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"Lucy, tu ne vois pas que l'on te traque ?" "Ben non..." [Crayak]

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MessageSujet: "Lucy, tu ne vois pas que l'on te traque ?" "Ben non..." [Crayak] Mer 19 Mai - 21:19

La ville est décidément magnifique, des belles choses dessinées, je la préférais elle. Oh bien sûr, les dessins c'est magnifique aussi mais rien ne pourra égaler les couleurs, la brillance, la lumière, la vie est magnifique quand on vit, surtout avec des amis comme j'ai. Je me demande pourquoi aucun n'a put venir avec moi aujourd'hui, pourtant...je suis sûre qu'ils auraient put. Andrew est en train de dessiner, Violaine compte les prémonitions pour s'endormir, Naely...je ne sais pas ce qu'elle fait et Mimilla, hé ben..Camilla je suis sûre qu'elle dort encore cette sale marmotte. Pourtant le soir tombe, le soleil commence à être rouge et à rejoindre la terre. J'aime bien ce moment, tout flamboie, en particularité mes cheveux, mes yeux aussi je crois, quoi que..je n'ai jamais regardé. C'est étrange tout de même...en ce monde, tout ce qui est marron devient flamme à la lueur du soleil couchant. Ce monde est décidément parfait !

La nuit tombe c'est sûr, et moi je dois rentrer à la maison, la promenade est finit pour aujourd'hui ! Je longe les magasins aux couleurs chatoyantes et gaies, lorgnent les vitrines, regarde les gens pressé de rentrer chez eux, les chiens qui suivent leur maître, les maîtres qui trainent leur chien, l'un qui aboie, l'autre qui cri. L'équilibre quoi !
Je longe le cimetière, Othros n'est pas là ce soir, dommage, je lui aurais bien dit un petit bonsoir. Maintenant j'ai deux choix : les ruelles à cotés des bars et...le bus à attendre, mais ça risque d'être un petit peu plus long que les ruelles.

Ruelles ? Bus ?

J'ai le choix, la rapidité ou l'attente ? Les deux ne me dérangent pas, mais je préfère quand même arriver avant la nuit à la maison, Andrew dit toujours que les rues ne sont pas bien fréquentées la nuit. Il a raison, je vois tout les morts à la télévision, surtout à cause des gangs, et puis des vampires, et aussi des sorcier maléfiques.

Je me décide donc pour les ruelles !

Avançant rapidement, j'en emprunte une, celle que Naely prend quand elle vient chez moi, c'est assez étroit, il n'y un passage que pour une personne, mais c'est la voie la plus rapide. J'entend mes pas faire une jolie musique de claquements. J'entend un autre son derrière moi..Marches, marches, marches ma petite Lucy, surtout, ne t'arrêtes pas, il ne faut pas montrer que tu as peur, d'ailleurs, tu n'as pas peur n'est-ce-pas ? Oui je n'ai pas peur, mais tout de même, oh et puis ça doit être une personne dans la rue..

TAP, tap, TAP, tap, TAP, tap

Sa démarche est plus lourde que la mienne, c'est étrange, je passe dans une autre ruelle, ouf ! Il n'est plus là, je me fais du soucis pour rien, et cette petite voix dans ma tête ferait bien de se taire ! Je ne peux pas mourir, il faut déchirer mon dessin ! Enfin je crois...Andy n'a pas précisé, il a juste voulut me prévenir, me faire peur aussi.
C'est étrange comment mon créateur est intimidant à certains moments, pas toujours, mais ça lui arrive, je sais qu'il peut me détruire, je ne suis pas libre en quelques sortes, si il déchire la feuille, les morceaux de ma vie, de moi-même se perdent dans le néant. Un seul mouvement de colère et c'est finit du petit bout de papier que je suis, mais Andrew n'est pas méchant, il ne me voudra sûrement pas de mal, oui c'est juste pour m'effrayer...Je ne peux mourir que de cette façon-là de toute façon. Et l'inconnu derrière moi ? Il ne me voulait sûrement pas de mal, les gens, in s'en méfis mais ils ne sont pas toujours méchant, de plus, si il m'avait voulut du mal il...

TAP, TAP, TAP !

Je me fige.


Dernière édition par Lucy Vandervall le Ven 21 Mai - 21:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Lucy, tu ne vois pas que l'on te traque ?" "Ben non..." [Crayak] Jeu 20 Mai - 18:25

