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Aqualand

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MessageSujet: Aqualand Ven 25 Nov - 19:33

Il regarda longuement le cadavre étendu sur le sol. Du sang coulait de son front, et le tueur ne put s’empêcher de penser que même mort, il salissait autour de lui. Ce mort : Kraken. Juste Kraken. Une sorte de pieuvre mortelle qui laissa bien des dégâts, de la misère et des légendes derrière lui. Toute une vie plus ou moins aussi vieille que celle de son assassin. Il en avait laissé des traces, toutes aussi putréfiées que ce qu’il allait bientôt devenir. Pour Stoicheïò, il ne s’agissait maintenant que d’un contrat accompli, et la récompense qui lui était dû n’en était que plus intéressante. Tandis qu’il se rapprochait encore du corps, il songeait aux trois bébés tigres blancs qu’on allait lui offrir. Cette prime valait le coup, son cirque ne s’en portera que mieux. Les commanditaires étaient trois. En vérité ils étaient plus que ça, car c’était tout un club qui avait engagé l’assassin pour cette tâche. Une sorte de club tout du moins, des gens qui s’étaient réunis pour se construire une forteresse inutile et cachée pour se protéger d’un monstre marin tristement célèbre. Ne réussissant pas à le fuir ni à s’en débarrasser, ils firent appel à l’un des soldats du bien dont la fonction était d’éradiquer le mal pour des récompenses. En l’engageant, on l’avait prévenu sur de nombreux points. On lui avait montré quelques dessins peu jolis à voir et on lui avait affirmé avec certitude que c’était bien plus qu’un dur à cuir. Qu’il survivait à toutes les attaques. L’assassin le mit intérieurement au défi de survivre à la sienne. Ces victimes firent promettre au chasseur de leur ramener la tête du monstre en guise de preuve. Soit.

Pour le reste, il se renseigna lui-même. Il s’était demandé comment une telle créature aussi repoussante pouvait vivre dans la ville sans déclencher d’émeute, et il trouva sa réponse lorsqu’il trouva une photo d’homme banal sur son nom. Les monstres les plus redoutables étaient ceux qui réussissaient à se fondre dans la masse. Nerò le trouva bien arrogant de ne pas chercher à cacher son identité. Il était pourtant évident que tôt ou tard, quelqu’un se remettrait à sa poursuite. Remettre, car il savait que son adversaire avait déjà passé une bonne partie de sa vie en cage. Sans attendre, et tandis que ses commanditaires se mettaient à la recherche de sa récompense, lui partit à la chasse à la grosse bêbête. Après s’être renseigné, il suivit et espionna à de nombreuses reprises et durant plusieurs jours sa cible sans se montrer. Du moins, sans aller à sa rencontre. Il se contentait de l’observer, de le pister, de noter ses allées et venues dans tels lieux et d’en tirer plusieurs conclusions. Il le vit même entrer un jour dans une boutique de fleurs, puis en ressortir l’après-midi plus en forme que jamais. L’élementaliste ignorait qu’on pouvait rester aussi longtemps dans un magasin de fleurs. Il se posait de sérieuses questions quant à l’amour que devait porter ce monstre à des plantes végétales. Puis un beau jour, il décida de passer à l’attaque.

Tous les vendredis vers quinze heures, l’homme pieuvre visitait un Nausicaa américain. C’est donc à l’intérieur que l’attendit le tueur, caché en hauteur et tout près de l’aquarium d’un alligator. Pour se préparer, il avait prévu plusieurs choses. Plus tôt dans la matinée, il avait volontairement brisé quelques vivariums pour que le centre touristique ferme. Il savait qu’un panneau « fermé » n’empêcherait certainement pas son ennemi de rentrer quand même voir… voir on ne savait quoi ici. En début d’après-midi, il avait pénétré par effraction les lieux vides pour se préparer. Un bon coup de mentoline en espérant que ça l’aidera à tenir face à l’adrénaline, puis l’asthmatique sortit une seringue qu’il planta dans son bras. C’est à l’héroïne qu’il se shoota sans hésitation. Très peu, de quoi tenir un petit moment car il ne comptait pas faire durer son combat. Il ne faisait jamais durer le combat. Il ferma les yeux et sa respiration s’accéléra. L’effet de son médicament empêcha toute crise d’asthme de se déclencher en lui. Il chancela, le décor autour lui tournait. L’eau qui lui semblait si familière devint à ses yeux une texture à la fois dangereuse et fade. Il se mit à avoir très chaud au point de retirer sa veste et de se mettre en chemise. Il s’appuya contre le mur et resta coi, le souffle haletant, durant de longues secondes. Ses iris bleus ciel prenaient une teinte rouge jusqu’à devenir flamboyants. Une fois que la couleur du sang eut envahi ses yeux, il déglutit. Il souriait bêtement car cette sensation d’euphorie provoquée par la drogue lui plaisait. Il était beaucoup moins lucide, mais se sentait au-dessus de tout. Il avait l’impression d’être capable de briser cette vitre d’un simple coup de poing ! Il devenait aussi beaucoup plus agressif. Si sobre il n’agressait personne sans raison, une fois drogué il pouvait cramer quelqu’un simplement parce qu’il ou elle était sur son chemin. Il désinfecta son bras, fit de même avec la seringue puis remit le tout dans le sac qu’il transportait. Ce sac : tout en longueur, plutôt lourd… Une guitare ? Il prouva que non lorsqu’en l’ouvrant en grand, il sortit d’abord un petit chevalet noir qu’il posa au sol. Le second objet était un fusil de type sniper qu’il cala sur le chevalet et qu’il régla selon sa convenance. Il était prêt, il ne lui restait plus qu’à attendre sa cible. Et cette dernière arriva. Il le vit se diriger vers l’aquarium le plus inintéressant de l’attraction : celui d’un banal poulpe. Encore une bizarrerie de la nature. Un des monstres les plus sanguinaires qui n’ait jamais existé rendait régulièrement visite à un poulpe. Stocheiò préféra ne pas se poser de question. Il chargea, il visa, il tira. Une balle dans la tête, et le corps de Kraken s’écroula sans demander son reste. C’est ainsi que l’élémentaliste éliminait ses cibles. La drogue, c’était juste au cas où il y ait un imprévu et qu’il doive utiliser quelques flammes pour mener à bien sa mission. Mais là, c’était apparemment inutile. Le croyant bel et bien mort, il prit le temps de remballer son arme.

Il vint alors vers le cadavre comme dans la scène décrite un peu plus haut. Il posa un genou sur le sol à côté et plaça son sac par terre. Il ouvrit la poche de devant et en sortit une espèce de grosse serpe bien aiguisée qu’il retira de son fourreau. Un trou rougeâtre décorait macabrement le front de sa cible. Nerò avait pris l’habitude de faire des headshot pour en finir vite et bien avec ses victimes. Il ne se permettait quelques excès de sadisme que lorsque sa proie échappait à la première attaque et qu’il devait soit la carboniser, soit la noyer. Mhhh qu’il aimait noyer quelqu’un… Mais ici, noyer une créature marine était une hypothèse pour le moins idiote. De sa main droite – car il était gaucher – il leva le menton de Kraken pour libérer son coup. Et son autre bras passa d’abord lentement la serpe sur la gorge du cadavre pour entailler sa chair. Il leva ensuite le bras… Mais avant de l’asséner d’un coup sec pour le guillotiner, un étrange incident lui donna la chair de poule. L’entaille sur la gorge de l’homme pieuvre n’était plus. Le cliquetis du métal en contact du sol le fit détourner son regard vers cette balle qui était sortie de la tête de son ennemi pour tomber à ses côtés.
* Merde, merde ! * Pensa-t-il en comprenant que le monstre était en train de se régénérer. Tout seul. Le maître de l’eau avait déjà eu affaire à un démon capable d’une même capacité. Et il serait mort s’il n’avait pas reçu l’aide d’une autre créature ce jour-là. S’il y avait bien une capacité qu’il haïssait plus que tout chez ses ennemis, c’était celle-là. Il lui fallait réfléchir à une autre manière de le tuer et la décapitation lui semblait être la seule échappatoire à ce problème. Alors il leva à nouveau la main et l’asséna du plus fort possible, la lame de sa serpe s’apprêtant dans son élan à trancher la gorge et – il l’espérait – les os de son ennemi jusqu’à lui couper la tête. Il espérait y parvenir avant que l’autre ne reprenne conscience.
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MessageSujet: Re: Aqualand Ven 25 Nov - 20:34

Que faisait Kraken devant l'aquarium du poulpe, avant que la balle de Stoicheïò ne vînt lui faire un petit trou dans le ciboulot ? Eh bien, il était tout simplement en train de discuter avec son ami. Il parlait à voix haute, comme si sa voix était capable d'atteindre l'animal à travers la vitre et l'eau, et comme s'il était capable de le comprendre. Mais Cthulhu, comme il l'avait prénommé, n'était qu'un poulpe ordinaire et rien ne le prédisposait à tenir la conversation. Évidemment, Kraken s'en rendait bien compte et ne demandait pas l'impossible à son confident, mais en même temps, il arrivait à faire abstraction de ce qu'il savait et à faire comme si Cthulhu le comprenait et tentait de lui répondre avec sa grande sagesse et ses pouvoirs divinatoires. Kraken vivait dans son monde et c'était ce qui lui avait permis de ne pas perdre la boule pendant les dix millénaires qu'il passa seul.

Kraken et Cthulhu discutaient de l'un des sujets qui préoccupaient le plus le premier en ce moment et dans lequel il avait décrété que le second était un expert : les femmes. Ce n'était pas une histoire de tentacule qui le démangeait, non pas qu'il fût impuissant, mais lorsqu'il avait des pulsions à satisfaire, et il n'en manquait pas, il savait les assouvir ; il avait ses petites adresses où il était plus ou moins le bienvenu, surtout moins, comme par exemple chez un marchant de fleurs où il se sentait toujours très bien accueilli et ressortait avec l'air réjoui. Non, ce n'était pas à propos de cela que Kraken se prenait la tête, c'était une question d'amour. Le célibat lui pesait et il voulait retrouver une personne avec qui il serait complice comme il avait pu l'être avec l'amour de sa vie, avant qu'elle ne périt il y avait bien longtemps. S'il venait voir son ami le poulpe régulièrement, c'était surtout pour lui demander quand il allait rencontrer sa nouvelle reine des ténèbres, à quoi elle ressemblerait et si leur amour serait aussi fort que celui qu'il partageait avec Grimhild.

Ainsi, Kraken tâchait d'interpréter et de comprendre ce que signifiait l'immobilité infaillible de Cthulhu. Il avait le sentiment que cela voulait dire que la rencontre tant espérée était sur le point d'arriver. "T'es sûr ? Est-ce que je peux te faire confiance ?" demanda Kraken qui doutait parfois des talents divinatoires de l'animal... avant de le regretter aussitôt, comment pouvait-il oser douter de lui ? "Pardon, évidemment que je peux avoir confiance !" dit-il en souriant nerveusement, en espérant ne pas avoir froissé son ami. Et comme pour le conforter dans l'idée qu'ils tenaient réellement un dialogue, Cthulhu leva un tentacule, semblant vouloir amorcer un mouvement. Ouvrant grands les yeux, Kraken l'observait scrupuleusement pour analyser le moindre de ces gestes. Qui savait quels détails il allait pouvoir apprendre sur sa future reine ? Il se languissait d'en savoir plus. Sauf que pan t'es mort...

