta mort servira de mise en garde ! Il y a des limites à ne pas dépasser ! »

***


Et voila maintenant trois heures qu’Helena était pendue. Mais elle avait perdu le fil du temps, seule l’horloge en face d’elle lui donnait encore l’heure. 23h. Zach ne rentrerais pas avant 10h demain. Elle serait morte d’ici là. Elle se vidait petit à petit de son sang. Sa plaie au cou était béante et sa côte qui avait perforé son poumon était si douloureuse qu’elle ne pouvait quasi plus respirer.

De toute manière, la crucifixion est une forme de mise à mort. Le sang n’étant pas repropulsé vers le cœur, il s’accumule dans les jambes et la personne meurt. Poumon crevé ou pas. Helena priait pour que quelqu’un passe par là et la découvre. Même Marion la descendrait sûrement de là ! Mais Helena n’est pas du genre à paniquer. Elle attendait patiemment, de toute façon, elle ne pouvait rien faire d’autre.

Soudain, elle entendit des pas dans l’allée. Ses paupières étaient lourdes et voilà quelques minutes qu’elle ne les ouvrait que par intermittences. Elle était à bout de force. La fin était très proche. Mais si cette personne la faisait descendre et l’emmenait dans le jardin, elle avait encore une chance. Helena entendit les pas de plus en plus proches. La silhouette passa devant la fenêtre et Helena crut avoir une hallucination. C’était impossible ! Le sort ne pouvait pas être aussi cruel avec elle. Puis la personne entra dans le salon par les baies vitrées qui donnent sur le jardin, et Helena vit apparaître la seule personne au monde qui allait indubitablement la laissé mourir. Jones.

Helena trouva ce coup du sort un peu injuste mais elle était bonne joueuse. Elle lui était rentrée dedans en voiture volontairement, même si son genou allait nettement mieux, il ne pouvait avoir oublié. Elle se souvint de ce soir là, il avait essayé de lui faire gober qu’il la sauverait parce que c’était mauvais pour sa famille. Helena n’avait pas gobé ces conneries et ce soir, elle allait pouvoir lui montrait qu’elle avait toujours eu raison. Jones leva la tête et la vit. Elle ne prit pas la peine d’observer sa réaction, elle aurait sûrement vu de la joie et elle n’était pas masochiste à ce point. Qui plus est, depuis quelques temps, elle avait réfléchis sur l’idée que si Jones s’évertuait à essayer de lui plaire, tout en le faisant à contre cœur, c’était sûrement à cause de Mike. Peut-être s’était-il foutu dans la tête que s’il s’entendait bien avec Helena, Mike serait content ? Sauf qu’il faisait fausse route, Mike s’en foutrait royalement !

H - « Mike n’est pas là… il n’y a personne… »

Voila qui était dis. Helena n’envisageait même pas qu’il puisse venir voir quelqu’un d’autre. Elle venait aussi de l’informer qu’elle était seule et que donc, elle n’allait pas avoir d’aide. Pourtant, il ne pris pas la direction de la porte. Peut-être n’avait-elle pas été assez claire ?

H - « T’embête pas avec ta conscience, il en sauront rien… Part tant que tu en as encore le temps… »

L’idée de passer ses derniers instants avec Jones la répugnait un peu. Pusique de toutes évidences, il n’allait pas la sauver, qu’il s’en aille le plus vite possible qu’elle puisse mourir en paix. Mais elle commençait à se demander si Jones n’aurait pas justement envie de la voir mourir. Dans ce cas, prendra t-il le risque de rester et que quelqu’un finisse par savoir qu’il était là ? Ou jouera t-il la carte de la prudence et s’en ira-t-il loin, laissant ainsi Helena à une mort paisible ? Helena priait pour qu’il soit raisonnable et qu’il parte maintenant. Elle était à bout de force, d’ici une demi-heure, Lady Calahan serait du passé…

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MessageSujet: Re: Comme un Jésus en croix Mer 5 Oct - 14:41

Un p’tit trou. Deux p’tits trous. Jared regardait les bricoleurs qu’il avait engagés pour la vérification des barres verticales du Pink. Assis à l’envers sur une chaise, les coudes et le torse appuyé sur le dossier devant lui, il portait à ses lèvres un verre de scotch de temps à autre. Il leur offrit à boire une fois que les travailleurs eurent terminés, puis ferma la boîte en repartant. Le bar ne fermait qu’une heure ou deux. Des shows reprendront de plus belle au soir. Cependant Jones ne travaillait pas ce soir. Il avait prévu toute une série de programmes et réfléchissait dans la voiture pour choisir lequel il prendra. Persuader Mike que le travail de ce dernier pouvait attendre lui semblait être le plus amusant. Il passa donc à la chambre d’hôtel de ce dernier pour quémander sa présence. Il ne frappait plus à la porte, il avait pris la désagréable habitude d’apparaître au milieu pour le faire sursauter. Mais ce soir, il n’y avait personne. Les lumières étaient éteintes, le lit était fait, les affaires rangées, et aucune trace de la présence d’un Mickey passé dans l’après-midi. Jared lui vola son paquet de clope pour se venger puis partit. Il roula jusqu’au manoir Calahan et se gara bien plus loin pour que Zach ne voit pas sa voiture. Ce satané flic reconnaissait ses affaires entre mille. Et leurs rencontres finissaient toujours par une baston où Jared goûtait à plus de trente ans d’expérience d’un boxeur. Il n’avait pas peur de cet homme car aucun d’eux n’utilisaient leurs pouvoirs pour agresser l’autre. Si Jared faisait usage de ses dons, c’était surtout pour éviter des coups.

Une fois dans l’allée Calahan, il devint méfiant. Eh oui, il était toujours paranoïaque à l’idée qu’un certain patriarche fou lui tombe dessus sur ce territoire ennemi. C’est qu’ils s’en faisaient mutuellement voir de toutes les couleurs ! Jared était ce chat de gouttière qui venait chercher le Maine Coone pour jouer, mais qui se faisait aussitôt chasser par les maîtres soucieux des fréquentations de leur chat. Qu’importe, ça ne l’empêchait pas de réessayer à chaque fois. Espérant trouver Mike dans ce terrain, il s’étonnait de ne voir aucune lumière. Le soir s’était déjà annoncé et il pensa naïvement que papa-maman devaient faire gros dodo après le film de vingt heure cinquante. Ah, ces vieux. Il commença par s’envoler en face de la chambre de Mike mais ne vit personne. Du moins, presque personne. Par la porte ouverte, il remarqua quelque chose d’accroché à la rambarde des escaliers. Il ne voyait pas bien, il ne pouvait pas savoir ce que c’était et n’eut pas la curiosité dangereuse d’aller voir. Il n’était pas fou. Il se reposa donc au niveau du jardin et cette fois, son esprit fit tilt. Il passait peut-être pour le plus terrible des kouillons, mais son cerveau travaillait bien plus qu’on ne pouvait l’imaginer. Et c’est en voyant l’état des fleurs, beaucoup plus sèches que d’ordinaire, qu’il en conclut que la matrone n’était pas venue les arroser de la journée. Il savait qu’elle n’aurait jamais pu oublier une chose pareille. Donc elle n’était pas rentrée. Il en conclut qu’ils étaient peut-être tous en famille, quelque part. Mais là encore, certaines preuves lui justifiaient le contraire. Il avait croisé Nina au travail plus tôt qui lui avait parlé d’une soirée à laquelle elle était conviée. Il avait également été vérifié au poste de police que la voiture de Zach s’y trouvait, et qu’il ne le verrait pas au manoir. Dans ce cas, où était Mike ? Ah, non, ce n’est pas la question qu’il devait se poser. Où était Mme Calahan ?