Crayak observait la couché de soleil sur le toi de l’un des plus hauts bâtiments de la ville. Il restait statique, indifférent à ce magnifique spectacle qui se déroulait sous ses yeux ridés. Son visage livide observant cependant les variations de couleurs que cela occasionnait, il voyait parfaitement le spectre chromatique changer, le jaune clair de cette gigantesque boule de feu commençait à virer à l’orange. Crayak n’était pas un spécialiste du phénomène solaire, mais il avait toujours pensé que ce changement de couleur n’était qu’une illusion d’optique due à la variation d’angle de vue, la conséquence la plus évidente que la rotation de la terre. Ce simple phénomène pouvait sembler anodin aux simples d’esprits, mais en réalités s’était toute une palette d’information qui se modifiait dans notre perception des choses. Cette immense boule, cette si vieille étoile qu’était le soleil demeurait l’alpha et l’Oméga de la vie dans ce système solaire. En effet, lorsque son éphémère absence laissait place à la nuit, le noir, les ténèbres insondables exceptés pour certaines créatures plus ou moins fréquentable une étrange coutume illustrait bien le paradoxe des races faibles telles que l’humain : Les proies sortaient en grand nombre afin d’offrir le meilleur vivier aux prédateurs. Tout ces imbéciles festoyaient, buvaient et s’adonnaient à d’autres plaisirs sans comprendre l’absurdité colossale de leur condition. Ne voyaient-ils pas qu’ils n’étaient que des gazelles ? Des petites choses si fragile et médiocre qu’un cafard mourait moins facilement ? Crayak savait bien, lui, qui connaissait les Hommes qu’en réalité, leur sort n’avait aucune espèce d’importance. Ce qui le fascinait en fait demeurait cette capacité à croire qu’ils échappaient au règne de Mère Nature. Cette faculté idiote que leur cerveau rendu malade par une modernité arrogante et déplacée de croire que la transcendance n’existait pas, et que rien ne pouvait être au dessus d’eux. La Bible les prévint assez pourtant d’une telle erreur. Et pourtant, ils niaient cette réalité au plus grand bonheur des démons qui étaient devenus les vrais maîtres du monde. Le Bien, contrairement à ce que l’on pouvait penser reculait chaque jour. La victoire du mal sur le monde humain ne pouvait que progresser, puisque leurs adversaires eux même se reniaient, succombant aux idéaux fallacieux de liberté et de choix. Ils faisaient des concessions, tentaient de suivre l’évolution du monde et cela sans aucun regard critique. La conséquence se faisait bien voir, en n’imposant pas sa volonté par la force, le Bien allait perdre ce monde. La pourriture délicieuse l’envahissait, l’égoïsme, la vanité, la luxure, la dégénérescence gagnait du terrain. Telle une proie en totale léthargie à cause d’un venin que son corps ne pouvait pas identifier, ils cédaient.
Une proie, voilà ce que Crayak recherchait du haut de son perchoir, observant Nyx se poser sur cette partie du monde. La nuit, compagne de tous les vices et de tous les actes odieux. Tous les prédateurs aimaient la nuit, elle permettait de se cacher, de tuer dans l’ombre sans que la cible ne puisse réagir… Elle offrait aux puissants un pouvoir encore plus grand sur les faibles. Oui, le très vieux démon adorait cette douce partie de la vie ou le noir dominait. Et il savait parfaitement que sa proie serait dans la nuit, à cet instant précis, à l’endroit ou il se trouvait. Comment le savait-il ? Mais simplement parce qu’il l’observait. Il l’étudiait depuis déjà pas mal de temps. Lucy Vandervall, une créature des plus intéressantes puisque d’après ses renseignements, ce n’était que le fruit d’un démon ayant les pouvoirs de faire prendre vie aux dessins qu’il dessinait. Un tel pouvoir ne pouvait qu’être admirable. Il avait cependant le gros désavantage d’attirer les gens très curieux, tel que Crayak. En effet, le démon se demandait dans un intérêt purement scientifique comment cette créature pouvait vivre dans leur plan d’existence, comment l’étincelle de la vie pouvait avoir pris forme en elle. Comment pouvait-elle ressentir des émotions ? Des peurs ? Et surtout, de quels types de pouvoirs était-elle dotée ? Le démon ne se demandait pas cela sans aucun but précis, cela était évident, le fait de pouvoir faire vivre des créatures qui n’avait une existence que fictive, sur des papiers, en faisant passer cela d’une dimension à l’autre, de l’inerte au vivant, de la 2D à la 3D entrait pile poil dans les recherches de Crayak sur les dimensions, les portes dimensionnelles et le moyen de les maîtriser. La jeune Lucy représentait certes un intérêt mineur pour Crayak, cependant le diction l’affirmait « il n’y avait pas de petits profits ». Et il se devait d’avoir le plus de renseignement possibles sur son sujet avant de se lancer dans une guerre en enfer, et également de rechercher la clé des dimensions, son objectif principal.
La phase s’observation était terminée. Crayak décida de bouger, utilisant son pouvoir de contrôle de la gravitation, il se laissa tomber doucement dans le vide, il semblait flotter tranquillement dans les airs. Comme une feuille se posant doucement sur l’onde calme. Une fois les pieds posés au sol, il se mit à marcher de son pas tranquille. Il avait repéré sa cible depuis un moment maintenant. Ses pensées, comme celle de tout chasseur, étaient claires et simples. Trouver, isoler, capturer, le reste serait plus du ressort de la partie scientifique de sa personnalité. Il devait rester méfiant néanmoins, car il ignorait les pouvoirs qu’elle possédait. Il ne s’en faisait pas trop, son insensibilité à la magie l’immunisant contre de nombreux pouvoirs psychiques et indirects. Il pouvait presque avoir un visuel de sa proie. Visiblement elle savait qu’elle était suivie, elle accéléra, sans montrer sa peur. Crayak fit un détour dans une ruelle pour laisser l’illusion de l’avoir semé. Il réapparut soudain face à elle. Lucy, figée devant l’apparition du démon autant que par la surprise restait interdite alors que le redoutable chasseur se dévoilait peu à peu à la lumière faible d’un lampadaire… Avec un air faussement triste, Crayak se mit à parler à la jeune femme…


