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Hylapaperdu

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MessageSujet: Hylapaperdu Mer 8 Fév - 13:19

Il soupira plusieurs fois. Le voilà penché au-dessus d’un berceau calme, à regarder un poupon endormi à l’intérieur. Papa n’était non pas attendri par le sommeil de son petit, mais il était surtout impatient que ce dernier s’endorme pour de bon pour récupérer les clés de sa voiture. En effet, Axel maintenait dans ses petites mains le trousseau de son père, qu’il avait dû ramasser par terre. Et à chaque fois que Jared avait essayé de le récupérer, l’enfant se mettait à brailler comme une vache égorgée. Le sorcier était pourtant pressé. Déguisé d'une chemise quasi transparente tâchée de noire en guise de haut, il s’était parfumé la gorge comme les habits avec de bien mauvaises pensées en tête. Il avait sorti l'attirail de l'allumeur un peu vulgaire qu'il ne mettait pourtant jamais. Un veston noir sans manche surmontait sa chemise et elle rentrait dans son pantalon noir qui pouvait se baisser jusqu'aux chevilles facilement sans avoir besoin d'enlever la braguette. En attendant que mini Jones se décide à lâcher son bien, il partit se mettre une bonne dose de gel dans les cheveux afin de se coiffer soigneusement. En même temps, il discutait au téléphone avec l’un des membres de sa troupe. En ce moment, les sorciers étaient tous en alerte. Ce n’était plus seulement le bien qui attendait les attaques du mal, c’était chaque individu qui se retrouvait menacé par l’apparition d’une nouvelle espèce. Jared apprit l’existence de Sélénite à peu près en même temps que tout le monde. Cependant il eut très vite l’occasion d’en savoir beaucoup plus que tout le monde. Il se renseigna, ses clones et lui-même voyagèrent dans toute la ville jusqu’à en rencontrer un de chaque espèce, de chaque peuple. Il comprit enfin à qui il avait eu affaire, quelques semaines plus tôt, en fouillant dans l’esprit d’un soldat du feu. Il tenta de se renseigner le plus possible sur le dit général qui l’avait soigneusement laminé lors de leur première et dernière rencontre. Il avait encore sa carte, accompagnée de tous les mauvais souvenirs qu’elle impliquait. Il ne devait sa survie qu’à la bonne foi de ce type, c’était une sensation horripilante. Il s’était éveillé dans le lit d’un hôtel, en meilleur état qu’il ne l’aurait imaginé. Il crut d’abord à une grosse cuite, il chercha quelques traces de passage d’une fille qu’il se serait fait durant la nuit. Il vit la carte, il la lut, et tout lui revint en mémoire. L’âme de ses clones reparties dans le néant lui offrirent, lorsqu’il les invoqua à lui, le souvenir de tout ce qu’il s’était passé lorsque l’originel était inconscient.

Bébé endormi, il s’empara de ses clés puis fonça vers la sortie de sa villa. Monsieur avait prévu de revoir son ravisseur ! Il allait lui faire regretter de s’être joué autant de lui. Et pour se venger d’avoir été aussi mal, il avait l’intention d’attaquer ce général personnellement, là où il pensait faire mal. Il n’avait pu lire dans la tête du sélénite mais il n’en restait pas moins observateur et sournois. Peut-être pouvait-il à peu près comprendre l’attitude de cet homme parce qu’il pouvait trouver plusieurs similitudes avec la sienne. Il avait réservé une table dans un restaurant de luxe et qu’importe s’il y avait des connaissances. Il venait en affaire, il songeait à repartir vainqueur après avoir joué avec le feu d’Hyperion. Le strip-teaseur plaça un borsalino immaculé sur sa tête et se téléporta directement à sa voiture. Une Porsche Carrera GT cabriolet rouge vive parce que le maléfique aimait se faire remarquer autant qu’il adorait frimer. Il flatta sa monture nerveuse en appuyant frénétiquement sur l’accélérateur, puis il décolla au quart de tour pour filer dans les rues de San Francisco, ne quittant pas les quartiers bourgeois. Il s’arrêta au fleuriste et, puisque ce dernier était fermé, se servit lui-même des roses rouges dans un bouquet préfabriquée et exposé en vitrine. Il roula jusqu’à atteindre un grand immeuble calme aux premiers abords. Il se gara dans cette rue, n’hésitant pas à se stationner devant un garage et ne cherchant pas à se cacher. Jared était déjà venu ici pour repérer l’endroit. Quelques gardes du corps rodaient autour du lieu d’habitation de leur général pour protéger ce dernier. L’homme ne pourra pas rentrer sans se faire voir et d’ailleurs, il était probablement déjà repéré. Mais c’était voulu. Il ferma son auto, rangea les clés dans la poche interne de la veste de son costume puis fit le tour de l’immeuble du côté où se trouvait la grande fenêtre principale de chez Hyperion. Le maléfique resserra sa cravate grise pâle, sortit une clope et se l’alluma, avant d’empoigner le bouquet dans l’autre main. Il s’envola jusqu’au dernier étage où il resta en suspend devant une fenêtre. A travers la vitre, il tomba nez à nez avec une créature quasi nue qui sortait les griffes en l’apercevant. Elle ouvrit la fenêtre, un couteau sorti du ceinturon à sa cuisse.