Il profita de l’absence de la famille pour faire son sans-gêne. Autrement dit, il se téléporta directement dans la chambre de Mike pour prendre un crayon, une feuille, et lui écrire un petit mot comme quoi il était passé. Il ratura plusieurs fois et, finalement, lui fit un dessin d’un chien débile en train de sniffer une cigarette. Pas la peine de signer, son ami allait reconnaître immédiatement quel crétin pouvait bien laisser ce genre de message sans aucun sens dans sa piaule. Il allait repartir mais ne put s’empêcher de jeter un œil sur la rambarde. Il ne voyait pas bien, si ce n’est une poutre accrochée et des mains qui apparaissaient au-dessus. Pas la peine de réfléchir davantage pour deviner qu’il s’était passé quelque chose de grave dans cette maison, ce qui expliquait le silence de mort qui y régnait. Il se téléporta directement à la baie vitrée du salon puis rentra pour voir le spectacle désolant qui s’offrait à lui.

Pas un sourire, pas une moue. Il la regarda durant quelques secondes de haut en bas, puis autour de lui afin de s’assurer qu’il n’y avait aucun danger. Cette vue ne l’excitait absolument pas. De toute façon lorsque ce n’était pas lui qui était à l’origine de la torture, il n’en tirait aucun plaisir. Il n’hésita pas une seule seconde lorsque, les sourcils froncés, il s’approcha de la crucifiée. Elle était encore consciente, elle lui parlait malgré la détresse qu’il pouvait lire en elle. Toujours classe, toujours snob, toujours noble, pensa-t-il.

« Ben si, y’a vous. Mais dans quel état vous vous êtes mise. » murmura-t-il en s’approchant de la rambarde des escaliers. « Vous savez bien que je n’ai pas de conscience. »

Il s’envola pour venir se coller contre elle, accueillant son sang sur ses habits propres. D’une douceur qu’il n’accordait qu’aux femmes qu’il allongeait dans un lit, il détacha le bras gauche de la Calahan pour le mettre sur son épaule. Et tout en l’écrasant presque contre la rambarde pour pas qu’elle ne tombe, il fit de même avec le bras droit avant de la prendre dans ses bras. Dans l’état où elle était, elle ne pouvait plus vraiment se débattre ni contester ce drôle de sauvetage. C’était tant mieux pour lui car il ne tenait pas à se faire frapper alors qu’il ne jugeait pas faire quelque chose de mal. S’il y avait en revanche une certaine crainte qui serrait sa poitrine, c’était l’idée qu’on le trouve là, avec cette Helena blessée dans les bras. Ou plutôt que Zach le trouve ! Il revint au sol en gardant la mère contre lui, puis sortit par où il était entré afin de la déposer doucement dans ses fleurs. Il savait les bienfaits de la nature sur elle, et ce uniquement parce qu’il était télépathe. Il la laissa alors respirer et agir à son tour, pour s’essuyer le sang qu’il avait sur les mains dans l’herbe. Jared s’assit à côté puis attendit patiemment en la regardant. Il fut quand même soulagé de la voir reprendre des couleurs, cette dame si forte.

« Ne tardez pas trop parce que si votre époux me voit ici, il me démonte. » fit-il avec un petit sourire en regardant l’entrée de l’allée. Il n’aura même pas le temps d’expliquer quoique ce soit qu’il était certain que le mari lui aurait déjà arraché la tête. Jones qui se plaignait de n’avoir jamais pu mettre Zach assez en colère pour le voir se transformer, il était certain que si le policier voyait sa femme blessée, là, il ne se fera pas prier pour muter en grosse bêbête massacreuse. Il s’assura une dernière fois qu’Helena reprenait des forces avant de s’allonger paisiblement dans l’herbe, les genoux pliés et les mains sur son ventre.
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MessageSujet: Re: Comme un Jésus en croix Ven 21 Oct - 17:37

Helena était épuisée et l’idée de devoir débattre avec lui, du pourquoi du comment, ne la branchait pas du tout. Qu’il parte et vite ! Les minutes se faisaient à la fois courtes et longues. Courtes, car ce sont les dernière pour Helena, et longues car bien malgré elle, il lui tarde d’en finir avec cette douleur lacinante.

J - « Ben si, y’a vous. Mais dans quel état vous vous êtes mise. Vous savez bien que je n’ai pas de conscience. »

Helena rouvrit les yeux difficilement. Que voulait-il dire ? Elle posa les yeux sur lui. Il la regardait sans joie, sans satisfaction, si elle avait pu y croire, elle aurait dit que ce spectacle lui faisait même un peu mal. Il s’approcha. Helena était dans les brumes et ne réfléchissait plus très bien. Que faisait encore Jones là ? Pourquoi ne prenait-il pas ses jambes à son cou ?

Et la réponse vint d’elle-même. Une réponse sur laquelle Helena ne comptait pas. Pire, elle aurait misé sa vie sur le contraire. Jared venait de décoller du sol et s’employait à détacher un de poignet d’Helena. Elle voulait le repousser pour qu’il s’en aille. Il avait attendu ce jour depuis si longtemps, pourquoi laissait-il passer le coche ? Il appuya le corps d’Helena contre lui et il manipulait ses membres meurtris avec une tendresse qu’Helena n’aurait jamais soupçonnée.

Il était en train de lui sauver la vie…

Helena ne synthétisait plus rien. Pourquoi ? Finalement, après avoir fait semblant tout ce temps, avait-il finit par vraiment l’apprécier ? Pourquoi cet homme l’aimait alors qu’elle lui vouait une haine sans bornes ? Il sauvait de la mort celle qui lui avait volontairement broyé le genou et qui l’aurait tué si elle en avait eu l’occasion. Elle ne le comprenait pas mais elle commençait à percevoir que peut-être elle s’était méprise sur Jones… Peut-être qu’il avait été sincère…

Elle venait de quitter la poutre qui lui avait servit de croix pendant quelques heures. Là dans ces bras, elle voulut lui dire de la déposer dans le jardin. Voilà qu’elle se prenait à croire qu’il voulait vraiment la voir vivre. La belle Calahan essaya de dire quelque chose mais sa côte l’en empêcha et elle retomba, le visage sur son bras. Sa vie était vraiment une suite d’événements tous plus improbables les uns que les autres. Sans qu’elle ait eu besoin de rien dire, Jared prit le chemin du jardin. Dès qu’il passa la baie vitrée, elle sentit le pouvoir de la nature combler le manque de sang et la peau déchirée. Il la déposa au milieu d’un de ses parterres de fleurs préférées mais, elle fit quelque chose qu’elle n’avait encore jamais fait, elle lui pardonna. Là, étendue le regard vers le ciel, elle aspirait l’énergie de ce jardin dont elle avait pris tant de soin.