-Petite Lucy, gentille Lucy, douce Lucy… Pourquoi fuis-tu ? Seule dans la nuit noire… Tes amis ne sont pas avec toi ? Je ne saurais trop te suggérer de faire attention… Ces rues sont très mal fréquentées à cette heure…


Hypnotique, tel était Crayak lorsqu’il s’exprimait. Le Patriarche avait une voix à la fois douce et assurée. Le timbre était assez grave et il y avait une sorte d’insistance sur les « s » qui le faisait presque ressembler à un Serpent. Le ton était gentil, mais n’importe quel démon aurait vite deviné que les intentions et l’ironie que dégageait l’un des plus anciens être de la terre ne présageait rien de bon pour la pauvre bougresse qui en ferait presque à coup sur les frais. Ce soir se serait certainement Lucy. Elle était seule, elle était faible, elle était naïve… Tout cela en était vraiment trop facile. Malgré tout, Crayak n’avait pas envie de courir pour attraper un gibier aussi mineur. C’est pourquoi, une fois que Crayak apparut, deux démons qu’il avait engagés apparurent justes derrière la jeune femme pour lui couper toute retraite. Les deux gaillards étaient en costume cravate noir, avec des lunettes de soleils, des professionnels, leur employeur ne prenait jamais des amateurs. La qualité du service était toujours impérative pour quelqu’un d’aussi fin stratège que Crayak et il avait donc de grandes exigences dans le domaine de ses serviteurs.

-Je te présente deux de mes amis. Ne fais pas trop attention à eux petite Lucy. Ils ne sont pas là pour te faire du mal…En fait, dans l’absolu, je ne suis pas là pour cela non plus. Du moins si tu te comportes convenablement. En fait, je suis à la recherche de ton…créateur…

Crayak s’approcha un peu de la jeune fille… Il semblait être un fantôme, flottant autour d’elle, son sourire méphitique trahissant ses paroles douces et mielleuses. Naturellement qu’il avait l’intention de lui faire mal, très mal même ! Il avait préparés une batterie de test rien que pour elle, juste pour la tester, pour mesurer ses capacités, ses pouvoirs et ensuite bien sur les extraire pour que lui aussi puisse en profiter. Il ferait évidemment la même chose à son créateur si elle parlait rapidement. Remplir son objectif signifiait pour le démon être prêt à faire toutes les folies nécessaires à sa réalisation. Il n’avait aucune morale, tout ce qui l’intéressait était le pouvoir, la puissance et la domination totale. Lucy n’était rien face à de si grands objectifs, son créateur n’était rien face à de si grands objectifs. D’ailleurs, peu de gens valaient quelque chose face à de si grands objectif.

-Tu sais, depuis pas mal de temps je m’interroge un peu sur la raison de ton existence. Pourquoi vis-tu ? Chacun d’entre nous à un but dans la vie… Moi, les autres…Et cela parce que nous avons été crée par une logique qui dépassait largement notre compréhension. Parce que personne ne sait rien du principe premier qui nous a mené à l’existence…Mais toi, dont tu sais que ton existence n’est due qu’à un simple dessin sur un papier, toi qui connait tout de ton créateur et qui peut voir à quel point il n’est rien dans cet univers…Quel est le sens de ton existence ? A la vérité, j’ai bien l’impression qu’il n’y en a aucun… Tu es là, à gigoter, à bouger sans cesse, prestement, tu sembles vivre sans que je ne puisse trouver une logique à tout ceci en semblant faire preuve d’un certain autisme quant au monde qui t’entoure… Es-tu à ta place autre part que sur une feuille de papier ? T-aton arraché ton but en te rendant vivante ? J’avoue que je serais tenté de le penser…

Crayak , s’éloigna de la jeune fille pour reprendre sa place dans la lumière du lampadaire… Il faisait dos à la jeune fille… Drapé dans sa grande tenue de démon. L’heure n’était plus à la rigolade ou aux interrogations philosophiques. L’heure était à l’action. Il fallait capturer cette jeune fille afin que le projet puisse arriver à son terme. Tel était le plan que Crayak suivait indéfiniment. Tel était son objectif depuis des centaines de milliers d’années. Et rien ne pourrait arrêter cette implacable mécanique. D’un geste de la main, il s’adressa à ses démons d’une voix froide, sans aucune inflexion, sans que le ton ne varie sur aucuns mots…

-Saisissez cette jeune fille.
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MessageSujet: Re: "Lucy, tu ne vois pas que l'on te traque ?" "Ben non..." [Crayak] Ven 21 Mai - 21:02