« Salutations ma belle ! » la salua chaleureusement le strip-teaseur en se reculant de quelques centimètres pour esquiver une tentative d’égorgement. Il remarqua qu’il se trouvait devant la chambre car, sur le lit derrière, il aperçut Hyperion dormir derrière elle. « Réveillez votre tyran, dites-lui de se faire beau. Et qu’il se dépêche parce que j’attends sur le toit ! »
Il parla bien fort pour réveiller lui-même l’endormi, au cas où la nymphe ne ferait pas son travail. Il parcouru son regard de la tête jusqu’aux pieds de cette femme, s’attardant sur ses formes d’un air flatteur. Il pensa que l'autre ne se privait vraiment de rien et pourtant, Jared ne se mit pas à envier sa situation. Avoir des femmes à ses pieds, ce n’était pas vraiment son rêve. Il préférait en conquérir une à la sueur de son front, en profiter, puis passer à une autre. Il s’éleva un peu plus haut dans les airs pour quitter le champ de vision de la nymphe puis partit se poser sur le toit. Il se posa dessus et s’adossa à un mur. Il était à quelques mètres de l’entrée menant sur le toit, face à la porte, puis attendit en fumant sa clope d’une main tandis que l’autre tenait le bouquet. Il ne s'en faisait pas, il était certain qu'Hyperion viendra seul.


Dernière édition par Jared A. Jones le Mar 21 Fév - 15:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Hylapaperdu Mer 8 Fév - 15:59

Le toit de l'immeuble faisait parti de la propriété où Hyperion passait la nuit. Il faisait office de terrasse. Il y avait une grande table avec ses chaises, avec quelques transats et surtout un jacuzzi ! Cet étalage de meubles luxueux était éclairé en toute simplicité par la voûté étoilée ; quelque part dans le noir, gravitait Lilith qui veillait sur ses enfants envoyés sur Terre. Bref, c'était un endroit sympathique où le général de feu devait se payer du bon temps. Et sans doute en charmante compagnie, en témoignait l'apparition d'une créature de rêve.

Ouvrant la porte qui permettait d'accéder au toit, une nymphe fit son apparition. Comme celle qu'avait rencontré Jared plus tôt, elle faisait parti du "harem de protection" d'Hyperion. Il s'agissait tout simplement d'un troupeau de nymphes qui avaient négocié avec le sélénite de garder leurs âmes en échange de leur soumission au général du feu, ce dernier en faisant des servantes s'occupant de la sécurité et des besoins virils de leur maître. Un esprit fermé aurait pu plaindre la condition d'esclave de cette jeune femme, mais elle affichait aussi bien dans son attitude que dans ses pensées les traits d'une personnalité épanouie.

Habillée d'une fine robe, la créature était magnifique. Ses courbes étaient divines et magnifiées par un charisme surnaturel qui la rendait irrésistible. Elle portait un plateau d'argent sur lequel il y avait un verre de vin rouge, un Bordeaux d'excellent cru. "Le maître vous prie de patienter quelques minutes", dit-elle en posant le plateau sur la table. "Il vous prévient qu'il ne saurait garantir votre sécurité lors de votre entretien et vous invite cordialement à vous enfuir tant que vous en avez la possibilité, pour votre propre bien." Hyperion ignorait qu'il s'agissait de Jared quand il avait donné ses instructions à la nymphe chargée de faire patienter son visiteur pendant qu'il faisait son pipi, se brossait les dents et se mettait quelque chose sur le dos. Elle attrapa le verre de vin et le tendit à Jared. "Si vous souhaitez tout de même le rencontrer, il vous prie de bien vouloir l'attendre en profitant de son hospitalité." Qu'on ne dise pas qu'Hyperion ne savait pas recevoir ses intrus : de sa main libre, la nymphe tira sur un noeud qui tenait sa robe et celle-ci glissa à ses pieds, révélant une splendide poitrine et un non moins magnifique buisson intime s'offrant au sorcier, lui donnant matière à patienter.
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MessageSujet: Re: Hylapaperdu Mer 8 Fév - 20:02