Les fleurs se fanaient à côté d’elle, le vert devenait noir et les couleurs ternissaient. Mais Helena elle, sentait la vie revenir en elle. Elle allait vivre. Et ce grâce à Jared. Elle resta quelques minutes silencieuse, puisant l’essence des fleurs et des arbres pour rester en vie. Un grand saule trônait non loin, ses longues lianes devenaient étrangement dorées, on aurait cru un automne accéléré. La vie revenant, Helena ferma les yeux et sentit le sang lui remonter aux joues, sa plaie au cou se fermer, les émotions et la joie de vivre mirent un instant ses pensées sans dessus dessous. Pendant ce moment particulier, où elle comprenait que pour de bon, elle allait vivre encore, sans se rendre compte, elle fit s’effacer les nuages et le soleil illumina son visage, le vent souffla par bourrasques soulevant les feuilles dorées tombées pour la guérison d’Helena. Un sourire apparut sur son visage, celui d’une personne comme les autres qui reviens à la vie, elle ouvrit doucement les yeux et aperçut le soleil. Elle se serait crut dans un pays magique, elle n’avait plus mal et elle était de nouveau en vie, et complètement guérie, son cou, sa côte et se poignets étaient, de nouveau, intacts !

J - « Ne tardez pas trop parce que si votre époux me voit ici, il me démonte. »

Helena tourna la tête vers Jared et en revenant à la réalité, le vent arrêta de soulever les feuilles et elles tombèrent lentement au sol. Elle se redressa doucement, une bonne nuit de sommeil et elle serait complètement remise. Elle resta un moment à le regarder, il était allongé dans l’herbe, le soleil baignait son visage à lui aussi. Elle le trouva changé, mais elle savait que la seule chose qui avait changé c’était sa vision de lui. Elle ne savait pas trop comment lui exprimer sa gratitude de lui avoir sauvé la vie. Certes, elle l’avait détesté, mais Helena est une femme juste, et elle sait reconnaitre quand elle doit quelque chose à quelqu’un. Mais avant…

H - « Pourquoi as-tu fais ça ? Personne n’aurait jamais su… Tu n’y étais pas obligé… ».

Elle le regarda avec un regard sans haine, sans méchanceté, sans reproche, juste une interrogation, presque un compliment dans sa voix. Pourtant, il manquait quelque chose, il fallait qu’elle le lui dise. « Merci… Jared… ». Elle venait de l’appeler par son prénom. Elle ne l’avait jamais appelé autrement que « Jones » mais là, elle venait de l’appeler « Jared », elle avait hésité puis s’était décidé à le faire.

Repensant à sa phrase, elle se mit à rire. En effet, si Zach était arrivé et avait vu Helena ensanglanté, aux côtés de Jared, ce dernier n’aurait sûrement pas eu le temps de se justifier qu’il aurait pu voir pour la première fois ses oreilles en vrai. Elle émit un petit rire pensant à cette scène. Un rire amusé, pas un rire cynique…

H - « Zach ne rentre que demain matin… ». Il était toujours allongé, et elle le regarda. Il était serein, comme si quelque chose avait changé aussi en lui. Elle chercha quelque chose à dire mais n’étant pas habituée à lui faire la discussion, elle chercha un truc gentil à dire. « Tes vêtements sont tâchés, si tu as quelques minutes, je vais t’en chercher dans l’armoire de Mike ? »

Pitoyable comme remarque « gentille », mais elle pouvait au moins offrir des vêtements propres à l’homme qui l’avait descendue de cette croix. Qu’elle le veuille ou non, elle lui en était reconnaissante. Quelque chose avait changé en elle. Elle venait de voir que malgré sa façade de glace, certaines personnes étaient capable de l’apprécier au point d’endurer son mauvais caractère et même de lui sauver la vie…
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MessageSujet: Re: Comme un Jésus en croix Sam 22 Oct - 15:10

Aucune trace d’inquiétude ne s’était peignée sur son visage lorsqu’il emporta le corps presque inerte de la noble dame à l’extérieur. Il n’avait pas peur car il la sentait vivre. Faiblement, mais elle vivait. Elle combattait de toutes ses forces avec une ardeur qu’il ne lui connaissait pas. Les télépathes pouvaient bien se vanter, ils ne percevaient le réel caractère de la personne en face d’eux que lorsque cette dernière était en situation d’urgence. C’était ça, l’instinct. Indétectable pour les télépathes, surprenant comme imprévisible. Lui-même était bourré d’instincts pour différentes choses (bien que chez lui, ce soit lié à ses appétits sexuels.)Il y avait l’instinct de protection, et il était encore à la recherche d’une once d’instinct paternel qui serait né en lui depuis l’apparition des deux monstres. Il ne tirait non plus aucun plaisir à la voir dans cet état. C’était plutôt un malaise pesant qu’il chassait par quelques remarques à la fois rassurantes et enfantines. Blaguer pour mieux encaisser. Il n’espérait pas la faire sourire, mais au moins lui montrer que cette situation totalement diverse à ce qu’ils avaient eus tous les deux, ne le changeait pour rien au monde. Il restait l’homme qui s’était présenté et qui avait tenté d’attirer les faveurs d’Helena. Et même si ce n’était pas pour lui plaire qu’il la déposait dans le jardin, il se concentrait pleinement sur les pensées brouillées de la lady pour tenter de percevoir un quelconque sentiment de sympathie envers son être. Il ne s’attendait pas à un merci, mais s’il pouvait simplement percevoir une envie autre que de le tuer, il en serait satisfait.