Oui c'était lui...le vieillard, l'homme aux joues creusés que j'avais aperçut quelque fois. Je me détendis, son visage, bien que sévère ne me procurait pas de peur, son air était plutôt...conciliant, presque charmeur, je n'avais pas peur, pas peur du tout. Malgré tout, je resta sur mes garde, les poings un peu serrés, je le regardais droit dans les yeux. Pourtant, ma posture était moins tendu. Il parla :


"Petite Lucy, gentille Lucy, douce Lucy… Pourquoi fuis-tu ? Seule dans la nuit noire… Tes amis ne sont pas avec toi ? Je ne saurais trop te suggérer de faire attention… Ces rues sont très mal fréquentées à cette heure…
-Oh non monsieur...je ne fuis pas, je me méfie, comme vous dites, la nuit est noire, les rues sont dangereuses, il se peut qu'un inconnu sorte de l'ombre et commence à m'embêter. Je ne suis pas avec mes amis, ils...ont des choses à faire, sinon que serais venu avec eux."


Son ton était...oh..je ne sais pas comment dire. Fascinant ? Captivant ? Cette voix, j'aurais put l'écouter pendant des heures comme un petit enfant à qui on rencontre une histoire. Ce ton, cette voix, je m'étais méfié, mais pas tout à fait, cet homme se faisait peut être du soucis ? Il avait l'air dangereux, mais beaucoup de mes amis avaient l'air dangereux sans l'être vraiment, pour moi en tout cas. C'était à la fois étrange et vrai venant d'un vieillard comme lui. Sa posture, son visage, ses yeux, sa voix, réel tout en étant irréel. Possible ? Sans doute, même si la voix se faisait quelque peut moqueuse. Je compris pourquoi quelques minutes plus tard, deux ombres se découpèrent dans le peut de lumière que le jour nous laissait. Deux hommes, grands, forts, peut être des démons, peut être non, en tout cas, ils étaient vêtu de noir, jusqu'à leur visage où trônait des lunettes de soleil. Je ne put m'empêcher de frémir quand ils arrivèrent vers moi, ce n'était pas de la frayeur, ou peut être un peu. Mais je ne craignais pas ces hommes, surtout avec mon don.

"Je te présente deux de mes amis. Ne fais pas trop attention à eux petite Lucy. Ils ne sont pas là pour te faire du mal…En fait, dans l’absolu, je ne suis pas là pour cela non plus. Du moins si tu te comportes convenablement. En fait, je suis à la recherche de ton…créateur…
-Mon créateur ?


Oh non ! Andrew ! Il ne fallait pas qu'il lui fasse du mal ! Je ne voulais pas, bien que Andy m'énerve un peu, me fasse peur aussi, je l'adorais, je ne voulais pas qu'il lui arrive du mal. Ma voix, calme devint angoissée.

"Vous en voulez à Andrew ? Mais il n'a rien fait ! Pourquoi le cherchez-vous ?
--Tu sais, depuis pas mal de temps je m’interroge un peu sur la raison de ton existence. Pourquoi vis-tu ? Chacun d’entre nous à un but dans la vie… Moi, les autres…Et cela parce que nous avons été crée par une logique qui dépassait largement notre compréhension. Parce que personne ne sait rien du principe premier qui nous a mené à l’existence…Mais toi, dont tu sais que ton existence n’est due qu’à un simple dessin sur un papier, toi qui connait tout de ton créateur et qui peut voir à quel point il n’est rien dans cet univers…Quel est le sens de ton existence ? A la vérité, j’ai bien l’impression qu’il n’y en a aucun… Tu es là, à gigoter, à bouger sans cesse, prestement, tu sembles vivre sans que je ne puisse trouver une logique à tout ceci en semblant faire preuve d’un certain autisme quant au monde qui t’entoure… Es-tu à ta place autre part que sur une feuille de papier ? T-aton arraché ton but en te rendant vivante ? J’avoue que je serais tenté de le penser…
-Ma vie est comme les autres. J'ai un but, des amis, des ennemis, une maison, un travail, un monde à découvrir. Mais pour vos réponses, ni moi, ni Andrew ne pourront vous dire quoi que ce soit, car nous même ne savons même pas pourquoi je suis ici, pourquoi je suis en vie, nous n'en savons absolument rien. Des fait dans la vie ne s'explique pas vous savez ? Toute chose n'est pas logique, selon moi en tout cas, les phénomènes que certains crées n'ont pas d'explication non plus, alors pourquoi se demander cela ?"


Il m'écoutait, je le savais, il m'écoutait, il m'avait tourné le dos, sa silhouette sombre dans la lumière du lampadaire, ses deux acolytes autour de moi. Je le regardais, reprenant mon calme.
Puis, brusquement, il se retourna, et ordonna au deux hommes :

"Saisissez cette jeune fille.
-Mais..."