Kraken venait donc de se faire tirer dans la tête. Et là ce fut un blackout total, parce qu'il avait beau être un démon immortel, il n'en avait pas moins besoin d'un cerveau pour être conscient, et le sien était tout troué. Il s'était effondré sur le coup. Mais contrairement aux apparences, il n'en était pas pour autant mort et finirait bien par se relever comme il était, grâce à son pouvoir de régénération. Quand il reprit conscience, il était allongé sur le dos et sur le point de se faire trancher la tête par la faucille d'un individu inconnu mais avec il comptait bien s'expliquer. Alors qu'il venait à peine d'ouvrir les paupières et de comprendre sa situation, Kraken empêcha sa décapitation en attrapant le poignet du bras qui s'abattait sur lui, se servant de sa force surnaturelle pour le stopper net.

L'instant suivant, en observant le visage de son assaillant, le démon comprit qu'il n'avait pas à faire à quelqu'un d'ordinaire. Il n'avait l'impression d'être face à l'un de ses semblables, ni face à un innocent et encore moins à l'une de ses victimes qui tenterait de se venger. Qui était-il et quelle était sa motivation ? Cela restait un mystère et cela intriguait le démon. "Dommage, essaye encore !" dit-il d'un ton moqueur, tâchant de provoquer celui qu'il tenait fermement, en espérant susciter une émotion qui pourrait le trahir. Sinon, il pourrait toujours le faire parler autrement, ce à quoi il comptait venir. Il avait beau être un démon, il n'aimait pas trop se faire attaquer par derrière, surtout quand il était dans une discussion des plus importantes, c'était incroyablement malpoli et il se ferait un devoir de corriger ce malotru !
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MessageSujet: Re: Aqualand Ven 25 Nov - 21:12

Ce type parle à un poulpe. C’est ce qui lui valut ces quelques secondes de vie supplémentaire, où l’élementaliste tentait vainement de comprendre un sens dans cette situation incongrue. Ce type. Il parle à un poulpe. À travers la vitre d’un aquarium. Et ce débile était la terreur qui horrifiait tant de gens ? Stoicheïò avait appris à ne pas se fier aux apparences mais là, c’était le pompom. Il se demanda ce que cet animal représentait pour la créature marine… Mais il décida de ne pas s’embrouiller davantage et il tira. La suite est déjà connue. Il le voit se régénérer et voudrait lui couper la tête, mais son poignet est intercepté par une force ô combien surprenante. Certes l’élémentaliste était faible physiquement, mais son bras avait pris de l’élan, il y avait le poids de sa lame aussi et pourtant, une fois stoppé il ne bougeait plus d’un pouce. L’autre semblait le retenir avec une facilité plus que déconcertante. Nerò se demanda dans quoi est-ce qu’il s’était embarqué. Dans ses réflexions, il n’eut pas le temps d’afficher une autre expression que la surprise.

« Dommage, essaye encore ! »

Avec plaisir, mais il ne le pouvait pas. Il ne bougeait pas car il craignait qu’au moindre mouvement l’autre en profiterait pour lui tordre le poignet. Avec la force qu’il semblait avoir, il était évident pour l’asthmatique que cette créature était capable de lui péter les os sans trop de difficulté. Il voulait garder toutes ses capacités, alors il ne tenta rien d’imprudent, ou presque. Il gardait la serpe en main, il aurait pu la lâcher mais en tombant sur son ennemi, elle aurait peut-être mis ce dernier en colère. Il étudia calmement son adversaire. Confiant, même moqueur, le dompteur comprenait qu’il avait affaire à une puissance sûre. Que c’était le genre d’homme à prendre plaisir à la violence, et à ne pas être spécialement surpris lorsqu’on lui en voulait. Ca, le dresseur le savait déjà grâce à ses recherches. Un monstre sadique, cruel et odieux. Mais il voulait maintenant se faire un jugement par lui-même, et non en fonction de ce qu’il avait lu, vu ou entendu.

Il ne répondit pas. Il n’était pas du genre bavard et il était surtout concentré pour en finir avec sa proie. Sa main droite lâcha le menton de Kraken. Il glissa ses doigts dans sa ceinture et agrippa la crosse de son arme. Le tueur ne sortait jamais sans son silencieux. Cela ne tuerait certainement pas son ennemi, quoiqu’il allait viser le cœur en espérant provoquer un effet plus novateur que sur le crâne probablement trop vide du monstre. Il colla carrément le canon de son flingue contre le côté gauche de la poitrine du poulpe et sans hésiter PAN ! Et encore PAN ! Et à nouveau PAN ! Il put se libérer de l’emprise et il se releva aussitôt. Une fois debout, il vida complètement son chargeur sur son ennemi en visant surtout la poitrine de ce dernier. * Prends ça et qu’t’en crève ! * Songea-t-il avant qu’un petit cliquetis annonce qu’il n’y avait plus aucune balle dans son arme. Il recula de plusieurs bonds en fixant son adversaire, en guettant le moindre mouvement de sa part. Il fit tomber le chargeur vide au sol puis en remit un plein dans son arme à la vitesse experte d’une Lara Croft, les nichons en moins. Il n’affichait aucune expression sur son visage grâce à sa concentration, mais l’adrénaline montait en lui. Son cœur battait car il savait que ce combat ne sera pas de tout repos. Il ne savait pas tout des talents de son adversaire, il lui fallait lui trancher la tête mais ce n’était pas gagné. Ce qui était certain pour l’instant, c’est qu’il ne devait surtout pas l’approcher parce qu’il ne voulait pas se mesurer à sa force. Ça tombe bien, il était beaucoup plus doué pour les combats à distance ! Afin de calmer son rythme cardiaque, il sortit son médicament et se pshitta la gorge d’une bonne dose pour respirer beaucoup mieux. Il n’avait pas autant besoin de ça lorsqu’il était dominé par son élément naturel, l’eau. Mais sous le feu, son asthme était plus important. Il rangea son médicament puis prit son pistolet à deux mains pour le garder brandit devant lui. Il s’éloignait toujours de son ennemi. Il le visait et le fixait. Il lui fallait trouver quelque chose, et vite, parce qu’il n’avait pas l’intention de fuir. Il leva finalement le canon de son arme vers l’aquarium de l’alligator derrière son adversaire puis il tira trois balles dedans. D’abord des trous, puis la vitre explosa. L’eau se déversa dans la salle et plus particulièrement sur l’homme pieuvre. Le reptile en revanche fut entraîné par le courant et donna des coups de gueule dans son débat un peu partout. Il se blessa sur les morceaux de verre et se releva dans la salle drôlement en colère. Mais l’élémentaliste s’était déjà bien assez éloigné. Il regretta de ne pas avoir pris son fouet, dont il se sert pour dompter les animaux sauvages dans son cirque.
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MessageSujet: Re: Aqualand Ven 25 Nov - 23:00

La douleur physique était une sensation face à laquelle nous n'étions pas tous égaux. Les innocents qui servaient de jouets à Kraken par exemple, finissaient bien souvent pour connaître le seuil au delà duquel ils ne pouvaient plus supporter la souffrance. Kraken n'était pas insensible à la douleur, mais il était relativement tolérant, du fait de sa condition. En effet, pour que son corps reprît et gardât forme humaine, il lui fallait endurer une peine qui lui étreignait les muscles et les os et qui s'agrandissait de plus en plus tant qu'il ne reprenait pas son apparence démoniaque. C'était ce qui l'avait trahi et fit chassé de l'Atlantide, en d'autres temps. Néanmoins, il avait su domestiquer cette souffrance et la supporter pendant plusieurs journées sans se transformer, même en dormant.

Ajoutant à cela le fait qu'il avait souvent été mortellement blessé au combat, se relevant grâce à son don de régénération, et qu'il était habitué à souffrir pendant une bataille et à ne pas se laisser abattre par la douleur, car perdre son sang froid était le meilleur moyen d'offrir à ses opposants de nouvelles opportunités de vous en mettre plein la gueule... Cela dit, Kraken pouvait avoir mal et le chargeur de revolver qu'avait vidé son agresseur dans sa poitrine était loin de lui faire du bien, au contraire, il grogna en grimaçant de douleur. Cette arme qu'il ne connaissait pas vraiment, pour ne l'avoir vu que brièvement dans la boîte avec des images qui bougent dedans, lui causait bien de la peine, ce qui ne l'empêchait pas de se faire une réflexion à propos de cette arme qui montrait bien qu'au fond il tolérait sa situation et pouvait en supporter plus : trop bien, j'en veux une !

Pendant quelques instants, Kraken fut mis hors d'état de nuire par les trous qu'il avait dans la poitrine. Néanmoins, il ne tarda pas à retrouver ses forces comme si de rien n'était, encore une fois. Il se redressa pour s’asseoir pour voir que son assaillant s'éloignait de lui. Étant adepte du combat au corps à corps, cela ne l'arrangeait pas, néanmoins il savait se rapprocher d'un adversaire pour lui en mettre une, il ne manquait pas de ressource ! Sauf que son adversaire non plus, ayant la bonne idée de tirer dans l'aquarium de l'alligator qui déversa son contenu sur Kraken. Celui-ci commit peut-être une erreur en s'inquiétant davantage pour le bassin de Cthulhu que de son propre sort, y jetant un œil pour constater que tout allait bien, trahissant son inquiétude pour le mollusque.

Autre déconvenue causée par le fait de s'intéresser davantage au poulpe qu'à lui-même, ce qui était tout de même saugrenu pour un démon, c'était qu'il ne fit pas trop attention à l'alligator déchaîné qui dans sa rage lui arracha la main. Ce n'était pas comme s'il risquait d'avoir besoin qu'on lui mît un crochet, mais la morsure et l'amputation n'en restait pas moins douloureuse et Kraken, après avoir hurlé de douleur, commençait à en avoir marre d'être le seul à manger. Il se releva, le sang se mettant an même moment à cesser de couler de son bras tronqué, déjà en train de se régénérer, tandis qu'avec la main de l'autre il alla choper l'alligator pour le soulever au dessus de lui. "Laisse-moi voir ce que tes joujoux peuvent faire contre ça !" dit-il d'un ton furibond mais en même temps enjoué, avant d'utiliser sa force surnaturelle pour balancer le reptile sur lui.
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 8:40

L’homme avait discrètement soupiré de soulagement en voyant la bête arracher la main de son adversaire d’un énorme coup de gueule. Le reptile, blessé qui plus est, semblait être dans une colère noire. L’animal paniquait et n’en devenait que plus agressif avec tout ce qui l’entourait. Il n’en survivra probablement pas mais qu’importe, tant qu’il emportait des morceaux de l’homme pieuvre dans sa mort. L’espoir que ressentit l’asthmatique s’estompa bien vite en voyant le bras de son ennemi se régénérer. Ce talent était bien plus évolué que ce qu’il avait pu voir, capable de recréer le tissu d’un membre tout entier ! Il serra les dents, il devait vraiment trouver quelque chose. Il continuait de penser qu’en arrachant la tête de cet individu, elle ne repousserait probablement pas. Kraken avait forcément un point faible dans toute sa puissance et Nerò n’avait plus le choix, il devait absolument le trouver s’il voulait sortir d’ici en vie et victorieux. Il nota l’intérêt de la créature marine envers le poulpe toujours aussi peinard dans son aquarium. Il ne savait pas bien ce qu’il pouvait faire de cette observation mais il la retint, peut-être pourrait-elle lui servir. Il ne s’agissait pas d’aller s’attaquer à l’animal parce que mettre le monstre en colère n’allait pas lui servir dans l’immédiat à le vaincre. Il revint sur sa concentration en voyant le gros alligator soulevé par un colosse. Stoicheìò pointa aussitôt son arme vers lui en espérant le convaincre de ne pas lui lancer la grosse bêbête dessus.