S’assurant qu’elle reprenait bien des forces, il s’éloigna de plusieurs centimètres en voyant la noirceur de l’herbe le rattraper. Il voulait s’allonger sur un parterre saint et pas cramé par la mort ! Il se demanda s’il allait se faire disputer parce que par sa faute, elle était en train de détruire son jardin. Mais il fut soulagé de constater qu’hormis quelques fleurs fanées, ce morceau de pelouse détruit et cet arbre abimé, elle n’avait pas besoin de plus pour se ressourcer. Il ne la regarda pas pour ne pas la mettre dans l’embarras. Il s’allongea, les mains sur le ventre, et regarda innocemment le ciel en se concentrant sur l’esprit de la jeune femme. Il ressassait sa mémoire à la recherche du visage des agresseurs de la matrone et une fois qu’il les trouva, il les grava dans sa propre tête en échafaudant quelques pistages pour remonter jusqu’à eux. Ils travaillaient pour la reine, étaient-ils alors envoyés par cette dernière ? Qui que soient ces démons ou sorciers, ils allaient payer de leur corps et de leur vie ce qu’ils avaient fait. Personne ne pouvait se permettre d’essayer de détruire les membres de la famille Calahan quels qu’ils soient ! … Même le père ! Bizarrement, Jared se voyait très mal se lancer à la poursuite des agresseurs de Zach, à moins de les retrouver en plusieurs morceaux dans plusieurs bennes à ordure. Qui irait s’attaquer à une bête pareille à moins de connaître ses faiblesses ? S’ils avaient été ennemis, Jared n’aurait pas hésité à s’en prendre à lui, mais Jared avait quelques grains en moins alors il ne comptait pas. Il plaisanta au sujet du patriarche, imaginant une course poursuite dans le jardin avec celui-ci. Il reprit son sérieux en sentant que la vision d’Helena à son sujet avait considérablement prise une autre forme.

« Pourquoi as-tu fais ça ? Personne n’aurait jamais su… Tu n’y étais pas obligé… »

Il ne répondit pas, mais tourna la tête pour la regarder à son tour. Deux secondes, ensuite il reporta son attention sur la météo étrange qui défilait dans le ciel. Il afficha ensuite un air surpris en entendant des remerciements sortir de la bouche d’Helena. L’homme se redressa lentement pour s’assoir dans l’herbe. Il avait bien envie d’en arracher quelques bruns mais se retenait.
« Vous me mettez mal à l’aise… Je crois que je préfère lorsque vous dites que Jones est un idiot. » répondit-il doucement avec un petit sourire gai. L’entendre dire merci lui faisait tout drôle, lui qui ne s’y attendait vraiment pas. Il retenait toute vanterie parce qu’en temps normal, il aurait été du genre à s’auto-féliciter et à faire la danse du panda winner. Mike peut approuver. Mais le fait que ce soit Helena qui lui dise merci le mettait dans l’embarras. Cela lui donnait l’impression d’avoir fait quelque chose de grandiose alors qu’il s’était contenté de la détacher, et qu’il n’avait même pas pu arriver assez tôt pour choper les hérétiques qui l’avaient mise dans cet état ! Il avait bien plus l’habitude des reproches, cela le rassurerait même d’en entendre !

Elle se moqua gentiment en repensant à ce que son mari lui ferait subir s’il le découvrait là. Jared lui se contenta d’un sourire crispé, faussement surpris. Il reprenait bien vite sa confiance et il se demanda s’il avait déjà entendu rire Helena, auparavant. Ce n’était donc pas une légende ! Il s’était ré-allongé entre temps, songeant subtilement à une bonne petite sieste ici et maintenant. Quoique, cela ne se faisait peut-être pas.

« Tes vêtements sont tâchés, si tu as quelques minutes, je vais t’en chercher dans l’armoire de Mike ? »
« C’est gentil à vous, mais je ne rentre pas dans ses vêtements. » répondit-il aussitôt comme s’ils s’étaient déjà échangés leurs fringues une bonne paire de fois, « À moins que ça ne vous dérange, le sang ne me gêne pas. »
Et puis il avait vite fait de prendre quelques habits chez lui. Il pouvait même envoyer un clone se changer pour lui, puis venir prendre sa place une fois propre. Mais par manque de courage, il n’en fit rien. Jared jugea que c’était le bon moment pour se justifier de son acte sans que cela ne paraisse trop centré sur Mike. Et si elle se mettait à croire qu’il ne faisait tout ça que pour plaire à son fils ?

« Écoutez m’dame Calahan. » il s’assit sur les fesses dans l’herbe, les mains appuyées derrière lui. « Tout ce que je veux, c’est pousser votre famille sur le podium. Que votre renommée soit immense, qu’on vous craigne tout autant qu’on vous respecte. Vous êtes la famille la plus prometteuse de San Francisco au vu de vos exploits dans le futur mais si l’un de vous disparaît… ça va partir en cacahuète. » il afficha un sourire en continuant, « Et une fois que la famille Calahan sera couronnée de succès, surpuissante, y’aura le nom du crétin de Jones qui apparaîtra à leurs côtés. »
Il ne voulait pas rentrer dans la famille. Il voulait la gloire de leur ombre. Il voulait être renommé lui aussi, mais sans être le premier. Il voulait que ce soit la famille Calahan qui prenne la première place car la famille Jones, elle, n’aura jamais eu une telle puissance pour ça. Jared était fils unique déjà, du moins aux dernières nouvelles. Ses parents étaient bons la dernière fois qu’il eut des nouvelles d’eux. Une petite famille modeste, et il avait dû faire rentrer tout seul le nom de Jones dans l’histoire. Maintenant, s’il voulait aller plus loin, c’était en s’assurant que le nom de Jones suivait de très près l’ascension des Calahan. Que l’on dise qu’il avait toujours été de leurs côtés, et qu’on le trouvait généralement avec Mike… Ses ambitions se rejoignaient et il les avait toujours gardés pour lui jusqu’ici. Mais il n’avait aucune peur à les avouer à Helena. Il valait mieux la prévenir que les conneries ne s’arrêteront pas de sitôt, et qu’il continuera d’agir en faveur des Calahan jusqu’à ce que leur simple nom de famille fasse trembler le plus courageux des démons. Les Voldemort San Franciscains ! Dans cette soif de pouvoir, Mike jouait un rôle beaucoup plus conséquent que Jared ne l’aurait imaginé. Ce dernier n’aurait jamais fait passer cette famille avant sa propre réputation s’il n’y avait pas Mike.
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MessageSujet: Re: Comme un Jésus en croix Mer 26 Oct - 22:32

J - « Vous me mettez mal à l’aise… Je crois que je préfère lorsque vous dites que Jones est un idiot. »

Voila bien du Jones tout craché. Helena ne dit rien mais intérieurement, pour la première fois, elle n’était pas excédée par son humour. Etrange… Il n’avait pourtant rien changé de son attitude. A dire vrai, elle s’était attendue à une autre longue tirade sur les valeurs familiales et le bien que cela aurait fait à la famille Calahan. Elle préférait entendre ce qu’avait dit Jared, au moins, c’était crédible.

Quand elle lui proposa d’aller lui chercher des vêtements, elle n’avait en vérité pas posé la question. Une grande dame ne laisse pas ses « invités » sortirent dans cet état. Même s’il n’avait qu’à se télépormachiner, elle tenait à garder son image de marque. Image de marque ? Devant Jones ? Après lui avoir écrabouillé le genou en voiture ? Helena, au diable la cohérence !