Jared ne pourra jamais nier l’hospitalité avec laquelle il fut reçu ce soir-là. Le verre dans la main, il dégustait déjà ce qu’il y avait à l’intérieur tout en s’imaginant déguster plutôt la magnifique créature qu’il avait en face de lui. Il devait reconnaître que l’hôte avait un excellent goût, et savait mettre le maléfique en appétit. Le strip-teaseur aurait pu sans mal semer la pagaille dans le harem de protection d’Hyperion. Déjà, il put aisément lire dans la tête de cette nymphe toute l’histoire qui la liait au général du feu. Il s’enivra d’alcool et de connaissance à son sujet tandis qu’elle expliquait quelque chose comme quoi il était en danger. Foutaise ! Il n’en avait rien à faire. Il n’éprouvait aucune crainte quant à se retrouver de nouveau en face de celui qui aurait pu le tuer, l’autre fois. Il n’avait pas peur, il était surtout excité à l’idée de prendre ce gros risque que de le revoir. Et pour l’instant, il n’en fut point déçu. Il décrocha ses lèvres de son verre lorsque la splendide femme se mit à nue devant lui. Il la dévora des yeux. Il observa avec grand intérêt sa gorge fine, ses petites épaules, ses bras lisses, sa poitrine saillante, son ventre plat, ses courbes gracieuses, ses hanches généreuses, ses cuisses fermes. Puisque tout cela lui était offert, il décida de ne pas s’en priver. Il profitait allègrement de cette hospitalité puisque celui qu’il recherchait le faisait attendre. Le strip-teaseur se rapprocha donc d’elle, lui redonna son verre puis passa son bras derrière le bassin de la jeune femme pour l’attirer contre lui. Ses délicieux ballons contre son costume, il baissa la tête vers elle pour ne regarder que ses yeux durant de bonnes secondes. Il approcha ensuite son visage, dépassa celui de la jeune femme.

« Et vous, qui garantit votre sécurité ? » lui glissa-t-il dans l’oreille. Du bout des doigts, il caressa l’échine dorsale de sa créature pour la sentir frissonner dans son bras. Elle était belle, certes. Mais la beauté physique n’était pas seule source d’excitation pour notre homme. S’il pouvait aisément céder au désir avec cette nymphe, il était cependant bien plus attiré par les femmes plus sauvages, plus indisponibles. Celles qu’il fallait conquérir à la sueur de son front pour pouvoir enfin l’allonger dans son lit ! Et une fois obtenue, on la laissait à nouveau seule. On sortait de sa vie, et on passait à une autre. Tel était le quotidien de Jared qui se voyait plus en mercenaire qu’en grand seigneur. Ou en prince, comme disait Valentine. En prince nomade. De sa main libre, il retira la cigarette qu’il avait en bouche puis tourna la tête sur le côté pour y souffler la fumée. Il dévora une dernière fois la créature du regard, puis il la lâcha. Une femme ne devait être allongée que consentante et désireuse. Il n’était aucunement excité à l’idée d’embrasser une créature qui n’éprouvait aucun désir pour lui, et qui le faisait simplement pour obéir à des ordres. Il ramassa le bouquet de roses qu’il avait posé au bord de jacuzzi. Il en prit une petite qu’il glissa dans la poche avant de sa veste afin de la mettre en évidence. Il en prit une autre à la tige plus longue afin de la glisser elle dans la belle chevelure de la créature, juste au-dessus de son oreille gauche.

« Faites-moi plaisir, gardez là s’il vous plaît. » Il lui tendit le bouquet. « Offrez ceci à votre maître. Et dites-lui de se préparer à sortir, car notre entretient se poursuivra ailleurs. »
Avant qu’elle ne s’en aille, il lui prit la main et la leva afin d’y déposer un baiser, tout en la dévorant toujours du regard. « N’hésitez pas à revenir, s’il tarde trop… » murmura-t-il avec un petit clin d’œil aguicheur avant de la lâcher pour de bon. Nul doute que si Hyperion était venu l’aborder la première fois sous cette forme, il aurait obtenu son baiser en moins de deux secondes ! Et le strip-teaseur ne serait plus de ce monde depuis quelques semaines. Il s’adossa de nouveau au mur et s’alluma une nouvelle cigarette. Il entama une marche sur le toit, tournant volontairement le dos à l’entrée pour montrer à quiconque le surprendrait combien il était confiant.
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