« Je te le déconseille… » murmura-t-il plus pour lui-même. Il allait appuyer sur la gâchette pour le plomber de balle dans l’idée qu’il tombe avec le reptile et que ce dernier lui dévore la tête. Mais il n’eut pas le temps de mettre son plan à exécution. La vitesse que prit le projectile fut si élevée que même le bond de l’élémentaliste ne lui permit pas d’éviter l’animal. Par chance ce n’est pas sa gueule qu’il se prit de plein fouet, mais le corps. Il plaça ses bras en protection et vola pendant quelques centimètres avant son dos n’entre en contact avec l’eau déversée au sol, qui amortit un chouïa le choc. Par chance encore, le reptile avait continué sa chute un peu derrière lui et son premier réflexe fut de rouler vers le monstre marin pour éviter les coups de gueule du reptile. Il se retrouva dans une situation bien trop inconfortable. L’alligator enragé d’un côté, tout près, et son adversaire de l’autre un peu plus loin. À choisir, l’élémentaliste savait très bien qui est-ce qu’il voulait éliminer le premier. Dans sa chute, il n’avait pas lâché son arme. Et il tira sur l’animal. Une balle. Bon deux. Bon… trois. La bête était vraiment résistante et surtout elle bougeait trop, il avait du mal à viser la tête. Notons aussi qu’il ne cessait de jeter des coups d’œil à Kraken pour s’assurer que ce dernier ne s’approchait pas trop. Au bout de la cinquième balle, il explosa la gueule du pauvre reptile qui finit par s’écrouler et par laisser son sang se répandre dans la flotte. L’élémentaliste courut vers la bête et sauta par-dessus pour s’éloigner encore de son ennemi, il se retourna pour lui faire de nouveau face. Là, il pointa son arme sur lui et il tira. Du moins, il essaya. Plus de balle. Il laissa tomber le chargeur vide, il n’en avait plus. Il jeta l’arme à ses côtés.

Le sniper était un échec. Le pistolet était un échec. Il n’avait pas épuisé toutes ses ressources mais il n’en était pas moins frustré que cette créature soit si difficile à vaincre. Il n’avait plus d’arme sur lui, si ce n’était un poignard rangé dans un fourreau caché, attaché à sa cheville, sous son pantalon. L’homme décida d’utiliser sa plus grande attaque, il se félicita intérieurement de s’être drogué par précaution. Il se mit torse nu. Puis il retira son pantalon aussi. Non pour offrir un strip-tease à son adversaire en gage de victoire, mais parce que sa chair se mit à brûler. D’abord elle rougit, elle fuma, et tandis qu’il fixait son ennemi, il s’enflamma comme une torche. Il n’avait pas mal. L’eau qui touchait ses chevilles s’évapora. Il gardait une maîtrise de soi plutôt évidente malgré sa condition enflammée. Même son visage était devenu quasiment indétectable à cause des flammes qui le ravageaient. Il avait des ondulantes vagues orange à la place des cheveux, et il s’apaisait à l’aide du bruit de crépitement que provoquait son feu, de la chair qui meurt. Il recula un pied derrière lui pour se mettre en position de combat, courba légèrement son dos pour se pencher en avant puis joignit ses mains. Il songea que son adversaire devait forcément craindre le feu, au vu de sa nature avec l’eau ! Il concentra un nuage de feu entre ses mains puis il le lança. Pas assez fort. Il dut se rapprocher malgré lui de son ennemi pour recommencer et, une fois qu’il eut la force nécessaire pour lui balancer du feu, il ne se priva pas en le bombardant comme il le pouvait, usant toute son énergie et en espérant le toucher. Il savait que s’il réussissait à mettre son adversaire par terre ou simplement à l’immobiliser, il le cramera jusqu’à ce qu’il n’en reste des cendres ! Il voulait voir si l’autre était capable de se régénérer avec ça… Mais encore fallait-il que toutes ses flammes puissent atteindre l’autre.
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 13:23

Un main sur la hanche, l'autre finissant de repousser, Kraken pencha la tête sur le côté, avec sur sa figure un sourire légèrement moqueur lui étirant le coin de la bouche et un regard gourmand fixant son adversaire du moment. En effet, après avoir esquivé le cadeau plein de crocs que Kraken lui avait balancé à la figure, son ennemi commença à lui faire un strip tease, enlevant d'abord sa chemise, puis son pantalon, ne lui restant plus que son slip et un poignard attaché à sa cheville. Mais pourquoi avait-il décidé de se mettre à poils ? Cherchait-il à sauver sa vie en corrompant Kraken avec son corps ? Portant les doigts de sa main fraîchement régénérée à la bouche, Kraken encouragea le Pistolero à y aller plus sensuellement que ça, car il trouvait qu'il n'y mettait pas assez de volonté, en le sifflant, avant de lui dire "Mhhh, mets-y plus de cœur si tu veux que je t'épargne, mon joli archer* ! ♥"

(*il ne connait pas le mot snipper xD)

Ce ne serait pas la première fois qu'on chercherait de la clémence par ses charmes et Kraken avait profité plus d'une fois de ce genre de commerce, bien qu'on ne lui faisait ce genre de proposition que lorsqu'il n'avait pas encore affiché sa forme tentaculaire et exhalé son parfum de poulpe en état de décomposition. Mais en revanche, il n'avait pas l'habitude que ceux qui voulaient négocier leur vie en échange de leurs émois prissent feu ! "Héhé, je t'en fais de l'effet !" Avec cette distance qu'il y avait entre eux, Kraken ne pouvait pas très bien le voir, mais le slip du mystérieux assassin tomba en cendres, dévoilant son intimité virile. C'était une manière originale et plaisante de terminer un strip tease. Ca lui ferait un sujet de conversation avec Jared, se dit-il !

Kraken ne pouvait pas très bien voir à quoi ressemblait l'entrejambe de la torche humaine qu'il fixait avec insistance, mais ce qui est suggéré peut souvent être bien plus émoustillant que ce qui est montré, ça ne faisait que le mettre en appétit. Il ne regrettait pas de l'avoir encouragé à y mettre plus de cœur, il n'était pas déçu ! Cela dit, tout cela était bien beau, mais Kraken n'était pas totalement dupe, il avait beau enjolivé les choses, il savait bien que son adversaire n'avait pas les intentions que le démon aimait lui prêter, et que le combat n'était pas encore terminé. Et quand le bonhomme en feu se mit en position de combat et lui balança une première slave de flammes, Kraken sourit en se jetant sur le côté, se permettant même de faire le pitre encore une fois : "Tu commences vraiment à m'exciter !

Contrairement à ce que certains ont pu écrire plus haut, s'il y a bien un type de créature qui ne craint pas le feu, ce sont bien les créatures aquatiques, quiconque dans son existence a combattu des monstres marins ou bien jouer aux pokémons peut en témoigner. Néanmoins, Kraken n'était pas pour autant immunisé contre les brûlures des flammes et la douleur qu'elles savaient infliger lorsqu'elles dansaient sur son corps. De plus, cela lui évoquait la mort de sa femme qui avait péri sur un bûcher. Le cœur lourd, il avait donc préféré esquiver l'attaque et se pencha sur le côté, faisant une roue pour s'enlever de la trajectoire du jet de flammes. Kraken n'était pas un archer, c'était un combattant au corps à corps, et s'il ne disposait pas de pouvoir à longue portée, il était extraordinairement souple et maîtrisait fort bien les techniques d'esquive.

Il prit ensuite le parti de se rapprocher de son ennemi en esquivant ses flammes, ce qui ne lui permettait pas d'y aller en ligne droite, l'obligeant à multiplier les acrobaties, aussi bien à l'horizontale qu'à la verticale. Plus d'une fois, il fut caressé par les flammes mais ne fut pas sérieusement touché, elles ne faisaient que laisser leurs traces sur sa tunique bleue qui passait au noir, son blouson en cuir et son pantalon en jeans étant quant à eux déjà de cette couleur, ponctuant de plus ses textiles par quelques trous sentant le cramé. Parallèlement à son rapprochement, qui bien que pas en ligne droite se faisait rapidement, il saisit un long poteau avec un panneau indiquant une quelconque information à propos des phoques, et l'arracha du sol pour s'en faire une arme, se préparant à attaquer l'ennemi en feu duquel il s'approchait dangereusement.