Les deux m'attrapèrent brusquement par les épaules, l'un perdit ses lunettes en bondissant sur moi, dévoilant des yeux noirs charbon, des cils longs, un regard obéissant mais effrayant, il avait peur, mais il était aussi en admiration. Crayak se retourna vers moi. Mais moi, je tourna mes yeux vers l'un des acolytes, je le regarda droit dans les yeux et lui sourit gentiment, ma voix était douce, calme, mon don allait se mettre en marche, je n'avais pas peur, pas peur du tout. Tout les êtres, démons, sorciers, créatures, êtres de lumière ou simple humains, tous obéissaient à mon don, où plutôt...à mon regard.

"Vous allez me lâcher..."

Je sentis ses mains retomber, il fixait mes yeux, dans l'impossibilité d'échapper à mon regard. Je continua de sourire.

"Merci..maintenant...vous allez gentiment me débarrasser de vôtres amis. Vous êtes gentil, vous savez qu'il me fait mal à me serrer comme ça, vous n'aimez pas que j'ai mal non ?
-Non.
-J'en étais sûre, vous êtes gentil."


Un instant, je perdis son regard, il s'était avancé vers l'autre, il l'écartait de moi, le jetant dans un coin, lui mettant des coups, des coups de poings, des coups de pieds, des coups dans le ventre, la tête...Il le massacrait, et moi et Crayak les regardions, l'un effaré, l'autre désolée et contente que son don ait marché. Il revint, l'autre était à terre, pour un petit moment, pas pour longtemps malheureusement. Je croisa de nouveau son regard.

"Maintenant...vous allez nous laisser seul, ce monsieur et moi. Il a des questions à me poser, ce serait dommage qu'elles restent sans réponses non ? Allez vous détendre dans un bar, buvez, riez, et emmenez votre ami avec vous. Vous l'avez bien mérite.
-Oui..."


L'air toujours vide, il empoigna son partenaire et s'éloigna dans la rue. Tout doucement, comme des ombres, des ombres maléfiques mais si faible..
Je me retourna vers l'ancien, il était plus intrigué que mécontente, ses yeux étaient presque aussi sombre que ceux du démon.

"Nous voilà seul ! Vous avez des questions donc ?"

Je lui offrit un grand sourire tandis que sur le visage de l'ancien, un air mauvais prenait la place de l'air calme.
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MessageSujet: Re: "Lucy, tu ne vois pas que l'on te traque ?" "Ben non..." [Crayak] Dim 23 Mai - 16:38

Crayak observa la jeune fille qui semblait trouver les réponses évidentes à toutes les interrogations qu’il se posait à son égard. Son existence semblait aller de soi. Il n’y avait besoin d’aucune explication, elle était ici et après tout la cause n’avait pas d’importance. Crayak ne partageait bien sur pas cet avis. Cette opinion de faible le révulsait. Les simples d’esprits, les ignorants et les idiots ne se posaient jamais les questions relatives au sens de leur existence. Comment pouvait-elle affirmer que certaines choses n’avaient pas d’explications ? C’était une erreur, l’explication existait, il suffisait de la trouver. En l’occurrence, le processus qui avait amené cette jeune fille là, sans aucun but précis malgré ce qu’elle affirma tantôt pouvait être utile aux recherches de Crayak. Ses amis, ses ennemis, ses buts, tout cela ne valait rien, car elle les avait trouvé elle-même. Or, le démon vivait depuis si longtemps, que, au fil de ces centaine de milliers d’années il avait appris une chose : Nous ne décidons jamais rien nous même. C’était une constante universelle, chacun de nous était condamné par nature à suivre un certain sens, et Lucy n’échappait pas à cette règle intangible de l’univers. Elle devait être là pour une raison précise, elle devait partie du Plan. Mais le mécanisme, Crayak ne le comprenait pas, passer de la dimension inerte à la dimension vivante…C’était une chose tellement difficile à faire, tellement complexe, de donner la vie, même par magie à une chose. Personne ne se rendait compte de ce qu’il fallait en réalité comme pouvoir pour donner vie à Lucy telle qu’on la connaissait. Lui donner une âme afin qu’elle puisse penser, que cette âme soit dans son corps, que ses organes soient constitués à l’intérieur de ce corps… Toute la machination était d’après les théories de Crayak d’une complexité redoutable. Percer ce secret le ferait indéniablement progresser dans son but d’atteindre le pouvoir suprême. Tel était le sens de la vie de Crayak, devenir plus puissant.
Et visiblement, ni elle, ni même son créateur ne savait quoi que se soit quand aux mécanismes qui pouvaient donner une vie aussi réaliste à l’ancien assemblage de couleurs formant un dessin qu’était Lucy. Ils semblaient si inutiles, si ignares… Crayak n’avait que faire de l’imbécile qui avait crée Lucy sui celui-ci ne savait rien… Mentait-elle ? Crayak ne le pensait pas. Elle était trop gentille, trop simple pour mentir. De plus, lorsqu’une personne mentait, on pouvait distinguer certaines variations quasi microscopiques dans le visage, un regard fuyant, des rougeurs sur le visage voire des mains moites. Aucun signe de ces indicateurs à l’horizon. Elle devait soit mentir aussi bien que les meilleurs du monde, soit dire la vérité. Vu son profil psychologique Crayak pencha pour la vérité. Les raisonnements déductifs du démon se révélaient très souvent exacts. L’expérience parlait à cet instant. En tout cas il ne renonçait pas à retrouver le créateur de cette charmante jeune fille afin de le soumettre à la question dans les plus brefs délais. En effet, si Lucy ne mentait pas, elle pouvait aussi dire une contre-vérité. A savoir dire ce qu’elle pensait ELLE être vrai. Vérifier toutes les possibilités dans la mesure de ses capacités était un trait de caractère particulier de Crayak. Il n’aimait pas les surprises ou laisser des choses au hasard. Il ne s’était jamais fait berner au cour de sa longue vie grâce à cette prudence et à sa capacités hors norme à anticiper les mouvements de l’adversaires.
Les deux démons qui étaient là et qui saisirent par les bras notre jeune amie étaient naturellement là pour que se ne soit pas Crayak qui ait à tester ses capacités. Les lunettes de soleil de l’un des démons tombèrent. Crayak ne fit pas plus attention à cela, il était très courant qu’au cour de ces captures les hommes de main perdissent certains objets qu’ils ramassaient après une foi le travail terminé. Pourtant, ce petit détail changea du tout au tout la situation de Crayak. En effet, le démon la lâcha d’un seul coup et se mit à massacrer avec violence son comparse. Crayak observa la scène sans perdre un seule seconde son calme. Il fallait bien plus que cela pour faire dégeler l’épais et titanesque iceberg qui protégeait la colère de Crayak. Il savait rester indifférent en toutes occasions. Il connaissait si bien le monde magique que plus rien ne l’étonnait. En tout cas, elle possédait une capacité intéressante. Soumettre quelqu’un simplement en le regardant dans les yeux… Tout à fait passionnant. Un pouvoir vicieux pour une personne sans la moindre once de méchanceté. L’ironie de l’univers avait de quoi fasciner. Crayak ne savait pas si lui-même était immunisé face à cela grâce à son insensibilité à la magie… En tout cas, les deux autres idiots avaient remplis leur mission. Il n’aurait plus qu’à les tuer tous les deux pour ne pas laisser de traces de ses plans.