J - « C’est gentil à vous, mais je ne rentre pas dans ses vêtements. À moins que ça ne vous dérange, le sang ne me gêne pas. »

Alors il s’était donc échangé les vêtements, ou avait essayé. Helena gravissait des échelons à chaque fois. Pourtant, l’idée d’imaginer que Jones était Jones à cause de Mike était étrange. Non, en réalité l’embrouille c’était qu’il en arrivait à être sincère pour Mike. Bon dieu, mais c’est de l’amour ça ! Helena le regarda avec un air un peu inquisiteur puis ajouta :

H - « Dans ce cas, je pense que mon mari acceptera de te prêter une chemise, pour service rendu à son épouse. » Elle marqua une petite pause et finit par laisser filer, « même si tu risques de nager dedans… »

Sous-entendant à mots pas si couverts que Jared n’avait pas la carrure imposante de son mari. Mais l’avantage avec Jones, c’était qu’il le savait très bien. Peut-être n’allait-il pas le reconnaitre devant elle, mais il le savait. Elle était arrivée sur les marches donnant au salon et marqua un arrêt.

H - « Entre voyons, j’allais me servir un thé, il doit bien me rester une deuxième tasse quelque part… »

Helena qui commençait à faire de « l’humour » avec Jared. Le pauvre, s’il avait été sincère tout ce temps, il devait penser que c’était Noël. Helena disparut dans le salon et hors de la vue de son « sauveur ». Son regard se reposa sur la poutre qui l’avait soutenue pendant presque 4 heures. Elle aurait pu fondre en larmes, ou avoir peur, ou être triste. Non Helena analysa la poutre quelques instants, gravant dans son esprit le visage de ses agresseurs. Si elle n’avait pas eu la force de le battre aujourd’hui, elle avait l’intelligence pour les prendre au piège demain. Elle reprit sa marche en direction de l’escalier et le gravit d’un pas plutôt lent.

Arrivée sur le palier, elle entra dans sa chambre. Sa chambre, à elle et à Zach. L’idée que Jared ai peur à ce point de Zach la faisait vraiment rire. Elle esquissa un sourire en repensant à ce qu’il lui avait dit. Elle qui le connaissait avec un cœur tendre, il terrorisait la terre entière. Helena dû avouer que pour elle c’était un peu pareil. Elle impressionnait tout le monde sauf lui. Laissant de côté les pensées affectueuses qu’elle se réhabituait à avoir à l’égard de Zach, elle se plaça devant sa glace. Aucune trace de blessure ouverte, pourtant, au cou, peut-être conserverait-elle une marque ? Pas grand-chose, mais peut-être… Elle retira son chemisier et palpa sa côte. Rien. Elle n’avait plus mal. Elle remercia son pouvoir de nature et la nature en elle-même. Jetant son chemisier plein de sang, elle se dirigea vers la salle de bain pour se passer un gant de toilette sur le sang séché sur son cou et sur son torse. Une fois cela fait, elle retourna devant l’armoire et attrapa un chemisier propre. Elle le boutonna et ouvrit la deuxième porte pour prendre une chemise appartenant à son mari. Elle prit soin de ne pas choisir une de ses préférées, ni une de celles qu’Helena lui avait offertes. Elle finit par en trouver une de couleur sombre, un peu plus anciennes que les autres, qu’il ne mettait presque plus. Au cas où Jared oublierait de la lui rendre, elle ne lui manquerait pas tellement. Même si elle avait un doute sur cela, Jared ne se mettrait probablement dans une telle situation. Elle prit la chemise et descendit les escaliers. Prenant d’office la direction de la cuisine, elle trouva un Jared attablé à la table de la cuisine, plutôt à l’aise pour ce genre de situation. Elle lui posa la chemise en face de lui et attrapa la bouilloire pour faire chauffer de l’eau.

H - « J’imagine que si je te demande si tu préfères un Darjeeling ou un Earl Grey, tu ne sauras pas me répondre, donc je vais choisir pour toi »

Pas encore disposer à l’accoutumer aux compliments, elle était cependant disposée maintenant, à lui offrir le bénéfice du doute. Au moins, Jones avait fait ce grand pas là. Mieux, elle était prête à entendre ce qu’il avait à dire. Le souci, c’était que ce que Jones a à dire n’est pas toujours tourné de manière à plaire à Helena mais soit, elle ferait un effort. Sortant deux tasses, elle sentit qu’une petite douleur restait dans sa côte quand elle étendit le bras pour saisir les tasses. Elle marqua une pause puis repris son mouvement, une fraction de seconde plus tard, plus doucement. Elle ne récupérait pas aussi bien que ce qu’elle avait pensé, elle n’était plus toute jeune. Elle avait pris soin de tourner le dos à Jared pendant qu’il s’était changé. L’idée de le voir dans une chemise à Zach, qu’il craignait tant, la fit sourire. Un brin sadique Madame Calahan…
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MessageSujet: Re: Comme un Jésus en croix Dim 30 Oct - 20:32

Il avait été franc et bizarrement, sa sincérité n’avait eu aucun mal à sortir. Notre homme n’attendait rien de la lady, si ce n’est un peu de confiance. Qu’elle ne l’aime pas, soit. Il l’appréciait, comme il appréciait toutes les femmes au fort caractère. (Mais aussi les femmes adorables, crémeuses, et les plus belles perles qui répondaient au doux nom de Valentine uhu.) En plus elle arrivait à contrôler Mike, ce qui était assez admirable ! Le garçon se contenta d’un peu d’humour accompagnant ses paroles, étant toujours aussi naturel. Il était soulagé au fond de la voir se remettre de ses blessures. Qu’aurait-il fait ? Il aurait fui. Lâchement. Il aurait peut-être pris le cadavre de la matrone avec lui pour le mettre à l’intérieur de la demeure. Il serait alors trouver Mike et là… Il l’aurait pris dans ses bras, il se serait excusé, et il ne savait même pas s’il aurait eu le courage de lui dire que sa mère avait péri. Heureusement, ils n’en étaient pas arrivé là et ce grâce à la combativité d’Helena. Ouf, la famille Calahan restait intacte. Bafouée et probablement en colère maintenant, mais indemne ! Un instant, Jones s’imagina ce qui se serait passé si un autre membre de la famille était aux côtés de cette femme lorsque c’était arrivé. Il y aurait eu un mort, ou bien à deux ils s’en seraient sortis, qui sait. Il chassa toutes ces pensées avant d’arriver par malheur à celle qui l’horrifiait mais trop tard, il ne put s’empêcher d’y penser : Et si ça avait été Mike… ?