Ainsi, Kraken s'était approché de son adversaire en esquivant ses flammes, du moins la majorité d'entre elles, ayant profité de ses déplacements pour s'équiper d'un poteau métallique. Parce que s'il se languissait d'avoir son adversaire entre les tentacules pour lui apprendre les bonnes manières, il ne se voyait pas bien l'attraper sous sa forme incandescente, avec toutes ces flammes qui l'habillaient. C'était pour cela qu'une fois qu'il fut à sa portée, il fit comme s'il allait lui planter le poteau dans le ventre, sauf que ce n'était pas non plus son intention, c'était une feinte pour qu'il ne le vît pas se contenter de lui faucher les jambes pour pouvoir le faire tomber et l'immobiliser, puis le frapper encore et encore avec son poteau en espérant que ça finît pas le calmer : "Tu vas t'éteindre, ouais !"
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 14:32

« Mhhh, mets-y plus de cœur si tu veux que je t'épargne, mon joli archer ! ♥ »

Il ne répondit rien, mais il se demanda une nouvelle fois à quel genre d’homme il avait affaire. Non à quelle puissance, quels pouvoirs, mais quel caractère. Jusqu’ici, et pourtant l’élémentaliste avait connu un paquet d’époques, il n’avait vraiment pas l’habitude de tomber sur un ennemi provocateur et libéré. Ce qu’étaient généralement les violeurs, les démons… mais ces derniers mourraient avant que le tueur n’ait vu ça chez eux. Il était soi-disant imperturbable, mais ce comportement avait plutôt tendance à le mettre mal à l’aise. Ses anciens maîtres se conduisaient parfois ainsi, lorsqu’il n’était encore qu’un élève recevant sévices et châtiments pour ses imperfections. Ce ton rempli de jovialité mais qui cachait des pulsions et des pensées affreuses. L’homme avait horreur de ce genre d’individu, lui qui était si sérieux et si stable. Maintenant qu’il était un maître, c’est lui qui infligeait et il ne le faisait certainement pas dans la joie. Ses élèves savaient à quoi s’attendre avec lui. Il les éduquait avec toutes les horreurs qu’il avait reçues, puisqu’il avait été élevé ainsi, mais le faisait toujours avec un sérieux déconcertant. Il n’y prenait aucun plaisir. Il décida d’ignorer toutes les remarques indécentes de son ennemi. Il était concentré, rien ne pouvait le perturber, c’est du moins ce qu’il se disait. Il avait en partie raison mais pour se dire un truc pareil, c’est que le comportement de Kraken le mettait quand même mal à l’aise. Le plus important selon lui était de ne rien laisser paraître, afin que l’autre ne profite pas de son embarras. Se montrer nu devant son ennemi n’avait rien de gênant pour lui. Mais sa pudeur prenait le dessus lorsque l’ennemi en question démontrait un intérêt ou remarquait cette nudité. Plutôt que de se concentrer sur le combat, Kraken fixait l’entrejambe de l’élémentaliste et ce dernier se crispa. Qu’il arrête de le regarder !
« Mais qu’est-ce qu’il fout ?! On se bat, c’est une question de vie ou de mort, comment il peut penser à ça !? » Il se laissait déstabiliser parle regard insistant de cet obsédé. En se préparant à combattre, il prit bien soin d’intensifier le niveau de flamme au niveau de ses parties. Pour que le feu rouge orangé cache bien ce qui s’y trouvait. Il s’était retenu de se cacher pour ne pas montrer son embarras.

Il lança un premier jet de flammes sans succès. Et il ne put s’empêcher de grogner suite aux paroles incroyables de son adversaire. Ce dernier n’était pas sérieux. Il prenait tout ça comme un jeu, il semblait y prendre goût, il faisait preuve d’une confiance et d’un amusement qui dépassaient totalement l’élémentaliste. Nerò se faisait violence pour ne pas lui répondre. Il ne devait pas céder et son sérieux surmonta toutes ses émotions pour garder un calme impérial. Il ne devait pas se poser de question, il devait conserver en tête son ultime but : la mort de son adversaire. Joignant l’utile à l’agréable, il l’attaqua encore une fois mais avec efficacité, de sorte à ne plus laisser le temps au pitre d’échapper une seule vanne. Concentré, il serrait la mâchoire et lançait ses flammes sans répit dans l’espoir de le toucher au moins une fois de plein fouet. Il découvrait l’incroyable souplesse de son ennemi. Kraken esquivait tout avec des acrobaties talentueuses et Stoicheìò était forcé de reconnaître son talent. Au moins une bonne chose dans tout ça, il avait trouvé un adversaire dont il était plutôt fier de combattre. Cela dit, il préférait affronter des moins puissants et remplir son contrat, plutôt que d’être fier. Car là, sa vie était beaucoup trop menacée. Plus l’homme pieuvre s’approchait, plus le dompteur mettait du cœur dans ses attaques. Ses bras s’armaient de courbature à cause de l’énergie dépensée. Il s’épuisait vite à cause de son souffle, mais plutôt crever d’une crise d’asthme plutôt que de le laisser s’approcher !

Malheureusement pour lui, Kraken remporta la manche en l’atteignant. Il n’était que superficiellement touché, et ses blessures se refermaient à vue d’œil. Le cœur de l’élémentaliste se serra en le trouvant face à lui. Toujours dans cette même position il contracta ses abdominaux, ses muscles, plaça ses bras en protection devant son ventre et s’apprêta à parer un coup qui, il le savait, allait pourtant lui faire bien trop mal. Il affronta la menace en face et vit au dernier moment les réelles intentions de Kraken. Le poteau dériva, n’allant pas se planter dans son ventre. Ses jambes flanchèrent et il tomba à quatre pattes. Un violent coup dans le dos l’obligea à s’écrouler sur le ventre, et il se vit tabassé sous l’ordre de s’éteindre. À chaque fois qu’il tentait de se relever, un des coups le remettait au sol et il finit par se replier. Il commença à grogner de douleur alors qu’il sentait ses hématomes saignants faire couler un liquide chaud sur son corps enflammé. Il eut l’impression que son sang était plus chaud encore que ses flammes. D’ailleurs, ces dernières diminuaient à vue d’œil et il ferma les yeux en serrant les poings pour se concentrer. Il ne voulait pas perdre mais il sentait que s’il continuait de lutter pour garder son feu, il allait complètement perdre son souffle. Mais Nerò était un battant. Ou plutôt il avait l’habitude, durant une époque, de se prendre des coups. Ce genre de douleur lui était trop familier pour qu’il puisse se laisser dominer. Il rouvrit les yeux et plia un genou. Se replaçant sur ses coudes, il attrapa d’une poigne ferme le mollet de son ennemi. Afin de préserver des forces, les flammes sur son corps diminuèrent – sauf sur son entrejambe, bizarre ! – pour se concentrer surtout au niveau de ses mains. Qu’il brûle la jambe de son adversaire, qu’il le crame jusqu’à ce qu’il n’en reste des cendres ! Ce qu’il voulait surtout, c’était se relever pour reprendre l’affrontement avec ses avantages à lui. Dans toutes ses actions il ne disait rien. Il avait voulu lui hurler « Crève ! » mais c’aurait été céder à ses émotions. Il voulait rester calme et depuis que son adversaire était repassé au rôle du méchant frappeur plutôt que celui du méchant excité, Stoicheìò se sentait mieux. Et là encore, pour se réconforter, il ne put s’empêcher de se dire qu’il n’avait pas encore épuisé ses ressources ! Il haletait comme un bœuf.
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 15:16

Frappant son adversaire avec un poteau métallique, l'écriteau qui y était attaché tomba au bout de quelques coups, indiquant dans la mauvaise direction la position du bassin des phoques. Kraken le frappait en le ménageant tout de même. Il ne s'agissait pas de le massacrer ou de lui faire perdre conscience, mais de l'éteindre. Il visait donc principalement son dos, ses flancs et ses membres, en veillant à ne pas le briser en mille morceaux avec sa force herculéenne et surtout en évitant la tête, quoiqu'il n'arrivait pas à s'ôter de l'esprit qu'un gros coup sur le crâne était ce qu'il y avait de mieux dans bien des situations ! Mais il ne voulait pas qu'il fût KO et encore moins qu'il crevât, il avait des projets pour lui. La torche l'avait allumé et elle allait devoir assumer !

Kraken se doutait bien que l'assassin allait tenté au moins encore fois de le brûler et il restait vigilant, sauf que c'était un démon et quiconque a vu un épisode de charmed sait très bien que si les méchants n'étaient pas complètement crétins, les soeurs Halliwell n'auraient pas tenu un épisode. Mais les démons passaient leur temps à foirer leurs plans pour des raisons à la con et Kraken n'était pas immunisé, puisqu'il était vicieux. Ainsi, il offrit une ouverture à son adversaire en étant moins attentifs à ses mains, se concentrant davantage sur ce qu'il lui exhibait, non pas sa virilité cachée sous le feu et qui plus était cachée sous lui, mais sur ses fesses : "Oh les belles miches !" Ce fut à ce moment-là que la torche lui saisit une jambe et commença à la lui brûler.

Mais on ne la lui faisait plus ! Des adversaires au sol qui profitassent que Kraken leur mataient les fesses pour lui lancer une attaque, il en avait connu des légions. Ainsi, il stoppa cette énième tentative pour le brûler en soulevant son poteau à la verticale et en le descendant d'un coup vif pour aller le planter dans l'avant-bras de l'une des mains qui le tenait. En traversant la chair et les os, pulvérisé sous le choc, le poteau se planta dans le sol. Kraken en profita aussitôt pour dégager sa jambe et la remuer en la frappant de ses mains pour éteindre les flammes qui avaient pris sur son pantalon. Quand ce fut fait, il ne lui restait plus rien de son jeans sous son genou, lui faisant un mi-short mi-pantalon. Quand aux brûlures qui lui rougissaient la peau, elles disparurent bien vite, même les poils ayant repoussés.

Il se reconcentra ensuite sur son adversaire qui avait l'avant-bras explosé par le poteau qui le traversait, la main n'étant retenue au reste que par un peu de viande et de peau... "Œil pour œil, main pour main !" gloussa Kraken en faisant référence à celle qui avait été arrachée par l'alligator, même si une autre avait poussée à la place. Il s'approcha ensuite de son adversaire en se demandant s'il lui restait des flammes où s'il pouvait passer au reste des réjouissance. Pour s'en assurer, il lui donna un coup de pied sur le côté pour l'obligé à se retourner sur le dos et lui montrer s'il lui cachait toujours ses bijoux de famille avec son feu, puisqu'il n'avait pas échappé à ce filou de Kraken que son adversaire s'était évertué à y concentrer ses flammes pour les lui cacher. Il se disait donc que s'il n'y avait plus de feu là, il n'y en aurait plus ailleurs.
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 16:19

Il commençait à perdre tous ses avantages dans la bataille. En avait-il seulement eu ? Il croyait avoir ses chances mais le voilà qui se faisait tabasser par un type qui ne daignait même pas lui faire perdre conscience ou bien le tuer. Ce détail n’avait pas échappé à l’élémentaliste qui craignait que son adversaire n’ait des ambitions plus sombres que de donner la mort. D’après toutes ses victimes, il prenait grand plaisir à leur faire souffrir le martyr. Mais s’il y avait bien quelque chose qu’on ne pouvait faire sortir de la tête de Nerò, c’est que ce dernier n’était pas et ne sera jamais une simple victime. Il se battra jusqu’à la fin jusqu’à ce que mort s’en suive et si l’autre commettait l’imprudence de ne pas le tuer, ce sera à ses risques et périls car le dresseur n’abandonnera jamais l’idée de le mettre hors d’état de nuire tant que ce contrat restera actif. Autrefois, il y a plusieurs centaines – peut-être milliers d’années, il s’était battu contre une entité mythologique scandinave. Contre la brume épaisse Nibelheim. (Véridique, c’est un personnage ici.) Il avait perdu. L’autre l’avait empoisonné et laissé pour mort, mais ce parasite d’élémentaire avait survécu après plusieurs mois de coma profond. Entre temps, son employeur s’était fait tué et le contrat n’étant plus, il ne rechercha jamais celui qui l’avait massacré à plates coutures. Et voilà qu’aujourd’hui, le même scénario se répétait. En plus long et plus combatif peut-être, car ils avaient pu batailler avant que Nerò ne soit par terre. La différence c’est que cette fois, le contrat ne demandait pas seulement à ce que Kraken soit tué. Le ‘club’ avait pris ses précautions et dans l’initiative où l’élémentaliste ne réussissait pas à éliminer leur ennemi mais qu’il s’en sorte vivant, il doive protéger les victimes du monstre. Le tueur ne pouvait donc pas se permettre de laisser son adversaire abattre ses employeurs, il jouait les nounous comme les assassins. Mais si tout seul il ne réussissait pas à se défendre, il voyait mal comment il parviendrait à protéger un autre.

