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J'aime pas les extraterrestres [Orion]

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MessageSujet: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Lun 12 Mar - 17:27

Envoi.

Le jeune homme sourit et étira ses membres engourdis en scrutant l'écran de son regard sombre, assez satisfait de lui-même. Lorsqu'il fut certain que le processus de diffusion de sa dernière création était bien enclenché, il replongea sur son clavier d'ordinateur pour effacer ses traces. Puis, une fois son travail complété, il se leva et se dirigea vers la douche, qu’il avait boudée depuis les dernières quarante-huit heures, tout comme la nourriture et le sommeil, pour se concentrer pleinement à terminer le virus qu’il venait de lancer.

Drake ferma les yeux, une seconde, sous l’eau, et faillit bien s’y endormir, si bien qu’il échappa la barre de savon et qu’il sursauta presque en réalisant qu’il était encore sous la douche. La prochaine étape fut donc un tête-à-tête avec son oreiller. Bien que plutôt paresseux, le jeune homme avait tendance à oublier de dormir lorsqu’il faisait une chose qui le passionnait. Par exemple, lorsqu’il se mettait à élaborer un quelconque virus ou une idée particulière de piratage informatique, tout le reste était mis de côté, même ses tâches pour le FBI. Même si son travail lui permettait d’éviter la prison, Drake n’y portait qu’une considération minimale. Il y avait tellement plus intéressant qu’accomplir ce qu’on lui demandait. Énerver et embêter les gens, par exemple. C’était peut-être ce qu’il préférait le plus dans la création d’épidémies plus ou moins agréables pour les internautes.

Une fois debout, quelques heures plus tard, et après avoir mangé, Drake s’habilla avec son style habituel : jean volontairement usé, t-shirt assez serré et veston chic. C’était un look qui manquait un peu de logique, mais ça lui ressemblait. Il mit un bout de papier dans une des poches de son jean et sortit de son appartement après avoir bien vérifié six fois que ses serrures et systèmes de protection étaient bien mis en place.

Il y avait quelques jours qu’il avait prévu de faire ce pourquoi il sortait de chez lui ce jour-là. Comme l’idée ne l’enchantait pas énormément, il avait procrastiné. Même ses recherches très ennuyantes pour le FBI lui avaient servi d’excuse pour éviter d’avoir à aller au Holly’s Hotel, dans une chambre en particulier. Il avait d’ailleurs été ravi de sa décision de terminer son virus et de le lancer sur la toile avant d’y aller : il gagnait encore plus de temps. Au fond de lui, il n’était pas si con (il l’était tout de même un peu…) et il savait qu’accumuler les raisons et les minutes n’effacerait pas ce qu’il avait à faire, mais il ne pouvait pas s’en empêcher.

Le pire, c’était qu’il s’était porté volontaire. Le mouvement secret anti-sélénites avait besoin d’informations sur ces horribles créatures et Drake s’était proposé pour aller fouiller la chambre d’une de celles-ci. Sur le moment, l’idée lui avait paru charmante : fouiner dans les affaires d’Orion et, même, lui voler quelques trucs pour son plaisir personnel en mettant le tout sur le compte d’un valeureux groupe de défense des êtres magiques… Mais maintenant, il réalisait qu’il n’avait peut-être pas tellement envie d’aller se souvenir de quoi avaient l’air les vêtements d’Orion, de son odeur ou n’importe quoi qui lui rappellerait que cet imbécile l’avait plaqué. D’accord, ils n’avaient jamais été un couple et, théoriquement, sans couple, impossible pour l’un de plaquer l’autre. Cependant, il restait indéniable que Drake avait été largué, rejeté, chassé, abandonné, dédaigné, repoussé, snobé et voire même méprisé. Bref, il avait été celui des deux qui est laissé de côté, dont l’autre ne veut plus, et cela le frustrait encore, même après deux mois. Habituellement, il était celui des deux (ou trois!) qui en avait marre le premier et qui finissait par ne plus donner de nouvelles. Parce qu’effectivement, Drake préférait éviter une personne que lui expliquer qu’il était passé à autre chose. C’était beaucoup plus facile. D’ailleurs, si Orion avait fait la même chose, il était persuadé qu’il l’aurait mieux accepté. Ou bien il l’aurait harcelé jusqu’à ce qu’il ait une réponse. Dans tous les cas, le sélénite avait choisi d’être clair et direct. Il ne s’était même pas contenté de juste mettre fin à leur petite aventure : il lui avait servi une menace de mort! Quel con. Comme si quelqu’un pouvait tuer Drake S. Crowley. Il était invincible, point final.

C’était donc pourquoi Drake avait rejoint les gens qui voulaient éradiquer la race d’Orion. La vengeance mêlée à l’impression de lutter pour sa propre survie. Si ce n’avait été de la menace d’Orion, le pirate informatique serait resté à ses virus et ses recherches et il ne se serait pas mêlé des petites guerres des autres. Et il ne se serait pas retrouvé, ce jour-là, dans la chambre d’hôtel du sélénite.

Entrer avait été plutôt facile, avec la clé multi-usages que Drake avait fabriquée. Il avait bien sûr attendu qu’Orion parte, et il s’était assuré de le voir monter dans un taxi pour éviter de risquer que l’autre homme revienne subitement. Rapidement, il évalua ce qu’il aurait à fouiller. Le bureau, les tables de chevet, le placard… Il en aurait pour un bon moment si le sélénite les avait remplis. Mauvais. Il ne pouvait pas se permettre de rester longtemps. Il devrait donc faire vite. Au moment où il allait ouvrir un tiroir du bureau, il entendit un drôle de petit déclic. On aurait dit le bruit de…la serrure de la porte de la chambre. Drake étouffa un juron et se précipita vers le placard qu’il réussit à fermer derrière lui au moment où la porte s’ouvrait. Alors qu’il retenait sa respiration, son cerveau se mit à sa puissance maximale pour trouver comment il allait se sortir de là.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Lun 12 Mar - 18:53