Elle lui proposa des vêtements, et il déclina en s’imaginant joyeusement porter une chemise de Mike qui deviendrait, sur lui, un débardeur qu’il ne pourrait même pas fermer ! Car oui, il avait essayé. Et son ami aussi appréciait porter les affaires trop grandes de Jared. C’est drôle, mais ce dernier connaissait les pointures, la taille et même le poids du Calahan sans jamais s’être posé la question. Cela faisait partie des petits détails qu’il avait captés et retenus sans s’en être vraiment rendu compte. Le nombre de chose que son inconscient savait sur Mike Calahan était assez impressionnant. Sentant les pensées d’Helena un peu louche, Jared se retrouva un peu crispé. De l’amour ? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien s’imaginer là ? Et pourquoi est-ce qu’il se sentait prendre la mouche aussi vite en entendant de pareilles idées ? Il mourrait d’envie de se justifier, de sortir toutes les excuses qui lui passaient sur la tête mais non seulement elle découvrirait qu’il est télépathe – et alors là adieu le petit morceau de sympathie d’Helena – mais en plus il se trahirait ouvertement en montrant à la lady qu’il tenait beaucoup plus à son fils que ce qu’il prétendait. Quoique ce n’était pas bien difficile de s’en apercevoir.

« Dans ce cas, je pense que mon mari acceptera de te prêter une chemise, pour service rendu à son épouse. »

Sourire crispé. Il voyait bien Zach débarquer chez lui en pleine nuit et le coffrer pour vol de chemise. Mais Helena semblait sincère et n’imaginait aucun piège visant à mettre Jared dans le pétrin. Même si elle était fort amusée à l’idée qu’il soit réticent à l’idée de porter les habits d’un boxeur fou. Il n’allait pas les garder longtemps ! Le temps que Lewis le lave et Jared viendra le rendre en personne. Il n’allait pas envoyer son esclave le faire à sa place, il ne voulait pas que Zach le lui abîme.

« même si tu risques de nager dedans… »

Haha très drôle. Jared fit la moue. C’moi l’plus fort, se disait-il. Il n’avait peut-être pas les gros muscles du policier mais... euh… il est grand ! Certes, moins grand que papa Calahan. Il se réconforta intérieurement en se disant que de toute façon, si ce boxeur était si fort c’est rien que parce qu’il était une grosse bêbête toute poilue. Oui, c’est ça, c’est sa lycanthropie qui lui a donné sa carrure, et non pas les années de sport qu’il a de plus que Jared à cause de son âge bien plus avancé. Jared aussi, dans vingt ans, il sera une bête comme lui, d’abord ! Gros gamin continua de se convaincre qu’il sera un jour plus beau et plus fort que Zach durant de bonnes minutes tandis que la matrone prenait la direction de la demeure. Il hésita à la suivre. Généralement, ici, ils avaient plus tendance à le foutre dehors plutôt qu’à l’inviter à entrer.

« Entre voyons, j’allais me servir un thé, il doit bien me rester une deuxième tasse quelque part…
Bien madame Calahan. »

Un thé, et puis quoi encore. Ce genre de truc était bon pour les britishs ringards ! Mais il eut la bonne idée de ne pas partager son opinion à haute voix. Il se contenta d’accepter et d’obéir en la suivant, puis en refermant la porte derrière lui. « Allez Jones, c’est le moment de faire le beau pour lui prouver que tu peux être très distingué. » se dit-il en se massant l’arrière du cou, pas très convaincu par son encouragement. Il était vraiment persuadé qu’il finira par dire une bêtise plus grosse que lui qui lui vaudra le thé bouillant sur le visage. Sûr. Il était prêt à faire des efforts parce qu’il ne savait plus du tout où il était. Il avait l’impression de perdre tous ses repères et pourquoi ? Parce que madame Calahan était gentille avec lui ! Ce n’était pas possible. Tandis qu’elle lui tournait le dos, il se pinça fort le bras pour s’assurer qu’il n’était pas en train de rêver. Il fouilla bien de fond en comble une partie de l’esprit de la matrone pour s’assurer qu’elle n’était pas envoûtée. Non, c’était bien elle. Il n’était pas sceptique mais plutôt intimidé. Il était tellement plus à l’aise lorsqu’elle le considérait comme un moins que rien, lorsqu’il faisait le con pour attirer en vain sa sympathie ! Là, il lui semblait avoir franchi un pas tellement important qu’il n’en revenait pas. Et maintenant qu’il avait fait ça, il devait faire en sorte de ne plus reculer. Il s’arrêta à quelques mètres d’elle, concentré lui aussi sur cette poutre et sur les visages qu’elle se rappelait. Lui aussi, les gravait dans la mémoire. Et il se lança le défi d’essayer de les retrouver avant qu’elle ne le fasse. Puis elle disparut dans la chambre. Si elle avait été une autre femme, il aurait peut-être essayé de la suivre pour grappiller un peu du paysage courbé qu’elle possédait. Mais là, il était parfaitement conscient que ce serait la pire des bêtises à faire. Jones attendit qu’elle soit dans la chambre pour s’envoler et commencer à détacher la poutre. Il était toujours un peu frustré qu’elle ait dit ouvertement que son mari était « plusseboplusseforplussemieux » que lui ! Même si elle ne l’avait pas dit de cette manière. Certes, elle avait raison et il le reconnaissait sans mal. Mais il voulait prouver qu’il n’était pas si mal non plus ! Alors superman commença à délier les deux cordes aux extrémités pour que la poutre se décolle de la rambarde d’escalier. Elle était moins lourde que ce qu’il avait imaginé. Il pensa qu’il ne pouvait pas laisser ce travail à une femme. D’autant plus que lui était capable de voler, alors ce boulot lui était beaucoup plus accessible. Et puis comme il se le disait, il était un homme, un vrai, un grand et fort ! Gnuh.

Il se téléporta avec la poutre dans son propre jardin où il la laissa tomber au sol. Lewis s’en occupera. Lorsqu’il réapparut dans la demeure des Calahan, Helena sortait en même temps de sa chambre. L’homme enroula les cordes puis les posa sur un meuble avant d’aller directement dans la cuisine avant qu’elle ne descende. Il commençait à être un peu plus à l’aise. Il faut dire que la stupeur était passée, et que maintenant il n’avait plus qu’à profiter jusqu’à sa prochaine connerie qui lui remettra Helena à dos. Comme il était certain que ça arrivera, il comptait en profiter ! L’homme s’installa sur la chaise qu’il prenait lorsqu’il s’était déjà retrouvé avec un des enfants Calahan qu’il prenait. Il se leva pour aller se laver les mains, chassant le sang de la matrone dans le lavabo, puis retourna s’assoir en la regardant arriver. Bizarre, mais elle ne lui faisait pas un grand effet. C’était probablement parce qu’il ne la voyait pas comme une femme à conquérir mais plutôt comme à la fois la mère de SON Mike, mais aussi la femme du boxeur fou. Et forcément, tout ça la rendait beaucoup moins attirante à ses yeux. Pendant qu’elle s’attablait à la bouilloire, il prit la chemise, l’examina et se leva. Il sentait déjà l’odeur de la bête dessus, rhaaa !