-Bravo. Je dois reconnaître que je suis impressionné par ton pouvoir. Ces deux là étaient pourtant de bons chasseurs de primes.

La jeune créature le regardait avec un air souriant en lui demandant ironiquement s’il avait des questions. Cette fois-ci ce fut au tour de Crayak de sourire un peu. Pour qui se prenait-elle ? se croyait-elle réellement tirée d’affaire ? Elle se tenait face à l’un des plus anciens démons encore vivant, et elle se permettait ce genre d’outrecuidance… Ce microbe ? le démon supérieur la toisa avec mépris. Il suffisait simplement qu’il use de son pouvoir pour l’écraser, pour la réduire en miettes. Une telle fragilité en était absolument révulsant. Pourtant, elle semblait toute guillerette. Se rendait-elle seulement compte de qui était Crayak ? En fait…Il se rendait compte qu’une telle créature ne pouvait pas comprendre. Trop faible et inachevée pour pouvoir saisir la complexité du pouvoir qui se posait en face d’elle. Un vide, tel était Crayak, et se vide devait être comblé, par le pouvoir et la puissance…

-Ne sur estime pas trop ton importance Lucy Vandervall. Pour te donner une idée de ton importance, tu représentes à mes yeux un microbe se tenant devant moi et commençant à faire le malin.

Le vieux démon observait sa proie comme un serpent prêt à l’attaque. Il ne devait pas la brusquer. Juste prendre le temps de trouver le bon angle pour ne pas la rater. Il fallait la mettre en confiance. Lui faire croire que sa phrase plus haut concernant son importance n’était que du bluff, simuler le retournement de situation afin d’en tirer partie. Une stratégie simple qui allait consister à faire croire à Lucy qu’elle venait de reprendre le contrôler de la situation. Il prenait bien soin de ne pas la regarder dans les yeux afin de ne pas prendre le risque d’être en contact avec un pouvoir contre lequel il n’était pas immunisé. Il devait répondre à ses questions tranquillement.

-Je recherche ton créateur dans le but de comprendre comment il a pu te rendre vivant. Je veux savoir comment marche ce pouvoir. C’est indispensable à mes recherches. Et ces recherches doivent rester secrètes. Je vais donc le trouver, l’interroger, et le tuer. C’est aussi simple que cela. Pour le moment il est ma seule piste valable.

C’était faux. Crayak suivait déjà d’autres pistes quant à la recherche de la clé des dimensions. Certes il ne connaissait pas son identité, mais il effectuait des enquêtes dans le monde sous terrains. Il arracherait coûte que coûte la vérité sur l’objet de ses occupations. De plus, envoyer Lucy sur une fausse piste détournerait certaines de ses relations de ses projets. Il pensait naturellement à Violaine qui représentait pour l’instant son ennemi le plus redoutable. Crayak souhaitant unifier les enfers, il ne ferait aucun doute que celle qui dirigeait tout le Sud du monde infernal ne se laisserait pas voler sa place si facilement.