Les conversations téléphoniques, avec Orion, c’était peu animé. Il ne connaissait que les mots oui et non. De plus, il finissait toujours par un ‘on verra’. Cependant, il s’arrangeait toujours pour aller à la rencontre de la personne à l’origine du coup de fil pour une discussion beaucoup plus vivante. Il préférait voir la personne et observer tous ses petits gestes pour communiquer de manière enthousiaste et sociale. Car oui, il était social, lui. Il réussissait à mettre à l’aise les réservés et les personnes qui restaient cloîtrés entre quatre murs pour X raison. L’homme du vent raccrocha en terminant par un « j’arrive ». Il s’empara de ses affaires puis s’esquiva aussitôt. Comme toujours, il emportait son violon sur le dos comme une épée. C’était son arme de guerre principale. Sa hache à effets multiples. Son épée tournoyante, son pulvérisateur capable de plier toutes les volontés autour de lui ! Il était bon dans de très nombreux instruments de musiques. Mais le violon, c’était son maximum. Pourtant, il n’en jouait que très rarement. Du moins, rarement en public. La musique était un art de guerre selon lui, rien de plus. Il n’y mettait pas toute la poésie artistique de toutes les célébrités du passé de cette Terre. Il n’avait rien d’un peinte tel que Van Gogh, il n’avait pas la même passion pour la musique que Mozart. Il était passionné, certes, mais par intérêt. Parce que les sons étaient ses outils de manipulation. Parce qu’il ne pouvait qu’en vivre, et était incapable de s’en séparer. Il pouvait se battre avec tout ce qui lui tombait sous la main. Une cuillère et des verres, un petit topo de bois sur lequel il pouvait créer un rythme du bout des doigts, ou simplement même le son de sa voix pouvait devenir ensorcellement. Et pourtant, il prenait toujours son précieux violon. Des fois que le reste ne suffise pas, et qu’il doive sortir l’outil qu’il maîtrisait le mieux. Plus la mélodie était réussie, plus l’enchantement était efficace et maîtrisé !

Le magicien s’embarqua dans un taxi qui roula durant une bonne quinzaine de minutes. Une fois arrivé à destination, il régla ses petites affaires à sa convenance, parla avec plusieurs personnes puis retourna chez lui. Une petite routine, rien de plus. En revenant, rien ne lui sembla anormal lorsqu’il parcourut le couloir de sa chambre d’hôtel permanente. Les objets qu’il possédait étaient totalement diverses. Des tas de babioles qu’il disait « typiquement terriennes ». Beaucoup de ces boules que l’on retourne pour faire tomber de la neige ou des paillettes à l’intérieur. Des lampes de chevets avec des bulles fluorescentes à l’intérieur en guise de décoration. Sur ou contre les murs et meubles, il y avait divers instruments de musiques. Un piano sous la fenêtre, un autre violon ainsi qu’une harpe lyrique sur le lit, un psaltérion sur son bureau, un accordéon dans un placard, une petite guitare contre le pied du lit, un banjo dans un coffre avec une flute de pan et des partitions de toutes les couleurs, un saxophone dans la garde-robe, deux tambourins sur le piano, bref. Avec ceci, un petit objet mécanique qui percevait et enregistrait les sons pour les modifier à sa guise sur un ordinateur portable. C’était une petite invention cadeau de Drake, lorsqu’ils entretenaient une relation pour le moins intime. Ah, ce bon vieux Drake.

Orion referma doucement la porte. Il n’aimait pas les bruits sourds, forts, brefs. Ses petites oreilles étaient fragiles, bien qu’il ne s’en plaigne jamais. Il ne chantonnait pas. Il ne chantonnait ni ne sifflait jamais. Comme dit plus haut, la musique n’était qu’une manière de s’entraîner, de se battre ou d’oublier quelque chose. Ce n’était pas un petit loisir du dimanche. À peine fut-il à l’intérieur qu’une présence alerta son esprit. Il avait cette faculté de détecter les présences autour de lui, c’est avec ce pouvoir qu’il percevait la nature de l’âme en question. Son regard se posa sur le placard dans lequel un imposteur s’était caché. L’intrus pouvait bien se dissimuler derrière un rideau de plomb s’il le voulait, cela n’empêchera pas le sélénite de voir l’aura que dégageait son âme à travers. Disons qu’il ne la voyait pas avec les yeux. Il la détailla, compris quel type de créature c’était, la reconnut facilement et sut très vite que son ancien amant était caché ici. Intrigué, il fit néanmoins un peu de bruit au niveau du divan pour faire croire au pirate informatique qu’il ne l’avait pas repéré. Il posa son violon principal à côté du second, défit sa veste, puis balada ses doigts sur les touches du piano. Il commença à en jouer d’une main, de manière lente et soignée. Il ne regardait pas ce qu’il faisait, il avait les yeux rivés sur le placard. La mélodie devint très vite magique. Quelque chose de lent et d’apaisant s’en dégageait. Cette chanson protégeait Orion des mauvaises intentions. Il maîtrisait cette magie de manière à ce que tant que la mélodie était active, celui qui l’écoutait gardait toutes ses facultés mentales, mais ne pouvait se résoudre à faire du mal au sélénite. À l’insulter, à le frapper. En même temps, la musique créait une sorte de dépendance chez l'auditeur qui obligeait ce dernier à vouloir l'écouter jusqu'au bout. C'était cela, le piège qu'utilisait le général de l'air.

« Je t’ai suggéré de ne plus approcher un sélénite,
Et te voilà dissimulé parmi mes précieux outils.
Sors d’ici sans me mentir mon jeune ami,
Que me vaut l’honneur de ta visite ?
»

Chantonna-t-il en gardant la mélodie bien active d’une main, tandis que son regard de fer fixait l’auras noirâtre et difforme qu’il percevait à travers le bois.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Lun 12 Mar - 19:57

[J’ai pris quelques libertés sur des trucs qu’on avait pas vraiment décidé. Tu me diras si ça va. :) ]
Drake détestait les téléphones, que ce soit les fixes ou les cellulaires. Sa paranoïa lui donnait l’impression que tout ce qu’il y disait était projeté dans une sorte de banque de données où n’importe qui de mal intentionné pouvait aller chercher des informations sur lui. Aussi, il évitait généralement d’utiliser le téléphone et, quand il le faisait, il essayait d’en dire le moins possible. Pour communiquer, il choisissait toujours les rencontres en personne ou des messages qu’il sécurisait lui-même sur internet. Néanmoins, même s’il détestait s’en servir pour communiquer, Drake avait son propre téléphone portable, comme tout jeune de sa génération dépendant des communications en tout lieu et tout temps. Il savait comment le réparer, le modifier et le pirater, comme pour la plupart des modèles. Le sien réussissait d’ailleurs à faire plein de choses amusantes comme changer la chaîne de sa télévision, capter les numéros des téléphones à proximité ou encore s’autodétruire.

Les téléphones de plusieurs autres personnes pouvaient faire ce genre de choses. Il suffisait que Drake apprécie quelqu’un pour qu’il ait envie de toucher à ses affaires pour les améliorer. Comme il était devenu plutôt doué, avec le temps, les gens étaient souvent heureux qu’il passe sur leurs appareils pour leur donner de nouvelles fonctions. Drake était aussi du genre à inventer des babioles juste pour faire plaisir à ceux qu’il aimait bien ou, au contraire, juste pour embêter une personne qui l’énervait. Il lui arrivait assez fréquemment de voler le portable d’une personne pour le dérégler complètement et ensuite le remettre à sa place, l’air de rien. C’étaient de petites victoires faciles et amusantes.