N’abandonnant jamais son rôle, il tenta de sauver les os de son dos en brûlant la jambe qu’il avait saisi dans sa main gauche. Imaginez la surprise du gaucher lorsqu’un violent coup rendit sa main inutilisable et atrocement douloureuse. Il cria avant d’étouffer sa voix dans sa gorge. Il tira par réflexe dessus mais s’entailla davantage dans le métal planté dans son bras. Le front collé contre l’humidité du sol, toutes les flammes s’évaporèrent dans un nuage de fumée. Il lança sa main intacte sur le poteau dans l’espoir de le retirer et de sauver sa main, mais un coup de pied le força à se retourner sur le dos, et donc de balancer son bras gauche vers la droite sans le vouloir. Sa main gauche, elle, décida de ne pas suivre le mouvement et de rester bien gentiment presque collée au poteau. Complètement déchiré, il ramena son moignon contre lui en gémissant. Depuis qu’il était devenu maître, il avait perdu l’habitude de se blesser dans ses combats. Il voulut cautériser la plaie mais ses propres flammes n’avaient aucun effet sur lui. Il garda son bras ensanglanté contre lui et calma courageusement ses gémissements avant de se rendre compte qu’il était sur le dos. Son entrejambe était découverte, il n’avait plus la force de faire apparaître aucune flamme. Du moins, c’est ce qu’il paraissait. *Concentre-toi, concentre-toi ! * se répétait-il sans cesse en essayant de mettre sa douleur de côté pour ne pas abandonner la lutte. La crainte commençait à le prendre mais ce n’était pas tant l’idée de se faire tuer, mais d’être tout simplement à la merci de ce type. Il ne voulait pas savoir pourquoi l’autre ne l’avait pas tué. Il décida de choisir son sort plutôt que de subir les pulsions de son ennemi. Il dompta sa peur comme la douleur, tout gémissement cessa et seuls ses sourcils froncés et sa respiration haletante trahissaient son anxiété. Son moignon maintenu contre lui dans son autre main, il restait allongé sur le dos et fixait son ennemi droit dans les yeux.

Son plan était plutôt clair. Des flammes réapparurent sur son torse. Pas très grandes, plutôt hésitante et dont l’énergie puisait dans l’adrénaline qui coulait en lui. Il voulait décourager son ennemi de vouloir le toucher. Puisqu’il ne parvenait pas à le vaincre, il préférait mourir que de le laisser assouvir quelque chose de plus ignoble. Alors ses jambes s’enflammèrent à leur tour, pour que Kraken se dise qu’il était trop borné pour qu’il puisse en faire quelque chose. Qu’il se lasse, et qu’il le tue ! Son ventre se gonflait et se dégonflait à une grande vitesse, trahissant son rythme cardiaque surélevé. Il lui fallait garder à tout moment le contrôle de lui-même, sinon il risquait la crise d’asthme et son médicament était resté dans sa veste. Pour essayer d’impressionner l’homme pieuvre, ou du moins le dissuader de s’approcher, les flammes sur sa poitrine se mirent à grandir. Il ferma les yeux, posa la tête au sol, et laissa ces mêmes flammes s’intensifier, onduler comme des folles dans une danse frénétique de brûlures. Un crépitement retentit entre elles, comme si ces mêmes flammes s’entretuaient pour savoir laquelle sera la plus grande. Il créait un feu beaucoup plus imposant et beaucoup plus chaud que ce qu’il avait fait avant. Il se concentrait dessus, il voulait que son torse soit si enflammé que l’autre n’ose pas l’approcher ! Il ignorait combien de secondes il tiendrait comme ça mais espérait faire croire à son ennemi tout simplement qu’il allait exploser. Il se concentra, les yeux fermés et les dents serrés. Des gouttes tombèrent sur son visage. Ce n’était pas des gouttes de sueurs. C’était des gouttes froides. Un peu, puis beaucoup plus. Elles tombèrent aussi sur ses pieds, ses genoux, son ventre, elles traversaient le feu, elles l’arrosaient de cette froideur qu’il craignait tant lorsqu’il était dominé par le feu ; il s’agissait des tuyaux anti-incendie qui avait détectés la fumée. La douche froide eut un effet radical sur lui : les flammes s’affaissèrent.

Il rouvrit les yeux et assista impuissant à l’anéantissement de son pouvoir par un gadget humain. Il aurait pu résister s’il avait été plus en forme. Là, il n’en pouvait plus. Notons aussi que les effets de la drogue s’estompaient, et que l’eau aidait bien à faire rentrer dans sa tête la lucidité de son élément. Lorsque toutes les flammes disparurent il eut l’impression que la douche devenait moins désagréable. Elle ne le fouettait plus, elle semblait maintenant le caresser. Les gouttes traversaient sa peau d’une fraicheur qui lui faisait du bien, il comprit alors qu’il retrouvait cet élément dominant en lui. Et ses yeux reprirent leur couleur bleu ciel. Il déglutit puis laissa sa tête tomber à même le sol. Il n’avait plus la force de lutter, il n’en pouvait plus, il voulait se reposer un peu. Juste un peu… Son moignon devint soudainement plus pâle. À vue d’œil, on aurait dit que la plaie était en train de geler, et c’est ce qui arrivait. La peau du bout comme le sang se glacèrent au sens littéral du terme. La douleur devint si forte qu’il ne put s’empêcher de gémir, mais l’hémorragie cessa aussitôt.
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 20:37

Kraken observait le corps de l'assassin. Le démon avait beau être un monstre monstrueusement monstrueux, il avait le sens de l'esthétique et savait apprécié un bel homme, en témoignait l'apparence humaine qu'il s'acharnait à garder et qui n'était pas que pour des raisons pratiques, comme rester incognito parmi les mortels, il y avait plus que cela. Il n'était donc pas insensible aux charmes d'un joli corps masculin, comme celui de son assaillant, y compris avec le moignon sanglant qui lui ornait le bras, qui n'était pas sans faire d'effet à Kraken qui avait bien envie de lécher langoureusement ; ainsi, s'il n'était pas aussi attirant qu'un innocent sans défense ou une reine des ténèbres, Kraken comptait bien le passer à la casserole.

Dans son observation, il put voir les bijoux de famille de l'individu. Le feu avait cessé de les dissimuler et il avait maintenant le loisir de les regarder comme il le voulait pour le récompenser de son acharnement à ce faire, et il ne s'en privait pas. Néanmoins, il n'aurait pas la possibilité de jouer avec le corps du jongleur de flammes tout de suite, il lui fallait d'abord endurer une énième tentative de cuisiner du poulpe grillé, comme s'il fallait absolument que cela fût au menu ! Ainsi, allant chercher ses plus grandes flammes, son agresseur essaya de lui exploser dessus, ce fut du moins l'impression que cela donnait bien que le doute fût permis. Kraken ne savait pas très bien comment réagir, s'il valait mieux essayer de contrer cette offensive, s'enfuir ou ne rien faire en attendant que ça passe...

Le système anti-incendie en décida pour lui, éteignant pour de bon la torche humaine. Kraken s'en réjouit, bien qu'il ne s'y attendait pas du tout à celle-là. "Tiens, ils ont inventé la pluie d'intérieur ?" Il se demandait à quoi ça pouvait leur servir de construire des bâtisses si c'était pour faire pleuvoir à l'intérieur, trouvant cela complètement idiot, ne comprenant pas à quoi ça pouvait servir, alors qu'il venait d'en être le témoin. Il n'avait pas compris qu'éteindre le feu était le but de cette pluie, il croyait que le but c'était d'avoir de la pluie et qu'éteindre l'autre gars tout feu tout flamme était un effet collatéral, trouvant que le hasard faisait bien les choses... Ainsi, il vit son adversaire perdre son feu et gelé son moignon qui cessa de saigner. "Le feu et la glace, hein ?" dit-il tout haut à lui-même, pensant qu'il avait à faire à une créature dont le pouvoir consistait à contrôler la température, avec un certain talent puisqu'il arrivait à générer un lance-flamme !

Le répit de manchot fut de courte durée. Kraken s'était avancé entre les jambes de son adversaire et avait posé son pied sur son sexe, commençant à l'écraser avec sa semelle, pas assez fort pour aplatir ses boules, ne visant qu'à le faire souffrir pour l'instant. "Alors mon p'tit père, on s'est bien battu !" le félicita-t-il, sachant reconnaître qu'il ne manquait pas de ressources, même s'il se réjouissait que ça n'eût pas suffit. "Mais maintenant, va falloir me dire ton petit nom et pourquoi t'as essayé de me butter !" Il enleva son pied et s'accroupit pour lui caresser tendrement la cuisse avec sa main. "Tu as dû faire ta petite enquête, je suppose. Tu dois savoir que je ne tue pas mes proies, mais que leur sort est loin d'être enviable..." le menaça-t-il.
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 21:41

Ce monstre fixait son intimité. Nerò n’avait même plus la force de rougir. Il ne bougeait plus, il haletait et profitait de ce court instant de répit pour se concentrer sur son pauvre cœur tout affolé et qui désirait apparemment sortir de sa poitrine pour s’envoler vers le plafond et exploser en un million de morceaux d’organes. Si seulement il pouvait réellement le faire et épargner à son propriétaire la souffrance qu’il s’imaginait recevoir dans peu de temps. Stoicheìò avait bien une méthode pour se suicider, il lui suffisait de geler son cœur. Facile, hein ? Eh bah non, parce qu’il ne pouvait pas s’y résoudre alors que son contrat n’était pas terminé. Il ne pouvait pas terminé comme ça, quand même… Il se promit cependant de se glacer jusqu’à la mort s’il se sentait sur le point de dire ou faire des choses compromettantes qui pourraient mettre en péril la situation du cirque. Le dresseur avait une totale liberté puisqu’il était devenu maître, mais il devait respecter la seule condition de ne pas mêler son peuple à ses affaires. Même un élève, il ne l’embarquait pas dans ses histoires. La seule personne à qui il rendait parfois visite était un maître de l’eau guérisseur capable de faire repousser des membres. C’est chouette mais il n’y pensait pas vraiment, là, parce qu’il était certain que cette main coupée plus loin sera devenue le seul membre intact lorsque le monstre en aura fini avec l’élémentaire.

"Alors mon p'tit père, on s'est bien battu !"