« J’imagine que si je te demande si tu préfères un Darjeeling ou un Earl Grey, tu ne sauras pas me répondre, donc je vais choisir pour toi.
Pour vous prouver que je n’ai rien contre les fleurs je vais opter pour un Darjeeling, madame Calahan. » répondit-il malicieusement en se disant que boire un thé avec des arômes floraux allait sûrement mieux passer auprès d’Helena. Eh ouais, il y connaissait quelque chose ! Bon, ok, il venait juste de tirer toutes ces informations de la tête de Mme Calahan. Ce n’était pas de la triche, juste un concours de circonstances. En vérité, il ne connaissait rien à tout ça et n’aimait pas vraiment le thé. Il commença ouvertement à déboutonner sa chemise actuelle. Mais après l’avoir ouverte il s’immobilisa, regarda Helena, tordit sa bouche de gauche à droite puis hocha la tête l’air de dire « Ouais, ok d’accord, je m’éloigne. » Il se rendait peut-être compte que cela ne se faisait pas, de se déshabiller comme ça devant elle. Il n’avait aucune gêne mais s’il voulait paraître le plus distingué possible, il fallait jouer le jeu à fond ! Il retourna donc dans le salon et enfila rapidement la chemise sombre qu’elle lui avait confiée, avant de revenir avec son vêtement sale dans les mains. « Et valaa tout propre ! » Se dit-il. Et dire que ça amusait cette sadique de Calahan de lui faire enfiler les fringues d’un furieux !

« J’ai retiré la poutre. Je vais la brûler, à moins que vous ne la vouliez pour prélever des empreintes ou du sang. » fit-il en se rasseyant sur une chaise, « Et euh… si vous pouviez ne pas dire à Mike ce qu’il s’est passé, ou du moins que j’étais là, ça m’arrangerait. » murmura-t-il sur un ton un peu plus bas. L’idée que Mike vienne lui demander pourquoi il avait fait ça le mettra très mal à l’aise. Il n’avait aucune excuse au fait qu’il essaye toujours d’attirer la sympathie d’Helena, alors que les beaux yeux de Mike y étaient pour beaucoup dans ce phénomène. Donc s’il pouvait ne pas avoir cette discussion avec le Calahan il en serait heureux, ça l’évitera de fuir lâchement et de débiter mille et une blagues idiotes pour y échapper. Ahlala, ce Mike.
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MessageSujet: Re: Comme un Jésus en croix Dim 6 Nov - 16:21

Helena ne se posait pas de questions quant à son changement d’attitude envers Jared. S’il avait agis ainsi, personne ne l’avait obligé. Il aurait pu la laisser mourir, d’ailleurs, elle le lui avait même proposé alors, s’il l’avait quand même sauvé, c’est qu’il l’avait voulu. Pour quelle raison avait-il fait cela ? Helena soupçonnait encore et toujours son envie de se faire bien voir de Mike mais elle se garda d’en parler. Après tout, l’enfer est pavé de bonnes intentions, alors qu’importe ce qui motivait Jones, il y avait quelque chose en lui qui avait été sincère. Helena n’allait pas s’excuser de ne pas l’avoir cru, ha ça non, mais elle pouvait au moins, le remercier de lui avoir sauvé la vie.

C’est pourquoi, il avait devant lui une chemise appartenant à son mari et qu’elle allait lui servir un thé. Quand elle lui posa la question, elle ne s’attendait pas à une réponse. Elle s’attendait à ce qu’il esquive avec brillo comme à son habitude mais pas qu’il lui sorte quelque chose de sensé. Et là…

J –« Pour vous prouver que je n’ai rien contre les fleurs je vais opter pour un Darjeeling, madame Calahan. »

Helena se retourna avec un sourire amusé aux lèvres. Elle le fixa un instant, puis se retourna sans rien dire. Elle rangea donc la boite d’Earl Grey et sortit celle de Darjeeling aux agrumes qu’elle adorait (une tuerie en vrai !!!). Elle se retourna pour prendre la bouilloire quand elle s’aperçut qu’il entreprenait de se changer là. Au moment où il rencontra son regard, il arrêta ses geste, hésita quelques secondes et elle le vit disparaître dans le salon. Helena sourit intérieurement. Il tenait toujours à faire bonne figure, c’était très amusant. Elle prit la bouilloire, la remplit d’eau et la mit sur le feu. Elle sortait les tasses et sa côte lui refaisait mal, quand il rentra dans la cuisine. Elle lui jeta un regard puis ajouta :

H – « Qu’est ce que je disais… »

Signifiant, comme Jared l’avait compris, que la chemise était belle et bien trop grande. Elle ne cacha le petit air moqueur qu’elle avait sur le visage. Elle revint poser les deux tasses sur la table et s’assit attendant que l’eau se décide à bouillir.

J - « J’ai retiré la poutre. Je vais la brûler, à moins que vous ne la vouliez pour prélever des empreintes ou du sang. » fit-il en se rasseyant sur une chaise, « Et euh… si vous pouviez ne pas dire à Mike ce qu’il s’est passé, ou du moins que j’étais là, ça m’arrangerait. »

Helena n’en revenait pas. Si elle avait du miser sur quelque chose, cela aurait été que Jones voulait que son exploit soit connu et reconnu. Elle arqua un sourcil cherchant à comprendre ses motivations. Mais que cherchait-il en vrai ? Sa reconnaissance à elle ? Mais alors, si cela ne venait pas de Mike, d’où cela venait-il ? Elle le regarda un instant.

H – « Très bien, j’aurais pensé que tu voudrais que ton ami sache que tu as sauvé sa mère, mais c’est je ferais comme tu as demandé. En tout cas, j’informerais mon mari que tu m’as sauvé la vie, cela pourrait sauver la tienne un de ces jours… »

Toujours ce même sourire amusée. Elle n’avait jamais vu la situation comme cela mais un Jared flippé de rencontrer Zach, cela la faisait bien rire. A dire vrai, elle savait que Zach était crains, mais pour elle, il était tellement l’inverse, qu’à chaque fois, elle était surprise. La bouilloire se mit à siffler, Helena se leva donc et l’attrapa pour remplir leurs deux tasses. Elle la reposa près de l’évier et revint s’asseoir.

H – « Tu peux brûler la poutre, je me souviens de leurs visages et je sais qu’ils bossent pour la Reine, je les retrouverais.»