-J’ai quelques questions en effet. Du moins des interrogations qui demandent réponses. Comment est-il possible que ton propre créateur ignore le sens de ton existence, tout cela est absurde. Ne t’a-t-il pas crée dans un but précis ? Le servir ? ou peut être quelque chose de plus subtil… Quelle serait la différence si tu mourrais ? Aucune. Au final tu n’existe pas. Hormis au travers de tes amis, ces êtres futiles qui ne sont que des points faibles pour les gens comme moi, qui ne reculeront devant rien pour le pouvoir suprême. Tu crois peut être que je suis seul ? Une de tes amies règne sur une chose que je veux, et qu’elle compte garder éternellement… Non seulement tu seras un excellent sujet de recherche, mais je t’utiliserais pour la piéger…

Négligemment, Crayak fit un geste de la main. Il allait passer à l’attaque. Et sans laisser une seule chance à la créature qui se tenait face à lui. Il venait de créer un champ gravitationnel qui entourait la jeune fille ainsi que Crayak. Le démon ne craignait rien de son propre pouvoir. Mais en ce qui concernait Lucy, cela n’était pas la même chose…La gravité terrestre était d’environ 0. 9g, celle de la vie de tous les jours. Chacun marchait, respirait, riait tranquillement car habitué depuis son plus jeune âge à cette gravité… Cependant le champ de Crayak lui, venait de faire monter la gravité à 4 g. Cela pouvait sembler anodin mais en réalité s’était ne augmentation absolument atroce pour ceux qui, comme Lucy ne connurent rien d’autre. Quatre fois la gravité de la terre. A ce stade, le corps était comme une sorte d’éponge que l’on pressait, les organes vitaux menaçaient d’exploser dans le corps.

-Vois-tu, je peux contrôler la gravité, c’est un pouvoir très agaçant pour qui connait un peu la physique. Cela offre des possibilités que tu n’imagines même pas. Par exemple, si j’augmentais encore la gravité dans le champ gravitationnel qui t’écrase et te brise…Tu serais comme une feuille de papier que l’on froisse dans sa main. Ou, comme une boule de neige que l’on serre également dans son poing. D’abord, tout tes os se briseraient, tes poumons deviendraient de la purée, ton cœur serait réduite en miette…Quant à ton cerveau, il serait liquéfié et coulerait sans doute par ton nez. Affreux non ? Mais je dois te récupérer dans un état relativement bon si je peux pouvoir te disséquer.

Crayak s’approcha de Lucy. Tranquillement. Il l’observait, afin de voir combien de temps elle pourrait tenir à ce régime. Du moins c’est ce que pensait faire Crayak. Il se retourna et vit une silhouette se tenir juste à la limite de son champ gravitationnel. Il haussa un sourcil. Tout se passait exactement comme prévu. Crayak eut un petit sourire à peine perceptible…

-Tu as pris ton temps avant de venir sauver cette vermine…Sorcier.
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MessageSujet: Re: "Lucy, tu ne vois pas que l'on te traque ?" "Ben non..." [Crayak] Lun 24 Mai - 12:25

    « Une de tes amies règne sur une chose que je veux, et qu’elle compte garder éternellement ». Ce fut la première chose qu’il entendit après avoir fait quelques apparitions le coin en espérant que le hasard lui ferait obtenir ce qu’il cherche sous les yeux. Jared se retrouva sur un toit, avec en dessous de lui deux personnes qui discutaient. Il pouvait aisément reconnaître, malgré la nuit pesante sur la ville, la silhouette gracieuse et efféminée de son dessin favori. Et l’autre en face ? Un vieux pervers qui doit espérer quelques avances. C’était perdu d’avance, car Lucy ne savait même pas la définition du mot amour ! Le sorcier maléfique poussa un petit rire intérieur et se pencha davantage pour les observer. Un de ses sbires lui avait pourtant dit qu’un de ses amis était en danger dans le coin. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’homme avait quitté son travail, ou plutôt le bureau sur lequel il avait allongé sa cliente au pink paradize. Ne vous inquiétez pas, ils avaient eu le temps de terminer ce qu’ils avaient à faire. Elle est repartie satisfaite, quoiqu’un peu déçu de ne pas l’avoir pour elle plus longtemps, et lui revigoré comme jamais. C’était son jus d’orange quotidien, et on ne manquait pas de ce genre de chose au Pink Paradize, quoique d’ordinaire il invitait ses salariées, et non ses clientes.
    La tête au dessus du vide, Jared finit par reconnaître grâce aux cheveux blancs le démon vieux en âge et en physique. Il en déduit donc que l’amie dont parlait l’homme n’était autre que Maya. Voilà donc une chose qui pourrait plaire à cette dernière, si Jared allait lui répéter. Le sorcier se fichait éperdument qu’il y ait bataille entre Maya et Crayak, tout ça pour une première place dans la monarchie démoniaque. Ca allait amoindrir la puissance démoniaque, c’était certain, mais tant qu’il garderait sa puissance, sa liberté et son plaisir à torturer ses victimes, il se fichait des enfers.