Le demi-cauchemar n’avait pas réalisé, en entrant, dans quel champ de mines il s’était jeté. Orion avait disposé des armes partout dans sa chambre d’hôtel. Pour un regard étranger, ou pour une personne qui venait simplement chercher des informations utiles, des instruments de musique n’avaient rien de menaçant. D’ailleurs, en l’absence du sélénite, ils étaient totalement inoffensifs. Seulement, dès qu’il était tout près d’eux, ils prenaient un tout autre caractère. Le piano devenait une mitraillette, la guitare un pistolet, la harpe une bombe, le violon un couteau tranchant… Et Orion en devenait le maître, le mercenaire bien entraîné. Bien sûr, le sélénite n’avait pas expliqué toutes ses forces et ses faiblesses à Drake mais, à force de l’observer, le sorcier avait compris le danger que la musique bien domptée devenait lorsque l’autre homme la poussait à l’attaque. On tombait vite sous ses griffes acérées et on devenait lambeaux.

Drake n’avait jamais expliqué à Orion sa nature de cauchemar, ni toute l’histoire de sa chère maman qui aurait dû le tuer. Il avait enterré cette partie de sa vie et, s’il sentait souvent le besoin d’aller hanter les rêves d’innocentes personnes, il se considérait comme un sorcier. De toute manière, il n’était pas du genre à se lancer dans les confidences et Orion lui-même ne lui avait pas servi les détails sur sa race. Ce que Drake savait, il l’avait appris avec les autres membres du groupe contre les sélénites. S’il connaissait les grandes lignes lorsqu’il les avait rejoints, les rumeurs sur le pouvoir presque implacable d’Orion lui en avaient plus appris sur sa puissance que ce que le sélénite avait pu lui dire. Du temps où ils se fréquentaient, Drake trouvait un peu étrange, et vaguement attachante, cette folie d’avoir des instruments de musique un peu partout. Désormais, il lui semblait que l’autre homme vivait dans un labyrinthe de pièges dont lui seul connaissait les secrets.

Le placard. Une petite tente faite de voiles. Drake ne s’y sentait pas du tout à l’abri, mais il n’avait rien trouvé d’autre. Il avait songé à se jeter par la fenêtre, mais il s’était dit que plusieurs étages de chute libre ne seraient pas très bons pour ses os à l’atterrissage. Il avait donc choisi le placard, où il se tenait immobile, à l’exception de sa main gauche qui tripotait nerveusement la petite boule avec des paillettes à l’intérieur qu’il avait glissée dans la poche de son veston. Il écouta Orion se déplacer en songeant qu’il ne pourrait jamais sortir sans lui passer sous les yeux.

Puis, ce fut la première note, et il sut qu’il n’avait plus aucun espoir. Il songea qu’il aurait dû s’inventer une fonction d’autodestruction, comme il l’avait fait pour son téléphone. Elle lui aurait été bien utile.

« Je t’ai suggéré de ne plus approcher un sélénite,
Et te voilà dissimulé parmi mes précieux outils.
Sors d’ici sans me mentir mon jeune ami,
Que me vaut l’honneur de ta visite ? »


Il aurait dû envoyer quelqu’un d’autre. Otthran, par exemple, aurait été de taille. Monsieur le si puissant démon supérieur l’avait laissé se jeter stupidement dans le danger sans rien faire… Et ça se disait un allié. Brillant, en plus. Et tous les autres, tiens. Ils auraient été très qualifiés. N’y avait-il pas un petit vampire plutôt mignon qui pouvait se téléporter? Ou encore, ce feu follet qui pouvait aller très vite en se transformant en boule de lumière? Ou même cet herboriste qui, franchement, ne manquerait à personne s’il mourait? Mais non. Mais noooon. On avait accepté d’envoyer l’empoisonneur, le type qui ne peut rien faire avant d’avoir touché son adversaire. Utile. Très utile. Le demi-cauchemar avait soudainement l’impression de remplir le rôle de chair à canon. Il sortit donc du placard pour se rendre au front.

« Tu ne m’as rien suggéré, mon joli. Tu m’as menacé, et tu me connais assez pour savoir que personne ne décide de rien à ma place. »

La porte était juste à côté, mais il était incapable de s’en approcher. Cette foutue musique. Le jeune homme s’avança un peu vers son interlocuteur. Il sentait que, tant que la mélodie coulait sur son esprit, il ne pourrait se résoudre à toucher l’autre homme dans le but de l’empoisonner mais, d’un autre côté, si le sélénite arrêtait de jouer un seul instant…

« Je suis venu voir si je te manquais. »
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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Mar 13 Mar - 0:11

En tout cas Drake lui avait manqué, lui. Et l e sélénite s’en rendit bien compte en regardant le jeune homme sortir de sa planque de fortune. Tout en continuant sa mélodie, il détailla son interlocuteur de la tête aux pieds. Il prit bien le temps de l’observer et de se dire que leurs petites folies lui manquaient pas mal. Voyons Orion, concentre-toi plutôt sur ton devoir. Il n’oubliait pas que ses fonctions de général passaient bien avant ce petit plaisir, et que c’était la raison pour laquelle il avait mis fin à leurs entrevues avec une menace pour mot d’adieu. Si ça ne tenait qu’à lui, il aurait gardé sa relation avec une créature secrète afin de continuer à fréquenter Drake. Néanmoins, son sens de l’honneur et du devoir étaient bien plus développés. Le cerveau était maître sur son sexe. C’est du moins ce qu’il croyait jusque-là. Orion n’était pas une personne ingrate. Et c’est par respect et par reconnaissance qu’il prit soin de prévenir son bel ami qu’ils ne devaient surtout pas se revoir tous les deux. Et qu’il ne comptait pas le tuer au moment de leur séparation, pour lui offrir sa chance. Même s’il apprenait que Drake avait rejoint une rébellion où il jouait un rôle important contre son peuple, il ne regretterait pas.

Avec sa musique, il pouvait forcer la personne à s’approcher. Il pourra ensuite lui extraire l’âme au cours de son rituel quotidien. Cependant, quelque chose empêchait Orion de procéder ainsi. Ce général sans pitié ne pouvait pas se résoudre à faire ça à celui avec qui il avait partagé autant d’intimité… et qui l’attirait encore beaucoup trop. Son père ne lui avait pas appris à tuer un être qu’il désirait embrasser ! Cette situation n’aurait jamais dû arriver. Et c’était justement pour éviter ce genre de désagrément que le magicien avait mis fin à leur relation. Il pensait pouvoir l’oublier facilement. Ce fut le cas, mais il ne s’imaginait pas que son désir renaîtrait à leur prochaine rencontre. Il avait donc été sage de ne pas se lancer à sa poursuite. En revanche, Drake était totalement inconscient de revenir à lui. L’attirance était bel et bien là, mais le général saura passer outre pour tenir sa parole : à savoir s’occuper personnellement de son jeune ami qui n’aurait jamais dû revenir ici.