L’assassin ne cria pas. Aucune grimace n’apparut sur son visage mais la douleur était bien là. Il regardait le plafond sans expression, comme s’il n’était plus là. Ce furent ses jambes qui trahirent sa souffrance lorsque ses genoux se soulevèrent, se déplièrent puis se replièrent à nouveau. Il était brave et ce n’était pas la première fois que son sexe se faisait martyriser. Mais comme pour le reste, c’était à une période bien lointaine et il n’avait plus l’habitude de ce genre de traitement. Son moignon tomba à côté de lui, inerte. Il n’avait plus mal. En vérité, il ne ressentait absolument plus rien à cause du froid qui avait complètement gelé son bras. Juste la morsure glaciale qui lui rappelait de ne pas bouger ce membre trop brusquement, mais ses nerfs étaient devenus inutilisables. Son autre main intacte restait sur son ventre comme si elle aussi se reposait. Il n’y avait plus que la crainte qui l’avait envahi mais parmi cette peur se logeait discrètement l’espoir de trouver la force de se relever. Pas tout de suite. Il voulait se régénérer lui aussi. Rester bien sagement allongé, immobile, rester à sa merci, simplement pour se reposer… Bien que le terme reposer ne soit pas le plus approprié au vu de ce que lui réservait son ennemi.

"Mais maintenant, va falloir me dire ton petit nom et pourquoi t'as essayé de me butter !"

Grand silence. Non, Stoicheìò ne répondra pas à cette demande. De toute manière dire son identité à cet ennemi n’avancerait pas tellement ce dernier. Pour peu que le dompteur s’en sorte et que l’homme poulpe se mette à sa poursuite, il faut savoir que dans le cirque, tous les élémentalistes –car ils étaient tous des élémentalistes – avaient pour patronyme Stoicheìò. En plus, tous les maîtres de l’eau rajoutaient Nerò. Et notre Stoy à nous n’avait pas d’identité qui lui était propre. Ah, si, éventuellement il était nommé numéro quatorze lorsqu’il était encore élève. Le tueur décida de garder la bouche fermée. Il ne souffrait pas encore assez pour craquer en tout cas. Ou bien il était encore assez fou pour oser croire qu’il pourrait changer la donne le moment venu, et avant de subir le pire.

"Tu as dû faire ta petite enquête, je suppose. Tu dois savoir que je ne tue pas mes proies, mais que leur sort est loin d'être enviable..."

Et la poitrine de Nerò se gonfla davantage. Il respira plus vite, il avait peur. Mais il gardait les yeux fixés au plafond, il ne disait rien. S’il avait répondu, c’aurait été une réplique du style « ton sort ne sera pas plus enviable, bientôt. » mais il se retint. S’il était encore assez courageux pour ne pas céder, il n’était en revanche pas assez con pour précipiter son sort. Il gardait le silence. Sa main droite bougea, ses doigts caressèrent sa poitrine et vinrent se poser sur le côté gauche. Il était concentré pour calmer son petit cœur affolé. Il n’avait pas ressenti cette panique depuis qu’il était élève. Lorsque ses maîtres le punissaient. Mais ce qui le sauvait généralement était la crise d’asthme qui arrivait toujours. Les maîtres le jetaient, le méprisaient, ils laissaient l’asthmatique tranquille pour que ce dernier reprenne son souffle. Ils jugeaient que la crise d’asthme servirait de punition et surtout, ils ne pouvaient pas le châtier pendant que l’élève peinait à respirer. Nerò s’avouait avoir appris à provoquer lui-même ces crises pour se sortir de délicates situations avec ses maîtres. Mais ici, face à Kraken, il faisait tout pour ne pas en avoir une. Parce que ce n’était pas un de ses maîtres qui l’avait mis au tapis, mais un monstre qui n’aura que faire que sa proie suffoque !
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 22:24

Kraken trouvait beaucoup de charme dans la vulnérabilité de son adversaire mis au tapis. Elle le fascinait et il avait envie de se l'approprier, charnellement, en mélangeant son corps à la fragilité du manchot, ce qui aussi doux pour Kraken que douloureux pour son amant. Mais avant d'abuser du corps de ce dernier et satisfaire ses pulsions libidinales, il voulait des réponses. Kraken aimait que ses adversaires l'attaquassent de face, en déclinant leur identité ; ce n'était pas une question de loyauté ou d'honneur, mais de style qu'il préférait ; comme lui, en somme. Après tout, même si c'était un démon, lui n'était pas un tueur à gage mais un roi, et un roi n'attaquait pas en tapinois ! C'était ainsi qu'il se voyait, du moins.

Mais l'autre ne le voyait pas de cette manière, c'était déjà une évidence depuis qu'il lui avait explosé la tête en lui tirant une balle par derrière. Kraken ne lui en voulait pas d'agir de la sorte, avec un autre que lui ça aurait sans doute marché et c'est le résultat qui compte, mais néanmoins, ça ne changeait pas le fait que ce type l'avait agressé, quelque que fût la manière, et qu'il devait maintenant s'expliquer ! Sauf que ledit type n'était pas décidé à soumettre ses réponses aux questions de Kraken, malgré les menaces appuyées de ce dernier, qui se voyait bien obligé de les exécuter. Évidemment, ça l'arrangeait, ça lui donnait l'occasion d'être cruel. Non pas qu'il eût eu besoin d'une autorisation, mais il aimait quand sa proie lui donnait l'impression de l'y obliger.

Son regard se perdit un instant sur le moignon gelé. Il se demandait combien de membre ce gars devrait perdre pour se mettre à parler. Il cessa de lui caresser la cuisse et se redressa, reculant d'un pas et posant la semelle, qui l'instant précédant était sur les bijoux de famille de l'assassin, sur son genou. Il se rebaissa ensuite pour attraper la cheville de la même jambe, tirant dessus pour la remonter. Sauf qu'il appuyait sur le genou pour que le reste du membre ne suivît pas, ce qui plia l'articulation du genou... dans le mauvais sens. Kraken adorait les craquements qui accompagnaient la manœuvre, ça le détendait. Mais ce n'était pas fini ! Une fois qu'il eut fait un angle droit avec les deux moitié de la jambe, il en saisit le pied de sa main libre.

Avant de poursuivre, il réitéra sa demande, au cas où elle fut oubliée ou qu'il n'eut pas été très clair : "J'aime bien savoir à qui j'ai à faire. Tu me plais, tu sais ? T'as du style ! J'aimerais bien mettre un nom sur ton visage", lui dit-il avec un chaleureux sourire. Pour l'encourager, il se mit alors à faire tourner le pied derrière sa jambe, comme s'il pouvait le dévisser par la cheville. "Et puis, ce serait poli de me dire pourquoi tu m'en veux. On pourrait en discuter !" dit-il, tout joyeux, amusé par ce qu'il lui faisait. Et il continua à lui tourner le pied, faisant un tour. Puis deux. Puis trois. Finalement, ce n'était pas "comme s'il pouvait lui dévisser la cheville", il l'avait vraiment dévisser, tirant un coup pour sectionner les bouts de chair qui liaient encore les deux partis, avant de balancer le pied à côté de la main. "Aller, moignonne-moi ça avec ton gel et dis-moi tout, hihi !"
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MessageSujet: Re: Aqualand Sam 26 Nov - 23:16

"J'aime bien savoir à qui j'ai à faire. Tu me plais, tu sais ? T'as du style ! J'aimerais bien mettre un nom sur ton visage"

Pas une seule fois il lui avait parlé. Du moins, il n’avait rien prononcé d’autre que des gémissements et, à l’instant, des hurlements de douleur sous son genou brisé. Le genou, puis la cheville. La souffrance était tellement insupportable qu’il donna des coups de coude sur le sol en tortillant le haut de son corps. Son désir de garder le silence s’affaissait sous la douleur et la menace. Il n’entendit pas la suite des paroles de son ennemi car ses cris recouvraient la voix du sadique. Il décida d’y mettre fin une fois que son pied lui fut arraché. Ce type possédait une force hors du commun et il s’en servait pour provoquer souffrance et désolation sur son passage. Le tueur était complètement brisé et bien plus que vulnérable en cet instant. Il se sentait faible et vaincu, lui qui avait pourtant fait preuve d’une aussi grande prudence que pour toutes ses autres missions. Il cédait, il ne voulait pas souffrir davantage alors il allait parler. Mais en même temps, une voix lui disait que donner satisfaction à ce monstre n’allait pas le sauver. Alors quoi, qu’il parle ou qu’il se taise il subira le même sort, il en était sûr. Était-il temps de se geler le cœur ? En attendant, c’est toute sa jambe qu’il gela. Et la douleur fut si intense qu’il en eut le souffle coupé, la voix étouffée, qu’une larme coula sur le long de sa joue avant de se transformer en perle de glace. Cela dura quelques secondes. Après, il ne sentait presque plus rien. Sa jambe n’était plus qu’un poids inerte et mort. Il se demanda s’il tenait assez à la vie pour attirer les faveurs de son tortionnaire. Mais rien ne l’attendait, chez lui, à part sa dizaine de bouteilles de lait entamées qui reposaient dans son frigo. Mh, du lait, comme il aurait aimé en boire une dernière fois.

Il parla. Du moins, des sons autres que des gémissements sortirent de sa bouche. Les yeux toujours rivés sur ce plafond, il déclina le motif de sa présence ici… mais en ancien grec. La toute première langue qu’il avait apprise, celle où Stoicheìo s’écrivait στοιχείο et voulait dire éléments. Celle où Nerò s’écrivait νερό et voulait dire eau. Si Kraken était aussi vieux que les légendes le prétendaient, et s’il avait connu la Grèce à cette époque, peut-être comprendrait-il ce que sa victime lui disait. Peut-être pourra-t-il alors traduire ses paroles par « Tu as un contrat sur la tête et je suis venu l’accomplir. » Dans la suite, il baragouina quelque chose à propos des infamies de Poséidon et de la tolérance de Gaïa. Quelque chose sans grande importance. Les yeux brillants par la peur et la douleur, son visage restait cependant sans expression, d’un calme surnaturel. Il avait l’impression d’être confronté par la mort et malgré son anxiété, c’est comme s’il se disait * Elle n’est jamais si effrayante que cela. * Il ne paniquait jamais face à la mort. Il ne l’attendait pas, il ne l’acceptait pas, mais il restait de marbre parce qu’il la savait intransigeante et plus puissante que n’importe qui en cet univers. Il finit par redresser lentement la tête pour plonger ses yeux bleus dans le bleu de ceux de son ennemi. Il avait trouvé plus fort que lui mais le tueur à gage s’était promis de faire tout son possible pour en venir à bout. Maintenant, ce n’était plus une question de remplir son contrat, mais de rester en vie. Il ne saura jamais vivre comme un tétraplégique.

Des vitres craquelèrent autour d’eux. Plus précisément la vitre qui retenait l’eau de l’aquarium du poulpe. Des fissurent apparurent comme si l’eau poussait avec force contre ce carreau. De la sueur s’afficha sur le front de Nerò, ce dernier retint sa respiration pour redoubler d’effort. Il fronça même les sourcils car dans son état, c’était beaucoup plus difficile que ce qu’il avait imaginé. Et puis la libération. La vitre qui explose, mais l’eau ne se déverse pas dans la salle. Au contraire elle reste sagement à sa place, comme si un mur invisible la retenait. Disons que Stoicheìo ne tenait pas à mourir noyé donc il valait mieux tenir toute cette eau à l’écart. S’il lâchait la pression, il en souffrira beaucoup plus que l’autre. Il était contracté. Il ne savait pas combien de temps il tiendra mais qu’importe. Dans son idée, on vit une sphère d’eau sortir de l’aquarium. Et dans cette sphère, un poulpe qui s’était arrêté de nager pour se demander ce qu’il se passait. L’eau flottante transportant le poulpe s’arrêta juste au-dessus d’un des morceaux restant de la vitre, sévèrement coupant.