Evidement, elle n’allait pas les traquer pour leur offrir des chocolats, son visage était redevenu froid tandis qu’elle se remémorait la scène. Elle était en train de se rendre compte que si les choses restaient ainsi, leurs ennemis allaient encore s’en prendre à elle car elle était la plus faible. Cela ne lui faisait pas peur, mais elle devait compter sur sa chance pour que quelqu’un vienne la sauver de temps en temps, car elle ne pourrait pas s’en sortir à chaque fois, la preuve, aujourd’hui, elle avait faillit mourir !
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MessageSujet: Re: Comme un Jésus en croix Lun 7 Nov - 18:52

Elle se posait vraiment trop de questions, cette madame Calahan ! Il en était presque embarrassé. Ce qu’il adorait tout particulièrement avec son talent de télépathie, c’est qu’il n’avait pas à répondre aux pensées d’autrui. D’où l’intérêt de cacher son pouvoir à tout le monde. Là, il attendit juste qu’elle pense à autre chose pour que lui aussi puisse passer à un autre sujet. Chez lui en plus, c’était facile de voler du coq à l’âne. Et c’est ce qu’il fit avec une grande facilité ! Monsieur Jones s’amusa à épater son hôte au sujet d’un thé dont, en vérité, il ne connaissait rien. Sitôt sa phrase prononcée, il avait déjà oublié le nom propre qu’il venait d’employer. Darjequoi ? D’ordinaire il était un peu plus naturel. Il avait certes une culture assez développée puisque, malgré lui, il en apprenait beaucoup dans la tête des gens. Mais il ne faisait pas étalage de ce qu’il n’était pas censé savoir. Ici, c’était juste dans l’espoir de se faire passer pour quelqu’un de plus raffiné qu’il n’était auprès de la belle-maman. D’en imposer un peu quoi, qui n’en profiterait pas de temps en temps ? Après son petit côté « jmeladonne », il sortit se changer. Ce n’était pas tant par humilité qu’il s’éloignait, mais parce qu’il ne voulait pas se prendre une remarque de la part de la matrone alors qu’il s’était jusqu’ici pas mal débrouillé pour remonter dans du positif.

Jared haussa les épaules lorsqu’elle insinua encore une fois que son beau, son splendide petit marichoupinet était dix fois plus grand, plus beau, plus fort, plus intelligent que lui ! Certes, ce n’était ni ce qu’elle avait dit, ni ce qu’elle avait pensé. Mais l’homme l’avait compris ainsi ! Un jour, il sera un tas de muscles lui aussi. Il eut soudain quelques doutes sur le mari en question. La manière dont Helena percevait Zach était quand même fort intriguant. Carrément flippante, même ! Lui, doux et affectueux ? Durant un court instant, Jared cru que la mère des Calahan devenait sénile… Il finit ensuite par conclure que c’était l’épisode un peu éprouvant qu’elle venait de subir qui l’avait un peu déroutée. Oui, sûrement ça. Ou bien elle ne pensait pas au même Zach que Jared ! Mais c’était moins plausible puisque, physiquement, ils étaient les mêmes. Encore une fois, il passa bien vite à autre chose. Il affirma qu’il allait prendre la poutre avec lui, ce qu’il avait de toute manière déjà fait. Ce n’était pas très galant de laisser belle maman ramasser les poutres pleines de sang après le passage de vilains démons ! Lorsqu’il demanda s’il était possible que Mike ne sache rien de tout ça, Helena fut surprise. Effectivement, c’était bien le genre de ce crétin de Jared d’aller vanter ses exploits à qui le veut et surtout à son si précieux ami. Mais ça, il ne voulait pas s’étaler dessus. Disons surtout qu’il ne voulait pas que Mike lui demande pourquoi il avait sauvé sa maman. Parce que oui le Calahan, plutôt que d’exclamer mille mercis, allait d’abord lui demander des explications. Et il connaissait si bien Jared que ce dernier n’arriverait pas à lui mentir. Il n’y arrivait plus.

Elle parla encore de son idiot de mari. Jared n’avait pas peur, non non non ! Il ne voulait juste pas s’attirer encore une fois les foudres de ce taré de boxeur qui ne jurait que par des coups. Avec Zach, on ne recevait pas de menaces. On recevait directement son poing dans la gueule. Du moins, c’était le traitement réservé avec Jared et ce dernier avait déjà pu constater que c’était quelque chose encore une de ces choses qui n’étaient réservées qu’à lui seul. Quel honneur. Il ne tenait pas trop à ce que l’époux soit au courant lui aussi. Il le voyait bien débouler dans sa villa en pleine nuit et l’arrêter parce qu’il le soupçonne de vouloir lui voler sa femme. Ah ça serait bien possible, Zach est aussi méfiant que son fils ! Il hocha la tête, ne voulant pas la contredire. Mais il espérait ne pas être là lorsqu’elle le lui dira ! Il s’imagina Zach en train de lui reprocher de ne pas être arrivé plus tôt. Jared exagérait probablement les choses tout comme ses opinions influençaient beaucoup ses hypothèses. Il regarda sa tasse chaude : il n’aimait pas le thé. Mais puisqu’il avait si bien commencé, il allait faire l’effort de goûter et de tout boire. Pourquoi n’y avait-il pas de chat ici pour laper ce que l’on pouvait renverser ? Il posa ses deux mains à plat sur les tasses, réflexe banal pour se les réchauffer sans avoir froid. En écoutant la dernière réponse de la lady, il approuva silencieusement encore une fois. Lui aussi il avait leur visage en tête, il se mettait au défi de les retrouver et de leur faire la peau avant elle. De leur faire subir mille et une chose qu’elle ne pourrait imaginer, afin qu’ils reçoivent bien pire que si c’était elle qui les avait attrapé. Mais il pensait aussi à lui en laisser un. Juste un de ses ravisseurs, afin qu’elle assouvisse sa vengeance mais surtout qu’elle fasse passer son message, si elle en avait bien un. Il avait hâte de se lancer à leurs trousses.

« Je doute que la reine veuille se mettre à dos une famille capable de la renverser. » Il fronça les sourcils.

MamaDéden était une femme loin d’être idiote, et Jared le savait parfaitement ! C’était plus qu’étrange qu’elle ait envoyé des assassins sur la matrone Calahan alors qu’elle essayait de réunir les enfers pour unifier les maléfiques. Autrement fit, il était persuadé que ces soi-disant soldats voulaient nuire à la fois aux Calahan, mais aussi à Eden en lui faisant porter le chapeau. Raison de plus pour qu’il les retrouve avant Helena ! Jared pouvait savoir la vérité en moins de deux, et il n’allait pas se gêner pour la découvrir ! D’un air songeur, il se reprit aussitôt.

« Je n’insinue pas que vous mentez, hein ! Juste que eux, ils auraient très bien pu vous mentir. Pour foutre la pagaille, y’a pas mieux. Et puis c’est pas du tout son genre à la Dedenne ! » affirma-t-il avec une conviction sans faille. Ton familier, Irrespect verbal envers la reine, c’était normal. L’homme pouvait même parfois appeler Eden « maman » juste pour l’embêter ! Il avait de la chance qu’elle ne l’ait pas encore fait assassiner, jusqu’ici ! Il était complètement inconscient, immature, et il avait des contacts partout. Un vrai chieur.
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