S’il y avait la moindre excuse pour le sauver, Orion la prendrait. Et ce dernier en trouva peut-être une. Il risqua le tout pour le tout mais sans pour autant délaisser sa prudence. Sa main libre se tendit, paume ouverte, vers le pirate informatique. Et la mélodie força ce dernier à avancer vers le ravisseur. Drake ne pouvait avoir d’autres choix que d’obéir aux ordres implicites des sons que dégageait le piano. Et ce sans faire de mal à son bourreau, puisque cela faisait partie des ordres. Il lui prit doucement le bras puis l’invita à s’assoir sur le petit banc fait du même bois que le piano, juste en face de ce dernier. Là, il dirigea une main de Drake sur les touches blanches et le fit appuyer. Nul besoin de savoir y jouer, le talent magique d’Orion dirigeait chaque geste de son ami pour que ce dernier joue correctement. Il put ainsi lâcher lui-même le piano et y poser l’autre main Drake, forçant donc ce dernier à jouer de cet instrument sans pouvoir s’en détacher. Le sélénite étant libéré, il se plaça derrière l’homme cauchemar. L’une de ses mains caressa le front de ce dernier, tandis que l’autre allait gentiment masser l’une de ses épaules. Il se pencha un peu en avant, concentré sur la musique qu’il lui faisait jouer.

« Je connais tes goûts pour l’adversité.
Tu as choisi les rebelles à la romance.
Je te propose de joindre mes rangs et de les quitter,
Ce sera là ta dernière chance.
» chantonna-t-il de sa voix mélodieuse, dans un souffle cette fois tout près de l’oreille de Drake. Il était arrivé que ses hommes surprennent le cauchemar en compagnie de créatures que le général soupçonnait faire parties d’un groupe de résistance contre son peuple. Ainsi, il ne serait alors guère étonné de voir Drake adhérer à cette bande ridicule au profit de ses magouilles personnelles. Mais Orion voulait le sauver. Cette rébellion n’avait aucune chance, et le fils du vent souhaitait fort le sortir de cette impasse, de le laisser régner à ses côtés en échange de services, d’aide, et de sexe. Ce n’était pas tant cher payé, sachant que le prix en cas de refus était son âme.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Mar 13 Mar - 15:48

Finalement, il aurait peut-être dû tenter la fenêtre. Au fond, des os broyés et un crâne éclaté étaient de loin préférables à devoir affronter Orion. Drake le savait intelligent et rusé, et c’était en plus de sa puissance magique très élevée. De plus, s’il l’avait menacé de le tuer, c’était certainement parce qu’il y songeait sérieusement. Orion n’était habituellement pas trop du style blagueur, et Drake le voyait mal lui servir un humour de ce goût. De plus, le demi-cauchemar en avait appris plus sur la réputation de son ancien amant et il savait qu’il avait déjà tué plusieurs fois, et qu’il tuerait encore. C’était ainsi que les sélénites fonctionnaient et c’était pourquoi le petit groupe duquel il faisait partie luttait contre cette race.

Drake était immature et évitait le plus possible de songer aux conséquences de ses actes, principalement quand c’était pour s’amuser. Toutefois, sa paranoïa l’avait sauvé quelques fois car, s’il aimait faire l’inconscient, ses peurs parfois irrationnelles l’empêchaient de commettre les pires stupidités. Blesser les autres ou se faire des ennemis ne lui faisait pas peur. Crever, par contre… Quand Orion lui avait, très sérieusement, sorti sa menace de mort, Drake n’avait pour une fois pas fait l’enfant et il avait obéi. Il aimait s’amuser, mais pas à tout prix. Il avait été fâché que son petit plaisir prenne fin de cette manière, et c’était en plus de son orgueil blessé, mais il avait préféré sa survie. Même si Drake savait être un pur con, il savait quand s’arrêter pour éviter le pire. Et c’était par choix quand il dépassait les limites.

La manière dont l’exécrable sélénite le regarda lorsqu’il sortit du placard le frustra, comme s’il ne l’était pas déjà assez sans ça. Drake devina bien une petite flamme au fond des yeux de l’autre homme lorsqu’il parcourut son corps de ses yeux, ce qui était à la fois illogique et intéressant. Pour une personne qui voulait le tuer, Orion manquait un peu de dureté. Le demi-cauchemar se retint, lui, de laisser son regard trahir quoi que ce soit, et il essaya de le garder le plus froid possible. Ce n’était pas parce que son interlocuteur était incroyablement sexy qu’il devait oublier qu’il l’avait jeté et menacé de mort s’il revenait. D’ailleurs, la mort, elle tardait un peu, non? Il s’était déjà écoulé assez de temps pour que Drake meure trois fois. Orion n’avait pas l’air pressé de le tuer. Voulait-il prendre son temps et s’amuser avec sa proie? Ou avait-il changé d’avis? Drake essaya de ne pas y penser pour se concentrer à trouver un moyen de s’en sortir vivant.

Le pirate informatique regrettait presque d’avoir passé tant de temps sur internet et si peu à faire évoluer ses pouvoirs. S’il avait eu un quelconque pouvoir utile en ce moment… Mais ce n’était pas le cas. Il dut donc obéir aux ordres de la musique et s’avancer vers celui duquel il avait envie de s’éloigner. La main d’Orion toucha son bras et, en un flash, Drake revit leur première poignée de main. À ce moment-là, en mode séduction maximale, il était beaucoup plus à l’aise que maintenant. Il se prit presque à regretter cette époque où il n’y avait que la simplicité du désir entre eux.

Ses propres mains se lancèrent sur le piano avec la même aisance que sur un clavier d’ordinateur. Drake en fut d’abord étonné avant de comprendre rapidement que ce n’était pas son cerveau qui les guidait mais bien la magie de l’autre homme. L’autre homme qui le touchait juste un peu plus que nécessaire. Il resta le plus de marbre possible, même si cette proximité rappelait à son corps certains moments plutôt agréables.

« Je connais tes goûts pour l’adversité.
Tu as choisi les rebelles à la romance.
Je te propose de joindre mes rangs et de les quitter,
Ce sera là ta dernière chance.
»

Oui. Bien sûr. Il allait abandonner tout le monde, après avoir prêté un serment magique, juste pour le suivre, lui qui n’avait pas hésité à se débarrasser de lui et le menacer de le tuer. Orion le pensait-il vraiment aussi imbécile? Comme s’il ne comprenait pas que, de cette manière, il deviendrait le jouet de l’autre homme. Sa petite babiole sexy et obéissante. Il préférait encore mourir, bien que l’idée ne l’enchantait pas particulièrement, que devenir la chose de cet homme qu’il détestait, maintenant. D’ailleurs, et il le réaliserait peut-être pleinement plus tard, n’était-ce pas un peu inquiétant qu’Orion soit au courant de ce groupe soi-disant secret qui complotait pour tuer ses semblables?