« Recule. Éloigne-toi ou bien je tuerais ton… ami. » menaça-t-il à son tour dans le langage connu, cette fois. Il était fou, il n’avait aucune issue possible à ce plan. Car même si Kraken s’exécutait, le dresseur n’était pas certain de pouvoir se mettre debout seul. Quand bien même il réussirait, il était incapable de partir d’ici ! Il était complètement foutu et ne faisait que retarder son échéance. Il fixait son ennemi droit dans les yeux d’un air déterminé, mais il espérait que le poulpe n’ait pas la bonne idée de nager et de sortir de la sphère d’eau. Ce serait du suicide.
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MessageSujet: Re: Aqualand Dim 27 Nov - 0:16

Kraken peinait à comprendre le langage qu'utilisait l'assassin. Le grec ancien n'était pas si ancien que ça pour lui qui était Atlante, c'était une langue bien postérieure à l'époque où il vécut avant d'être fait prisonnier, mais il reconnaissait tout de même certaines bases, puisqu'il connaissait un grec antérieur au grec ancien. Et ouais. Au lieu de comprendre que le type s'appelait Eau Élément et qu'un contrat avait été mis sur sa tête de poulpe et que Eau Élément était un sicaire, il comprit qu'il s'appelait Source du Monde et qu'il était venu lui verser du thé à la bergamote sur sa tête. Oui, ses bases de grec antérieur au grec ancien était rouillées. Kraken soupira en se disant que le pauvre était en train de délirer. Ca l'embêtait parce qu'il l'aurait préféré bien lucide face aux réjouissances qu'il lui était destinées.

Sauf que son bonhomme moins une main et un pied n'avait pas perdu toute sa tête, alouette, et qu'il lui restait des ressources du monde. Kraken ne vit pas venir la suite, ça c'est sûr ! Finalement, l'assassin venu lui verser du thé à la bergamote sur le ciboulot, ou un truc comme ça, n'était pas que le maître du chaud et du froid, il pouvait aussi contrôler l'eau. Si ça se trouve, l'origine de son pouvoir serait de chauffer de l'eau, de la télékiniser dans une tasse, de l'infuser et la refroidir pour faire du ice tea à la bergamote ? Kraken n'avait jamais entendu parler d'une créature capable d'un tel don, mais en même il y avait dû avoir de nombreuses innovations pendant son enfermement, dont certaines pouvaient être insolites !

Ainsi, après le lance-flamme et les moignons gelés, voilà que l'autre se mit à lui sortir son pote Cthulhu de l'aquarium, véhiculé par une boule d'eau, qui s'arrêta au dessus d'un menaçant morceau de vitre sur lequel il ne valait mieux pas que le poulpe tombât. Cela eut pour effet de stresser Kraken. Il était du bois dont on fait les bons amis, c'était à dire qu'il n'était pas du genre à laisser son pote crever ainsi ! C'était un démon sensible et loyal, dans son genre. Il y eut une époque où il était entouré de fidèles lieutenants démoniaques qui lui étaient dévoués, et ça n'avait rien à voir avec la crainte qu'il savait inspirer, ça il le réservait à ses ennemis et bien entendu aux innocents dont les souffrances le nourrissaient.

Kraken rangea ses airs de joyeux diablotins et devint furibond. La colère lui déformait le visage, fronçant les sourcils avec un regard empli de haine. Il attrapa Source du Monde à la gorge et le souleva en l'air, son pied qui lui restait ne touchant plus le sol. "Si tu touches à un seul de ses tentacules, je torturerais tes parents, je violerais tes femmes, je dévorerais tes enfants, et je réserverais des châtiments tous plus pénibles les uns que les autres à ceux qui te sont chers. Je détruirais tout ce qui peut te retenir dans ce monde, mais ne te laisserais JAMAIS de répit ! Tu souffriras chaque jour de l'éternité, dussé-je te faire ressusciter encore et encore !" Il serrait la gorge de l'assassin, visiblement ému par cette situation, tentant de sauver Cthulhu par des menaces démesurées.
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MessageSujet: Re: Aqualand Dim 27 Nov - 10:11

(J'ai peut-être anticipé sur la réaction de Kraken. Donc si jamais il a eu une réaction qu'il n'aurait pas du avoir dis le moi, et je changerais tout ! :) )

Le côté positif des choses, c’est qu’il avait vu juste au niveau du poulpe. Il ne cherchait plus à comprendre, car l’important était d’avoir mis ce type en colère. Et si Kraken savait ce qui venait de germer dans l’esprit de Stoy, il se mettrait encore plus en colère. Il aurait bien voulu répondre à la menace qui, bizarrement, ne lui avait fait aucun effet. Elle était lancée avec colère et tout ce qu’il percevait chez ce monstre c’est qu’il tentait désespérément de sauver la vie de son ami. Mais soulever et étrangler l’assassin n’était pas le meilleur moyen de le sauver parce que si l’élémentaliste perdait conscience, l’animal tombait sur le verre. Il n’était donc plus le seul ne pas avoir toute sa tête. Une nouvelle forme d’espoir était née en lui. Cette fois ce n’était plus pour tuer son adversaire, non ça il lui faudra un autre jour, un autre plan et d’autres circonstances. Mais plutôt pour s’en sortir vivant ! Pour ne pas subir ce que l’autre lui réservait et ainsi lui montrer que Nerò était loin d’être une victime. Il avait ses principes. Et la torture n’y faisait plus partie depuis qu’il était maître. Il savait comment se sortir potentiellement de cette situation et comptait bien s’y employer. Il ignorait si ça allait fonctionner, mais puisque c’était devenu sa seule chance, il misait tout dessus.

Son cerveau s’embruma. L’autre était bien gentil mais il manquait d’oxygène. La prise sur sa gorge le serrait, c’était à la fois douloureux mais la main comprimait toute voie d’air. Sa jambe survivante fut secouée de quelques remous dans un dernier élan de désespoir. Sa main intacte était posée sur celle de son ennemi. La main du tueur était froide. Non, elle était glacée. Glaciale ! Si gelée, qu’elle gelait par la même occasion le poignet qu’elle entourait. Une idée pour plus tard vint en lui. Et s’il figeait ce monstre par la glace pour l’éternité ? Enfermé pour toujours dans une chambre froide que le tueur à gage aura fait construire. Il en serait lui-même le gardien, s’il le fallait ! Mais cette chambre… des portes.. une fleur… Et le cirque… Ses pensées devenaient flou, l’oxygène lui manquait, il avait même oublié son plan pour se sortir d’ici. Il misait tout pour geler cette main et sa concentration faiblissait grandement. Le poulpe dériva un peu dans les airs mais tenait bon. En revanche, il n’était plus capable de retenir les trombes d’eau de l’aquarium qui se déversèrent dessus.

Je suppose qu’avec le raz-de-marée, Kraken fut bien obligé de le lâcher. Et Stoicheìo fit un vol plané, entraîné par le courant, jusqu’au mur. PAF ! Avec un seul bras pour se protéger mais occupé à essayer de calmer gestuellement la force de l’eau, c’est l’épaule du bras blessé qui trinqua durement lors du choc. Et lui il s’écroula sans parvenir à récupérer sa respiration. Elle revenait, parfois, en petite quantité, et lui suffoquait pour lutter contre sa crise. Il cligna plusieurs fois des yeux. Le poulpe quant à lui était tombé quelque part, lui aussi entraîné par l’eau. L’assassin avait totalement relâché son pouvoir par faiblesse et il avait involontairement évité à l’animal les morceaux de verre. Le jeu du cache-cache avec le poulpe s’entamait ! (Et je suppose que Kraken partira à sa recherche.) Mais le dompteur était préoccupé par autre chose. Il lui semblait dix fois plus important de trouver sa veste. Il la vit et il souleva d’un bras son corps trempé pour y aller. Il était obligé de ramper en s’aidant de son genou non blessé. Il n’allait pas très vite mais la veste n’était pas loin, et il l’atteignit au bout de quelques secondes en suffocant toujours. Il fouilla les poches, mit la main sur son médicament et « PSHHHT ! ». Une sensation glaciale déboucha ses tuyaux avec force. Il s’écroula sur le dos et reprit une respiration normale en soupirant de soulagement. Il recracha aussi un peu d’eau qu’il avait avalé.

Il sentit quelque chose grimper sur sa cuisse intacte. C’est ce coquin de poulpe qui avait été projeté dans la veste ! Il cherchait de l’eau, il ne respirait plus lui non plus. Stoicheìo leva péniblement sa main. Dans un état de faiblesse, il lui était difficile d’invoquer ses pouvoirs mentalement, il lui fallait quelques gestes supplémentaires pour s’aider. Et ce sont quelques signes de la main qui amenèrent rapidement de l’eau jusqu’à la mini pieuvre, jusqu’à créer une grosse bulle autour de ce dernier sur le sol et de le laisser vivre. Il ne faut pas croire, le tueur était clément avec les animaux. Surtout lorsque ces animaux n’étaient pas dans son contrat ! Il éloigna quand même la sphère de lui. Parce qu’il ne tenait pas à ce qu’un poulpe vienne lui renifler la tentacule.
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MessageSujet: Re: Aqualand Dim 27 Nov - 15:36

Kraken était prêt à lever une armée de légionnaires démoniaques pour mettre à feu et à sang San Francisco, et même tout le reste du continent, afin de traquer et torturer tous ceux pour qui le sicaire pourrait avoir de la sympathie, mettre en pièce tous les lieux qui pourraient lui apporter un sourire et détruire tout ce qui faisait son bonheur, avant de trouver mille et une manière de le rendre encore plus malheureux, s'il faisait du mal à Cthulhu, l'un de ses rares amis en cette époque, même si ce n'était qu'un animal qui n'avait aucune conscience de l'amitié de Kraken. C'était du moins les sentiments démesurés de ce dernier, qui était surexcité par la menace qui pesait sur le poulpe, un fou furieux qui serait difficile à calmer.

C'était une situation sans véritable issue, telle qu'elle se présentait. D'un côté, l'assassin avait prit en otage le poulpe qu'il faisait léviter au dessus d'un bout de verre dangereusement tranchant, menaçant de l'y faire tomber si Kraken ne le laissait pas filer ; et de l'autre, ce dernier tenait le tueur à la gorge, animé par une colère qu'il ne semblait pas forcément pouvoir contenir, en témoignaient ses doigts qui serraient la gorge de l'assassin alors qu'il avait plutôt intérêt de le laisser respirer s'il ne voulait pas que le poulpe tombât sur son bout de verre. Ainsi, c'était bien parti pour que Kraken étrangla son ennemi et que celui-ci laissât Cthulhu être mortellement blessé. Bref, nous allions vers du perdant/perdant !