    Tandis que l’homme fantasmait sur les poses sexy que pourrait prendre Maya en se battant, il entendit non seulement les pensées de Crayak raisonner sur la densité de la gravité qui maintenait les hommes en vie, mais il aperçut Lucy se tenir d’une position pus chancelante. Un champ de gravité ? Jared aussi pouvait en quelque sorte en créer un, mais pour un effet totalement différent. L’homme se demanda s’il était temps de faire son intervention ou s’il allait rester allongé sur le toit à regarder la scène encore longtemps. Il en eut la réponse en voyant Crayak le regarder droit dans les yeux. Il s’était probablement fait remarqué lorsqu’il avait rit tout seul.

    « Tu rigoles, c’est pas toi que je suis venu sauver. » répliqua le sorcier avec un sourire insolent, tout en se relevant. Pour lui, la seule vermine présente était Crayak et non Lucy. Éventuellement Jared, mais ce dernier n’allait pas se sauver lui-même alors qu’il n’était pas en danger. Conscient de ce qui arriverait lorsqu’il rentrerait dans ce champ de gravité, mais faisant semblant de ne pas avoir compris la gravité de la situation (dans le sens propre du terme et sans jeu de mots), il étira lentement ses bras au dessus de lui.
    « Ca faisait un bout de temps que je t’avais pas vu papy. Enfin c’est normal si tu t’amuses à poursuivre les jeunes filles. Le mieux quand on est pervers, c’est d’être aussi séduisant, parce que dans ton cas t’as aucune chance. Ne t’en fais pas princesse, ton prince arrive ! »

    Afin de ne pas laisser la jeune femme souffrir plus longtemps, et craignant qu’elle ne cède à la douleur, Jared s’accroupit puis sauta du toit dans sa direction. Yamakazi ? Non, mais il atterrit en douceur à coté d’elle grâce à son talent maîtrisé de lévitation. Il avait durant le saut usé d’un autre de ses pouvoirs, et une sorte de bulle floue l’avait alors recouvert afin d’empêcher toute magie d’entrer dans ce cercle de protection. En touchant la jeune femme à l’épaule, il agrandit cette bulle afin de la recouvrir elle aussi et de la libérer de la pression provoquée par Crayak. Mais Jared grimaça, voulant se montrer stupide devant le vieux.
    « Ah… C’est quoi ça…. » souffla-t-il en inspirant bruyamment, en se pliant en deux et en posant une main sur sa poitrine. Il s’était calé entre elle et son ennemi, et faisait semblant de subir la pression alors qu’il ne ressentait rien du tout grâce à sa protection. Puis il se redressa comme si de rien n’était et afficha un petit sourire à Lucy. « Nan je déconne. Dis donc ma belle, Andy s’inquiète pour toi, faudra que tu lui donne un signe de vie quand même. »

    Il passa son bras autour des épaules de la jeune femme et lui vola un baiser dans le cou d’une manière vive et douce. Puis il posa son regard sur Crayak, sa bulle de protection toujours présente. Il lisait dans l’esprit de ce dernier, prêt à intervenir dès qu’il anticiperait une nouvelle réaction dangereuse pour Lucy ou lui. Il tenait d’ailleurs toujours le dessin contre lui, son bras autour des épaules de cette dernière. On ne touche pas au dessin de son ‘petit frère’ ! Non mais. Jared ne savait pas exactement combien de temps il pourrait garder cette bulle autour de son être et de Lucy. Tant qu’elle ne s’éloignera pas de lui, il pourra la protéger. Cependant il savait en revanche que lorsqu’il sentirait son pouvoir faiblir, il pourra toujours léviter ou même téléporter la jeune femme là où le don de Crayak ne fait pas effet, afin qu’elle soit en sécurité. Lui se voyait plutôt tenter d’agacer au plus haut point ce vieux grincheux des enfers. Toute son équipe de sorcier maléfique était au courant que lorsqu’ils voyaient Crayak, ils devaient faire quelque chose pour l’enquiquiner et détaler après s’ils n’avaient pas de moyen de défense valable face à lui. Mais si Jared restait sans rien faire et n’usait pas d’autres dons en cet instant, c’était à cause de ce caractère sadique qui consistait à prendre son temps devant les proies. Crayak n’était pas une victime ou une proie, mais une fois que ce trait de caractère nous a envahis… Le sorcier espérait que le dessin ne le repousse pas, bien qu’il prenne beaucoup de liberté avec elle. Mais ce baiser dans le cou n’était rien d’autre qu’une petite marque d’affection, voyons !




"Jared est de ces hommes qui vous transportent pendant une seule nuit mais cette nuit reste inoubliable. " Dixit Valentine.
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"Lucy, tu ne vois pas que l'on te traque ?" "Ben non..." [Crayak]

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