« Explique-moi en quoi je pourrais être utile, parce que je ne comprends pas en quoi un simple petit empoisonneur, pas si doué que ça, serait un atout pour les tiens. »

Même s’il lui fallait une volonté incroyable pour éviter de faire suivre à sa voix la mélodie qui habitait ses mains et son esprit, Drake essayait de montrer qu’il n’était pas complètement sous le charme, qu’il y avait une partie de lui qui n’abandonnait pas. D’ailleurs, il ne comprenait effectivement pas en quoi d’autre qu’au lit il pouvait servir à Orion. Même si ses pouvoirs n’étaient pas aussi faibles que ce qu’il laissait sous-entendre et qu’il comptait bien sur son habituelle discrétion sur le sujet pour que l’autre homme ne devine pas son demi-mensonge, Drake voyait mal comment le sélénite pourrait justifier de le laisser en vie sous prétexte qu’il avait quelque chose de particulier que les autres créatures qui lui servaient de repas n’avaient pas.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Mar 13 Mar - 16:22

Le parfum de Drake enivrait le pauvre sélénite tombé sous le charme d’un terrien. C’est cette attirance qui rendait le pirate informatique attachant aux yeux du magicien. Et c’est la raison pour laquelle ce dernier cherchait à le sauver comme il le pouvait. Il ne pouvait mettre en péril sa parole ou son peuple. Épargner Drake au risque de sa propre vie, pouvait mettre aussi les siens en dangers puisque ça ferait un ennemi de plus. Il lui fallait donc un terrain d’entente, un bon prétexte pour que l’autre ne rejoigne pas la collection d’âme du général dans son combat du « qui en remportera le plus » face à son père. L’homme cauchemar était bien réticent aux ordres implicites de la magie, et Orion le comprenait bien. Cependant la créature extra-terrestre était bien trop prudente pour le libérer, au risque de se prendre une contre-attaque dont il ignorait encore la nature. Le contact rapproché que le musicien lui imposa ravit celui-ci. Il finit par poser ses deux mains dans le creux des épaules de son interlocuteur pour le masser avec délicatesse. Non pas qu’il s’y connaisse beaucoup dans ce domaine, mais c’était quelque chose de bien plus sensuel que professionnel. Il gardait sa tête penchée en avant, pour que ses lèvres restent tout près de l’oreille de Drake. Ainsi, il put lui répondre dans un souffle, afin que sa voix ne perturbe pas la mélodie bien qu’il ne s’efforce pas de rimer et de synchroniser avec les sons.

« Mais il ne s’agit pas d’empoisonner qui que ce soit. Je pourrais te forcer à écrire toutes les informations nécessaires sur cette résistance maintenant, mais ça ne m’intéresse pas. Alors détends-toi, je ne te demanderais pas de trahir qui que ce soit. Je tiens à ta sculpture tu sais. »

Si ça, ce n’était pas une déclaration ! Orion poussa légèrement Drake en avant sans le perturber dans ses notes. Ainsi, il put s’assoit sur le banc derrière lui, les jambes écartées autour de celles de son bel ami. Il colla son torse contre le dos du cauchemar et posa son menton sur l’épaule du hacker pour le regarder jouer. Il n’en voulait pas après la rébellion pour la simple et bonne raison qu’il était certain qu’elle n’arriverait pas à la cheville des sélénites. Il avait rencontré ce genre de groupe sur toutes les planètes qu’ils avaient visitées. Et tous s’étaient faits écrasés sans exception. Le général sous-estimait donc les forces qui se rassemblaient dans l’ombre. Il ne s’y intéressait pas plus que cela, ce n’était qu’un vague prétexte pour sauver son ami sans que ce dernier ne se retourne contre lui. Il entoura le ventre de Drake de ses bras, sans le serrer. Il posa ses mains sur les cuisses du jeune homme puis soupira doucement avant de poursuivre.

« Tu es d’une beauté ravissante, et je voudrais encore goûter à ta chaleur. » chuchota-t-il sans aucune honte d’avouer que des deux, c’était plutôt lui qui était prêt à devenir l’esclave sexuel. « En échange de cela tu pourrais m’amener régulièrement quelques… personnes. N’importe. Une âme égarée ou non, magique, qui puisse me prouver d’avoir eu raison de t’accorder ma confiance. Si tant est que tu sois d’accord pour que je te l’accorde. »
Il ne put se retenir plus longtemps avant de déposer un baiser dans la nuque de son partenaire.
« Si tu acceptes, la musique s’arrêtera. » termina-t-il. Le général de l’air n’avait qu’une parole. Il était parfaitement sérieux, et il comptait sur le fait que Drake ne joue pas les couards malhonnêtes en ne remplissant pas sa part du contrat. En acceptant pour ensuite attaquer le pauvre Orion qui était prêt à prendre le risque de cesser toute mélodie pour lui prouver qu’il avait confiance. En même temps, le magicien lyrique déposait plusieurs baisers sur la peau du cauchemar. Il y allait doucement, et si lentement qu’il dégageait tout son charme naturel de manière à ce que l’alchimie puisse motiver inconsciemment son partenaire à céder aux baisers. Pas d’ensorcellement magique ou surnaturel, simplement l’alchimie du désir. Où les pupilles incroyablement dilatées d’Orion prouvaient qu’il était totalement séduit, et qu’il dégageait là tout son sexe à piles sex-appeal puisqu’il était lui-même sous le charme.

[HRP : Si Drakou accepte, tu peux dire qu'il retrouve le contrôle entier de ses membres.]
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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Mar 13 Mar - 23:44

[Je m'excuse. C'est énorme. XD]

Ce n’était pas tellement l’idée de trahir le groupe anti-sélénite qui dérangeait Drake. Il n’avait jamais été un exemple de fidélité. Il avait tout de même quitté sa mère sans lui demander son avis ni lui donner de temps pour se faire à l’idée. Il avait aussi pris l’argent de ses amis de l’époque, sans leur permission. Le temps ne l’avait pas beaucoup fait changer. Il se disait individualiste, mais il était plutôt égoïste. Il lui arrivait très souvent de ne pas penser plus loin que sa personne. De temps en temps, il avait un geste généreux envers une personne, mais il fallait toujours qu’il apprécie cette personne. Les inconnus, eux, pouvaient aller au diable. Les rebelles n’étaient pas ses amis, ou du moins, pas encore. Certains se méritaient un peu de sa considération, mais la plupart d’entre eux n’étaient rien pour lui. Alors, l’idée de les abandonner, alors qu’ils lui faisaient confiance, ne lui faisait ni chaud ni froid. À la limite, il craignait un peu de s’attirer leur haine et, de ce fait, des ennuis. Certains membres de ce groupe étaient très puissants, beaucoup plus que lui, et s’ils décidaient de l’éliminer, Drake n’aurait aucune chance.