Sauf que l'eau de l'aquarium se déversa dans la pièce. Et ce n'était pas un petit aquarium de rien du tout, mais l'un des plus grands d'Amérique du Nord, avec son poulpe évidemment, mais aussi toutes sortes de poissons tropicaux, d'oursins et d'étoiles de mer. En somme, en relâchant l'eau de l'aquarium, le maître du ice tea goût bergamote venait de créer un véritable raz-de-marée qui déferla sur nos protagonistes sous la forme d'une grande et puissante vague qui les emporta dans son sillage. Kraken ne put rien faire pour résister malgré ses pouvoirs démoniaques face au tsunami et se retrouva emporter. Une fois la vague passée, il se releva en crachant de l'eau, ayant bu la tasse, puis s'inquiétant davantage pour son ami que pour tout le reste. Cthulhu ?

Son ami le poulpe était parti lui-même s'expliquer avec l'autre naze qui avait exploser sa maison et l'avait pris en otage. Kraken se dit qu'il devait bien lui en vouloir et il s'assurerait que Cthulhu obtint réparation. Néanmoins, malgré tout son courage, la pieuvre n'était pas taillée pour le combat et se retrouva prise à nouveau dans une boule d'eau qui l'éloigna de son ennemi. Ce fut à ce moment que Kraken intervint, interceptant la boule d'eau en plongeant les mains dedans pour en sortir Cthulhu et tenir la bestiole contre lui, le tenant sous un bras et le caressant de la main de l'autre. "T'as été bien courageux mon Cthulhu ! Mais laisse-moi prendre les choses en tentacules à partir de maintenant !" dit-il à l'animal.

Kraken n'avait pas perdu de vue l'assassin et le gardait dans son champ de vision, prêt à ce qu'il fît encore des siennes avec sa magie de pacotille ! Oui de pacotille, parce que Kraken commençait à en avoir marre des lance-flammes et boules d'eau de son ennemi et se mettait à détester ce type de pouvoirs. Il craignait qu'il s'en prît encore à Cthulhu avec ses tours élémentaires et avait donc décidé de le mettre dans un bassin se trouvant dans une autre pièce, un aquarium au volume plus modeste que sa précédente demeure mais où se trouvait pleins de bonnes choses au menu des poulpes, cela lui permettrait sans doute de se remettre de ses émotions. Ainsi, après un "Je reviens, bouge pas, toi !" adressé à l'autre d'un ton colérique qui n'augurait rien de bon, il s'absenta une bonne grosse minute avant de revenir, en se disant que son adversaire du jour n'avait pas pu aller bien loin, mais pas certain non plus qu'il n'eût pas un sort ou un pouvoir d'évasion. Kraken était évidemment sur ses gardes.
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MessageSujet: Re: Aqualand Dim 27 Nov - 19:42

Nerò avait eu droit à plus de répit qu’il ne l’aurait imaginé. Et même s’il ne s’en portait pas mieux, il put au moins retrouver sa lucidité ainsi que le plan qu’il avait concocté avant que son cerveau ne se mette à délirer. Sa poitrine se gonflait, se rabaissait. Lentement. Il avait retrouvé un rythme cardiaque correct grâce à son médicament. Pourtant un mélange d’amertume et de nausée le prit. Il avait perdu du sang. Même s’il avait gelé ses plaies, il avait perdu deux membres importants de son corps. Il songeait surtout à sa main gauche qui lui était presque indispensable. Il avait complètement échoué sa mission. S’il ressortait d’ici vivant et capable encore de réfléchir, il devra alors absolument trouver un moyen de tuer son adversaire. Après ce qu’il venait de se passer entre eux, il y avait de fortes chances pour que s’il fuyait, Kraken finisse par se mettre à sa recherche ou bien s’attende à recevoir une nouvelle attaque. Si Stoicheìo souhaitait le vaincre, il lui fallait l’effet de surprise. En l’absence de son ennemi, il prépara son plan. Il était le genre d’homme à toujours avoir de la ressource, et à ne jamais lâcher prise. Borné comme pas possible, il n’épargnait une cible de son contrat que si son employeur mourrait ou bien y mettait lui-même fin. Il fit encore venir de l’eau à lui. Il se mouilla davantage, afin qu’une épaisse couche d’eau recouvre son corps. Il se redressa ensuite et s’appuya sur un coude en attendant son adversaire qui ne tarda pas à revenir. Avec un calme impérial, il le suivit du regard.

« Ca a assez duré. » lâcha-t-il sur un ton déterminé. Il le fixait dans le blanc des yeux sans éprouver aucune crainte. Il n’en éprouvait plus vraiment, car il misait tout dans sa réussite. Si sa ruse fonctionnait, il serait sauvé. « Tes victimes m’ont engagé. À ma mort, elles trouveront probablement quelqu’un d’autre. Tu ne connaîtras plus le répit, krakɛn. » continua le tueur dans leur langage connu.
Un son glacial retentit au niveau de ses jambes. Du moins, de celle qui était intacte. Elle semblait se solidifier à vue d’œil, et prenait une teinte bleue. L’homme poussa un gémissement – faux mais connaissant le genre de douleur que ça provoquait, il savait comment réagir. Il s’allongea puis laissa la glace remonter. Et c’est tout son corps qui se gela sous les yeux de Kraken. Il paraissait se transformer en statue de glace. Il l’avait dit, qu’il n’était pas une victime. Et il préférait se suicider par ses propres moyens que de laisser l’autre le manipuler à sa guise. Jusqu’à son visage où il se glaça les yeux ouverts. La vérité, c’est qu’il n’avait pas gelé sa peau mais l’eau qui la recouvrait. Et c’est cette eau qui donna l’illusion qu’il s’était entièrement gelé. Pour être tout à fait franc, il espérait que l’autre ne pique pas une colère au point de le frapper sous le coup de la rage. Pour intensifier cette impression, l’eau tout autour de lui se gela également et c’était bien fait pour Kraken qui allait devoir s’éloigner sans glisser. (Na.) Une sensation de froideur se dégageait de son corps, de la buée s’en évaporait et la température tout autour avait perdu plusieurs degrés par magie. Il régulait la température comme il le souhaitait, que ce soit de l’air, de l’eau ou bien d’autre chose. Glacé les yeux ouverts, il ne bougeait pas ses pupilles mais voyait du coin du regard son ennemi. Il espérait que ce dernier parte vite, car le dompteur était obligé de couper sa respiration. Puisse Kraken se retourner très vite pour laisser le faux cadavre respirer. Faire croire à sa mort allait peut-être lui donner du temps pour se remettre de ce combat, pour réfléchir et pour le surprendre dans un nouveau piège.

Un tueur à gage qui fait semblant de se suicider pour ne pas avoir à souffrir, c’était bas. Mais il n’avait pas le courage de continuer à se débattre. Il savait que même s’il réussissait à empêcher son ennemi de faire beaucoup de choses sur lui, il finirait par ne devenir qu’un pantin de chair sans force et sans énergie pour se défendre. Alors il profitait de la ressource qu’il lui restait pour mettre un terme à tout ça. Il espérait que l’autre n’ait pas des tendances nécrophiliennes et se rassurait en se disant qu’il l’aurait déjà tué, sinon. Il avait déjà fait croire à sa mort de cette manière. Ce n’était alors pas pour échapper à un démon, mais plutôt pour piéger ce dernier et le tuer ensuite. Mais ici, il ne comptait bouger et briser la glace que lorsque le monstre sera parti. Son téléphone était probablement noyé, il n’avait aucun moyen de contacter quelqu’un et finira à l’hôpital lorsqu’un humain le découvrira ici. Mais il savait qu’à partir de là, il saura retrouver son chemin. Les deux plus grosses difficultés ici étaient à la fois de retenir sa respiration le plus longtemps possible – il avait très peu de souffle – mais aussi de ne pas frissonner. Heureusement pour lui, la glace avait immobilisé son corps. Mais comme son nom l’indique, elle était horriblement froide comme lui était horriblement nu. Il crevait de froid pour se sauver la vie…
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MessageSujet: Re: Aqualand Lun 28 Nov - 8:32

Kraken revenait donc d'une autre partie du complexe aquatique où il avait mis en sécurité son ami pour ensuite revenir faire sa fête à l'assassin. Il comptait bien lui arracher tous ses membres et se voyait déjà récupérer le corps démembré aux extrémités cautérisés par le gel pour le ramener chez lui et l'accrocher au dessus de la cheminée. Tous les jours, il pourrait savourer les cris de son bibelot humain, enfin, jusqu'à qu'il oubliât de le nourrir ou que l'autre crevât d'une infection ! Mais avant cela, il comptait bien jouer avec lui et explorer plus en profondeur leurs liens encore frais ; il comptait notamment se soulager le tentacule, passablement exciter depuis le strip tease de son adversaire en plein milieu du combat, ça méritait quelques récompenses !

Sauf qu'il ne fut pas accueilli à bras sans la main gauche ouverts par sa future décoration de cheminée, bien au contraire, ce dernier usa de son gel pour se suicider, à ce qu'il paraissait en tout cas. Kraken fut dupé par la manœuvre, n'allant pas se dire que se faire passer pour mort c'était carrément le genre de ce type qui l'avait attaqué par surprise, par derrière et à distance. Il devait être sans doute trop déçu de ne pouvoir soulager la crampe qu'il avait au tentacule pour se poser des questions : "Pssst, t'es qu'un gros allumeur, 'foiré !" Kraken avait beau faire des efforts pour ne pas mépriser son adversaire, là, il n'y arrivait plus. "Tricheur ! Mauvais perdant !" cria-t-il sur le bonhomme de glace, avec une certaine émotion dans la voix.

Kraken envisagea de mutiler la dépouille de son adversaire du soir pour se soulager de sa frustration, mais ça n'aurait rien changé et il le savait très bien, et en plus il entendait arriver la cavalerie, ou plus exactement les pompiers qui avaient été alertés par le système de sécurité qui s'était enclenché quelques minutes plus tôt quand les flammes de l'assassin avait activé ce que Kraken prenait pour une fantaisie idiote des temps modernes, la pluie d'intérieur. Ce serait donc les pompiers qui prendraient pour l'autre et Kraken partit les accueillir et mesurer ses tentacules à leurs lances d'incendies.

Dans un coin de sa tête, il retint ce que son assassin lui avait révélé avant de se donner la mort, comme il l'avait cru en tout cas. Kraken devait cette attaque à une alliance qui s'était formée contre lui. Ca ne l'effrayait pas vraiment, au contraire, il était même assez honoré, ça lui évoquait de bons souvenirs. Alors que ça aurait dû être le contraire : il devait les grandes souffrances de son existence à la précédente alliance qui s'était formée pour l'enfermer dans sa cage pendant des millénaires. Les choses semblaient sur le point de se répéter, il ferait mieux de s'inquiéter !
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