La perspective de finir en bouillie n’était pas très alléchante, mais ce n’était pas ce qui dérangeait le plus Drake. C’était Orion. Ou son propre esprit de contradiction. Le sélénite l’avait fâché et, maintenant, tout ce qu’il voulait était de lui déplaire. Il ne souhaitait pas l’aider et encore moins lui faire le bonheur de revenir dans son lit après avoir été jeté, comme toute personne sans un minimum d’honneur ferait. Drake n’était pas un modèle en ce qui concernait les valeurs, mais il avait une fierté. D’ailleurs, il n’avait pas que le sélénite comme amant, après tout. Il n’avait pas besoin d’Orion et il voulait bien le lui faire comprendre, même si c’était assez dangereux. Drake ne savait pas trop quoi faire à ce moment-là. Qu’est-ce qui était pire : mourir ou lui donner satisfaction?

Drake avait envie de donner des coups de poings dans le piano, mais quelque chose en lui ne pouvait faire autrement qu’écouter la musique. Il ne pouvait pas arrêter d’en jouer. Il en était totalement prisonnier. Les mains d’Orion sur ses épaules irradiaient d’une chaleur un peu trop agréable à son goût, d’ailleurs. Comment bouder et rester fâché dans ces conditions?

« Mais il ne s’agit pas d’empoisonner qui que ce soit. Je pourrais te forcer à écrire toutes les informations nécessaires sur cette résistance maintenant, mais ça ne m’intéresse pas. Alors détends-toi, je ne te demanderais pas de trahir qui que ce soit. Je tiens à ta sculpture tu sais. »

Drake se concentra sur les paroles du sélénite plutôt que sur son souffle beaucoup trop proche. Donner toute la place au cerveau et aucune au corps. C’était très difficile, surtout venant de quelqu’un qui préférait généralement le contraire, mais il devait résister et bouder. Sinon, il prouverait à Orion qu’il pouvait jouer avec lui et être le maître en le jetant et se le réappropriant chaque fois. C’était Drake qui décidait, point final. Les enfants gâtés avaient toujours ce qu’ils voulaient et les gens intelligents et matures les laissaient faire, mais Orion n’avait pas l’air de comprendre sa position d’adulte dans cette histoire, puisqu’il venait de s’installer tout contre l’autre homme qui peinait à ne pas apprécier le contact.

« Tu sais très bien que je ne peux pas être dans les deux camps…non? »

Ou peut-être que si. D’un côté, il s’amuse avec Orion, comme avant, et de l’autre, il planifie sa vengeance…

« Tu es d’une beauté ravissante, et je voudrais encore goûter à ta chaleur. »

D’avance, Drake était sensible aux plaisirs physiques. Ajoutons à cela qu’Orion était sexy, séduisant…bref, magnifique. Et qu’il se tenait tout collé contre lui avec les mains sur ses cuisses à lui dire ce genre de choses. Si ce n’avait été de la magie de l’autre homme, les mains du demi-cauchemar auraient eu beaucoup plus de mal à s’aligner sur le clavier du piano. Avec quelqu’un d’autre, dans une situation différente, Drake aurait simplement fermé les yeux, apprécié le moment, fait dévier toute la chose vers quelque chose de plus chaud…Mais il boudait. Il ne devait surtout pas l’oublier. Surtout pas.

« Tu aurais peut-être pu y penser avant de me menacer de me tuer. »

C’était pour ce genre de raison qu’il était toujours agréable de parler avec Drake. Il était si ouvert et si mature! Le pire, c’était qu’il le faisait exprès, juste pour énerver. Il n’avait pas encore décidé de ce qu’il allait faire s’il avait la chance de retrouver sa liberté. À vrai dire, il avait fait son choix, mais il n’en était plus certain. Quelques minutes plus tôt, en prenant place au piano, il s’était promis de saisir toute chance d’envoyer une dose létale de poison à Orion, quitte à crever avec lui. C’était fort, tout de même, un orgueil de petit con blessé. Toutefois, maintenant qu’il était collé contre son dos, ses mains sur lui et son souffle dans son cou, c’était beaucoup plus compliqué.

« En échange de cela tu pourrais m’amener régulièrement quelques… personnes. N’importe. Une âme égarée ou non, magique, qui puisse me prouver d’avoir eu raison de t’accorder ma confiance. Si tant est que tu sois d’accord pour que je te l’accorde. »

Drake avait du mal à réfléchir et il essayait de se convaincre que c’était plus à cause de la musique que d’Orion lui-même. Logiquement, il n’avait qu’un seul choix, même malgré sa frustration et toute sa mauvaise volonté : éviter de mourir. Il pourrait toujours repousser sa vengeance à plus tard. De toute manière, sacrifier des innocents, surtout s’ils étaient du côté du bien, ne le dérangeait pas tellement. Il pourrait les choisir lui-même… Il suffisait que personne ne le sache ou ne le remarque. Ce serait délicat et totalement immoral. C’était déjà un point positif.

« Et je n’aurai pas besoin de quitter mes chers amis qui ne t’aiment pas beaucoup? Ni de rien leur dire? Parce que je ne voudrais pas qu'ils m'éliminent. »

Le demi-cauchemar cessa de respirer, une seconde, alors que l’autre homme posait ses lèvres sur sa nuque, et il espéra que cette seconde était passé inaperçue. Mais pourquoi Orion lui faisait-il cet effet, même maintenant que Drake avait décidé qu’il n’éprouvait plus rien de positif à son égard?

« Si tu acceptes, la musique s’arrêtera. »

« J’accepte, si tu me promets que ce sont mes seuls engagements – rien de caché! – et que tu ne vas pas me tuer, ou me menacer de me tuer, quand tu vas en avoir marre de moi. »

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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Mer 14 Mar - 10:40

Orion savait Drake bien assez malin pour gérer deux camps à la fois. Et puis selon lui, il y avait trois camps. Les sélénites, regroupant les humains normaux avec, la rébellion, et les victimes qui n’étaient dans aucun des deux autres camps. Orion en avait après eux, puisque la rébellion se cachait de la race lunaire. L’informaticien lui en voulait d’avoir mis fin soudainement à leur relation, et Orion le savait. Le musicien savait également que son interlocuteur n’était qu’une tête de mule à caractère de cochon qui se fera un malin plaisir de lui montrer jusqu’au bout sa rancune. Le général n’avait pas prévu de trouver une solution à l’amiable. À dire vrai, il ne s’était pas imaginé éprouver une attirance assez forte envers son compagnon pour ne plus vouloir le tuer. Ce n’était pas de la pitié car le magicien était réputé comme étant impitoyable. Simplement un désir auquel il désirait se soumettre puisqu’il avait bien droit de prendre un peu de plaisir dans sa chasse.

« Tu aurais peut-être pu y penser avant de me menacer de me tuer. »
« Et je veux me faire pardonner, maintenant. » répondit-il d’une voix mielleuse et sincère. Il était capable de tuer Drake, mais il préférait de loin ne pas avoir à le faire. L’âme de son amant serait sans aucun doute délicieuse, mais elle ne lui apporterait pas plus de plaisir que son corps. Et un corps animé était bien plus désirable qu’une enveloppe inerte. Il posa ses lèvres sur la peau chaude de son partenaire, remarquant bien évidemment la réaction plutôt positive de ce dernier. Orion ne put s’empêcher d’y apposer également sa langue pour goûter à la saveur du pirate informatique, trouvant cela quand même plus savoureux qu’une âme bien que moins nutritif. Il était totalement charmé par la présence de son ami. À cause de la beauté de ce dernier, à cause de l’envie d’Orion, à cause de ce qu’ils avaient déjà partagé ensemble par le passé. La mélodie d’amour qui résonnait dans ses oreilles y était pour beaucoup également. La chaleur de ses baisers était si intense qu’elle créait de la buée sur le verre de ses lunettes. Il ne le remarqua pas tout de suite puisqu’il fermait les yeux. Il sépara un court instant ses lèvres de la nuque de Drake pour lui répondre.

« Et ils n’en sauront rien, ce sera notre petit secret. »

Il reprit sa succession d’embrassades dans le cou de son partenaire, ne pouvant plus se retenir. Drake pouvait bien fixer des conditions s’il le voulait, néanmoins il n’était pas en mesure de le faire. Soit il acceptait, soit il mourrait. Et Orion avait plutôt été généreux dans le marché qu’il proposait, lui offrant une totale liberté plutôt que de lui faire promettre de rentrer dans son harem de domestiques épargnés en échange de leur servitude. Il n’en avait pas vraiment, pas encore, mais il avait quelques créatures qui travaillaient pour lui sur des circonstances plus ou moins oppressantes.

« Il n’y a rien de caché. Je n’ai qu’une parole. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Il recula sa tête et prit ses lunettes qu’il nettoya à l’aide d’un morceau de tissu provenant de sa poche. Il les remit ensuite sur le nez, puis passa ses doigts le long des bras de Drake, les caressant au passage. Il attrapa les mains de son amant pour les soulever sans hésitation du piano, arrêtant soudainement la mélodie et l’ensorcellement qui allait avec. Drake était maintenant libre et sorti d’affaire. Du moins, s’il tenait sa parole ! Sinon, il avait intérêt à attaquer le premier s’il ne voulait pas se faire avoir, et pour de bon cette fois. Orion n’était pas rancunier, mais n’était pas non plus adepte de la seconde chance lorsqu’elle concernait la trahison. Quelqu’un qui n’est pas capable de tenir sa parole une fois, est quelqu’un qui pourra alors recommencer. À éliminer, donc. Lui-même n’était pas un menteur, et jouait toujours franc-jeu avec ceux qu’il côtoyait. Les gens savaient à quoi s’attendre avec lui, c’était une qualité reconnue en tant que général qui motivait ses troupes à le suivre. L’absence de toute musique ne fit que lui donner l’impression d’avoir jeté ses armes à ses pieds. Il n’avait pas l’intention de reprendre une mélodie, sauf si son interlocuteur l’y obligeait. Mais là, il était bien plus concentré sur autre chose. Quelque chose de plus palpitant, de plus envoûtant. Alors qu’il laissait quelques suçons bien placés dans la nuque de son partenaire, ses mains étaient déjà en train de lui ouvrir la chemise ou bien de lui soulever le Tee-shirt, selon ce qu’il portait. En tout cas, il avait bien envie de profiter de ce nouvel accord par quelques instants qui allaient lui prouver qu’il avait bien fait de laisser le choix à son amant. Il était bien content de le retrouver.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Ven 16 Mar - 14:20

Si ce n’avait été de son histoire avec Orion, Drake se serait peut-être tout de même retrouvé dans le camp qui luttait contre les sélénites. D’un côté, il aimait bien flirter un peu avec le danger et, même sans la menace de son ancien amant, le cauchemar était directement visé par les attaques des extraterrestres, car il était exactement le genre de mets dont ils raffolaient. Peut-être que toute cette histoire de menace n’avait fait qu’accélérer les choses.

Si Drake était, d’un point de vue objectif, assez intelligent pour faire partie de deux camps ennemis à la fois, il n’en était pas convaincu lui-même. Il se connaissait assez pour savoir qu’il ferait extrêmement attention, probablement même trop, et qu’il déploierait des efforts réfléchis et exagérés pour rester plus que discret mais, en même temps, il ne savait pas à quel point il pourrait gérer Orion. Visiblement, ce dernier ne prenait pas au sérieux ceux qui voulaient sa peau. Il faudrait donc que Drake évite d’attirer son attention sur ceux-ci pour lui cacher leur puissance réelle. Il ne savait pas si son ancien et futur amant le considérait plus de son côté que de celui de la rébellion. Drake venait de lui laisser entendre qu’il ne quittait pas le camp anti-sélénite juste pour éviter de se faire tuer. Si Orion le comprenait de cette manière, c’était tant mieux. La vérité était beaucoup plus proche du contraire. Le demi-cauchemar avait choisi d’aider le sélénite pour rester en vie, et il redeviendrait son amant pour la même raison. Il avait décidé que, plus tard, il s’occuperait de l’éliminer. Seulement, quand ce moment arriverait, serait-il aussi convaincu que maintenant de ce qu’il devait faire et en aurait-il la force? Pour l’heure, il en était persuadé.

« Et je veux me faire pardonner, maintenant. »

Orion ne l’entendrait certainement pas de la bouche de Drake, mais il y parvenait assez bien. Le cauchemar devait faire de gros efforts pour rester concentré sur sa frustration alors que l’autre homme le couvrait de baisers. Au bout d’un moment, d’ailleurs, il l’oublierait probablement complètement. Il comptait bien à ce qu’elle revienne une fois que son désir pour le corps collé sur le sien se serait apaisé mais, jusque là, elle s’éteignait peu à peu à mesure qu’autre chose commençait à brûler en lui.

« Et ils n’en sauront rien, ce sera notre petit secret. »

Drake frissonna. Et ce n’était pas d’horreur ou de froid. La bouche d’Orion avait de plus en plus raison de tout ce qui était logique en lui.

« J’aime bien les secrets. », dit-il en un souffle. Même s’il avait choisi, au début, de ne pas se laisser aller, Drake avait maintenant les yeux fermés et il profitait pleinement de l’attention plus que privilégiée que donnait le sélénite à son cou.

« Il n’y a rien de caché. Je n’ai qu’une parole. »

Le cauchemar eut un petit sourire aux paroles d’Orion. Lui-même ne pouvait pas en dire autant. Il lui laissait croire qu’il pouvait lui faire confiance alors qu’il prévoyait l’assassiner dès qu’il tiendrait un plan pour être certain d’y parvenir. D’ici là, même s’il se répétait que ça le fâchait, il serait le jouet du sélénite. Il lui apporterait des petites gâteries à dévorer et il comblerait tous ses désirs au lit. Tout ça dans le dos de tout le monde. Il n’avait d’ailleurs pas réfléchi au fait qu’il devait justement se rappeler fréquemment qu’il ne ferait tout ça que pour sa survie, presque comme si, au fond, il adorait ça. Comme si ça lui avait vraiment manqué. Comme si Orion avait quelque chose de spécial. Mais ce n’était qu’un marché pour sa survie, voyons.

Le sélénite mit fin à la mélodie hypnotique et Drake apprécia tout de suite d’en être libéré. L’idée d’en profiter pour empoisonner l’autre homme ne l’effleura qu’une seconde. Les mains d’Orion soulevant son haut et effleurant la peau de son ventre et de son torse suffirent à lui faire oublier ses, maintenant faibles, envies meurtrières. Il l’aida donc en enlevant lui-même son veston, qu’il laissa choir sur le sol à côté du piano, et en terminant de retirer ton t-shirt, qui alla rejoindre l’autre vêtement. Il songea à se lever du banc pour faire face à son amant, mais il choisit de profiter un peu de son statut de jouet et de laisser faire à Orion tout ce qu’il voulait. Il aurait bien l’occasion, plus d’inverser les rôles. Si l’autre homme souhaitait l’entraîner vers le lit, ou même sur le sol, Drake le suivrait. En attendant, il commença à laisser ses mains parcourir les cuisses du sélénite et en caresser l’intérieur et l’extérieur en variant la pression.

***

Bien plus tard, une fois son amant et lui-même satisfaits - pour le moment, Drake recommença à réfléchir, son regard ne pouvant tout de même pas se fixer sur autre chose que sur le corps d'Orion. Des choses devaient être clarifiées avant qu'il ne sorte de cette pièce. Sinon, il en aurait pour des heures de réflexions paranoïaques, tout seul chez lui.

« Alors, à mes copains rebelles, je leur dis que je fais semblant de bien t'aimer et que je te raconte plein de beaux mensonges pour éviter que tu ne découvres notre petit groupe et nous élimine? Parce que je ne peux pas juste me cacher. Il va bien y en avoir un pour découvrir que je passe un peu trop de temps de qualité avec toi et, bien que tu aies un corps de rêve, j'ai pas envie de me faire buter pour ça. Et tes amis les bouffeurs d'âmes, tu crois que tu peux le leur cacher ou tu as un plan de secours? Plus j'y pense et moins je me trouve en sécurité dans ton lit. »

La dernière phrase avait été dite sur un ton plutôt humoristique, voire joyeux, mais Drake avait relevé un regard un peu trop tranchant pour la cause vers les yeux de son amant. Il blaguait, à première vue, mais il avait besoin d'entendre l'autre homme lui dire qu'il n'avait pas à s'en faire avec les autres sélénites. Comme s'il ne s'en faisait pas déjà assez seulement avec Orion.
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MessageSujet: Re: J'aime pas les extraterrestres [Orion] Mar 3 Juil - 8:55

Au final, Orion avait trouvé un pseudo compromis qui épargnait l’informaticien avec qui il prenait du bon temps. Il en était heureux et considérait que cela faisait un souci de moins sur l’échiquier. Un plaisir ajouté, et même si l’autre n’était pas réellement son allié, il lui apportera tout de même régulièrement des contributions qui maintiendront la forme et les honneurs du général. En parlant de forme, d’ailleurs, Orion était pleinement satisfait de la performance qu’ils venaient de faire au lit. Pour le moment il ne regrettait pas ce marché et encore moins d’avoir cessé la musique, trouvant son compagnon bien plus intéressant lorsqu’il était le propre maître de ses acte. Les petites angoisses du quotidien revinrent une fois la réconciliation terminée. D’abord chez Drake qui exposa son plan pour recevoir la certitude qu’ils s’étaient tous les deux bien compris. Le sélénite se fichait bien de la manière dont son compagnon allait se débrouiller pour que son groupe ne le soupçonne pas de trahison. Bien qu’il lui proposera ou imposera son aide si la vérité éclatait et que Drake se retrouverait en danger, le pirate pouvait s’y prendre comme il le souhaitait à condition qu’il n’empiète pas personnellement sur le chemin du général en cas de sortie de celui-ci.

« Gère comme tu le sens. À moins que tu n’agresses mes hommes, tu n’auras pas à te cacher d’eux. Rien ne doit changer dans ton quotidien, excepté nos entrevues et tes services. » répondit-il sur un ton qui montrait qu’il y avait déjà réfléchi.

Aux yeux de ses hommes, il qualifiera Drake comme l’un de ses nouveaux domestiques. C’est ce qui le protègera des dangers venant de son peuple. Cependant l’informaticien avait tout intérêt à se garder de faire ou de tenter de faire du mal à un sélénite de l’air car les soldats n’hésiteront pas alors à le lui faire payer. Il soutint le regard de son compagnon de lit alors qu’il se voulait absolument confiant dans la certitude que la vie du hacker était bien plus sûre à présent qu’elle ne l’était les jours précédents. Personne n’en saura rien et puis même si quelqu’un venait à comprendre le double jeu de Drake, quel qu’en soit le profit, Orion mettra un terme à tous les témoignages accusateurs qui mettront la chère petite existence de l’hybride sorcier en péril. Il soupira doucement et laissa à son corps en sueur le repos qu’il méritait. Il tendit sa main vers une table de chevet pour en attraper ses lunettes qu’il enfila.

« Tu ne trouveras jamais plus de sécurité ailleurs que dans mes bras. » rajouta l’extra-terrestre sans modestie et persuadé de ce qu’il disait. Il en profita pour déposer un rapide baiser sur les lèvres de son amant avant de le relâcher. Il s’assit sur le lit et commença à se rhabiller d’un air serein et le corps beaucoup plus détendu qu’avant. Il avait rarement fait des réconciliations aussi trépidantes. En fait, il avait rarement fait des réconciliations tout court. Maintenant, du moins tant que Drake respecterait sa parole, Orion lui laissait une entière liberté quant à sa manière de vivre et d’aller où bon lui semble. Il s’engageait à ne pas le suivre ni le poursuivre. À essayer de ne pas trop le surveiller. Maintenant qu’un climat de confiance s’était établi, le sélénite lui tournait le dos sans craindre de représailles.

[J’sais pas si tu voudras continuer, si c’est le cas on peut soit enchaîner par un truc palpitant.. Xd (genre si Drake décide de l’empoisonner tu peux, Orion se fera avoir là.) ou alors un autre sujet, ou alors je sais pas trop. ^^]
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J'aime pas les extraterrestres [Orion]

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